<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528</id><updated>2012-02-16T01:22:24.260-08:00</updated><category term='Les aventures de Dieu'/><category term='Les véritables histoires vraies'/><category term='Journal d’un mysogénie'/><category term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Nathanael Jo Hunt</title><subtitle type='html'>Le blog de l'écrivain qui a le mérite de savoir qu'il existe</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>126</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6579269804656393117</id><published>2011-10-09T15:36:00.000-07:00</published><updated>2011-10-09T15:40:56.750-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Définition impromptue : l'Orientation</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Z1XY2lWbNJE/TpIiqo8f_9I/AAAAAAAAAUA/O3pgH4POM-w/s1600/businessschool.png" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Z1XY2lWbNJE/TpIiqo8f_9I/AAAAAAAAAUA/O3pgH4POM-w/s320/businessschool.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661625797499158482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;Aujourd’hui, mesdemoiselles, mesdames, messieurs, trans-genres, trans-genres, et surtout toi, oui, toi, le jeune pour qui la vie n’est pas un long fleuve tranquille mais plutôt une descente en rafting des chutes du Niagara avec Mimi Mathy au fond du kayak, un saut en parachute sans parachute, une suite d’événements sans queue ni tête où tu surnages la bouche ouverte comme une carpe au fond de l’eau, oui, toi le jeune, j’aimerais te parler d’Orientation. Mais pas de n’importe laquelle, n’est-ce pas, et surtout pas de celle qui t’a permis de te diriger à l’oreille dans la forêt de Fontainebleau pour échapper au goupillon de monsieur le curé qui tenait à t’expliquer plus profondément encore le concept de trinité, au nom du père, du fils et du sexe buccal. Non, l’autre Orientation, celle avec un grand O comme dans Oral et Oh hisse enculé ; la grande Orientation, l’Orientation Professionnelle, deux mots qui sonnent le glas de tes ambitions éphémères d’une vie pépère à ne rien glander devant ta Playstation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;&lt;span&gt;            &lt;/span&gt;Bref. L’Orientation. Commençons, si vous le voulez bien (et en même temps, votre avis je m’en fous, c’est purement rhétorique comme question), par une définition au cordeau. Le mot Orientation vient du latin Orienta, qui signifie approximativement « être à l’Ouest » ou « se retrouver à l’Ouest » selon les différentes lectures des œuvres intégrales de Sénèque (ta mère), et de l’inuit « Tation », qui signifie globalement « fais gaffe », et plus littéralement, si l’on en croit la tradition des anciens qui passent le temps en chassant l’ours blanc armé d’un simple canif, « fais gaffe, y’a un trou dans la glace juste derrière l’igloo, c’est encore Anorak qui a fait des siennes ». Bien, l’Orientation, avec un grand O comme dans Ornithorynque et Oh Pute Borgne, ce serait donc une certaine façon de faire gaffe à ne pas se retrouver complètement paumé, et jusqu’à là, ça se tient, vous en conviendrez.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;&lt;span&gt;            &lt;/span&gt;Si l’on en croit le Petit Robert, qui lui n’a pas oublié d’être con, l’Orientation pourrait être également un terme de marine qui désigne la disposition idéale des vergues pour recevoir le vent, et non, il n’y a pas de faute de frappe, et oui, c’est totalement dégueulasse, avec ou sans curé sur le bateau. Plus prosaïquement (un mot que nous verrons plus tard, je ne vous sens pas encore prêt pour les cinq syllabes), l’Orientation est aussi selon le dictionnaire, ouvrez les guillemets et fermez vos gueules, « la voie choisie par quelqu’un, en particulier dans le cadre des études, comme par exemple dans l’expression « quelle orientation avez-vous choisie pour votre fils » », fermez les double-guillemets et ouvrez la boîte à connerie. Sérieusement, quelle orientation avez-vous choisie pour votre fils ? Je ne sais pas moi, maquereau, rock-star transsexuel, contrôleur des impôts, chômeur ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;&lt;span&gt;            &lt;/span&gt;Mais revenons à la base, comme le dit si bien Hannibal dans le Lotus Bleu, l’Orientation consiste donc à trouver sa voie, comme le dit si bien le chinois fou à Tintin dans le dernier épisode de l’Agence Tout Risques. Vu d’ici, ça a l’air plutôt simple, cette histoire. Si notre chemin dans la vie n’est pas tout tracé, il faut tout de même être aveugle pour passer à côté des ornières laissées par nos parents. On n’est bien sûr jamais à l’abri d’une sortie de route intempestive, un accident est si vite arrivé ! On pensait prendre l’autoroute de la simplicité, ne pas dévier d’un pouce, suivre sans défaillir les gros panneaux luminescents qui jalonnent notre passage, les fils de profs sur la file de droite, les fils de notaires sur la file de gauche, et on se heure déjà à un gros souci de déontologie politico-déviationniste. Et là, bim, l’imprévu qui défonce la porte passager sans crier gare, un pneu qui éclate, pas de dépanneuse disponible avant la fin du monde, et on se retrouve à errer sur une route de campagne à scruter le paysage désertique pour tenter de repérer un putain de panneau de signalisation qui nous permettrait de savoir enfin où l’on va vraiment et ce que l’on fait. Vu comme ça, l’Orientation Professionnelle, ça ressemble à un week-end pourri en Corrèze. Mais enfin, voilà, c’est bien ça qui est important, où est-ce que l’on va, et qu’est-ce que l’on fait ? Et surtout, qu’est-ce que l’on va bien pouvoir répondre aux gens qui nous posent cette question fatidique avant de savoir notre prénom, parce que mon petit gars, c’est très bien de te voir assis là, ta bière à la main et ton désespoir sur les épaules, mais en vrai, tu fais quoi dans la vie, à part traîner dans les bars en crânant ton infortune ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;&lt;span&gt;            &lt;/span&gt;Comme j’ai réponse à tout, et que c’est pour ça que je suis là (le fait d’être un écrivain raté qui camoufle sa médiocrité intellectuelle derrière une pile de bons mots ne rentre absolument pas en ligne de compte), je vais tout vous expliquer. Le tout, c’est de savoir où l’on va, et tant qu’à faire, de viser loin pour arriver finalement quelque part. Un peu comme un pêcheur qui balance ses filets le plus loin possible en espérant ramener deux ou trois poissons sur un coup de bol, ou un mec qui va draguer simultanément quatre nanas dans la même soirée en espérant que l’une d’entre elle se fatiguera avant lui. En général, et surtout pour ce dernier exemple, ça fonctionne aussi bien qu’un préavis de grève de l’Education Nationale. Mais ça vaut toujours le coup d’être tenté, ne serait-ce que pour faire rire ses copains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;Prenez moi, par exemple. J’ai toujours visé haut. Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours voulu être Inventeur, avec un grand I comme dans Imagination. En ajoutant à ça mon amour inconsidéré pour la verticalité et la beauté froide des montagnes, je me suis ensuite demandé si je pouvais mener carrément une carrière d'alpiniste-savant fou, avant de me rendre compte que c'était tout de même assez difficile de se concentrer à 7.000 mètres d'altitude avec un sherpa qui s'amusait à dresser le Yéti à l'aide de fraises Tagada. J’ai laissé tomber mes plans de domination du monde à peu près à cet instant-là, et j'ai voulu ensuite devenir chirurgien-acrobate. Ma mère m'en a dissuadé, vous savez comme sont les mères, toujours inquiètes pour leur progéniture et incapables de concevoir que l’on puisse donner des coups de scalpel sur un vélo à une roue pendant que d’autres ne se gênent pas pour diriger des pays avec un neurone pour quatre ministres. Quant à mes études de clown-pâtissier, elles n'ont pas donné grand chose non plus, sans doute à cause de mon allergie soudaine à la farine... je ne sais pas si vous avez déjà essayé d'éternuer avec un nez rouge, mais ce n'est pas facile. Ce n’est qu’après ces nombreux échecs, encore bien ridicules à côté des come-back ratés de Chantal Goya, que je me suis décidé à emprunter la voie ultime : un jour, quand je serais grand, je serais testeur de bières-écrivain à succès. Et croyez-le ou non, mais je m’y connais pas mal en Guiness. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size: 11pt; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6579269804656393117?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6579269804656393117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2011/10/definition-impromptue-lorientation.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6579269804656393117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6579269804656393117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2011/10/definition-impromptue-lorientation.html' title='Définition impromptue : l&apos;Orientation'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Z1XY2lWbNJE/TpIiqo8f_9I/AAAAAAAAAUA/O3pgH4POM-w/s72-c/businessschool.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4053386101416640627</id><published>2011-04-17T05:10:00.000-07:00</published><updated>2011-04-20T03:00:59.326-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire Impromptu : Aiglemont</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-uuurNa_fKvQ/TarZAYvDkXI/AAAAAAAAAT0/3JRnyrHVVX8/s1600/arthur-rimbaud.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-uuurNa_fKvQ/TarZAYvDkXI/AAAAAAAAAT0/3JRnyrHVVX8/s200/arthur-rimbaud.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5596524087624307058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span  &gt;&lt;b&gt;Français, françaises, chers amis, chères amies, mon tout, mon toi, tout tout mon toi, mon lecteur adoré, et toi aussi que je hais par-dessus tout depuis que tu es sorti avec Jessica Baber en 5eme C alors qu’elle m’était promise… j’aurais aimé aujourd’hui vous parler d’une charmante petite bourgade rieuse, gaiement baignée par les eaux tumultueuses de la Meuse, aux confluents du sordide bassin parisien et de la magnifique plaine des Ardennes sur laquelle se couche chaque soir un soleil radieux dont les derniers rayons brillent d’une joie de vivre et d’une allégresse sans pareil.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;&lt;b&gt;J’aurais aimé vous en parler ainsi, mais il faudrait quand même arrêter de prendre les gens pour des jambons. On parle tout de même ici d’Aiglemont, bled de 1500 habitants situé dans la banlieue nord de Charleville-Mézières, réputée de source officielle pour être la ville la moins ensoleillée de France et dont les principaux faits de gloire resteront à tout jamais son jumelage avec la ville béninoise de Bohicon, son titre de « Ville Internet 2011 » obtenue à la sueur de la souris, et surtout le passage éclair dans sa grande rue principale, en avril 2010 précisément, de Jessica Baber et de sa petite Twingo verte pomme, lancée à toute allure sur la route de Bruxelles pour y retrouver son amour d’alors, un maître-nageur chétif et néo-nazi répondant au doux patronyme de Karl Goering-Goering, mais c’est une autre histoire alors concentrez-vous un peu, je vous prie.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Bref, passons rapidement sur Aiglemont et intéressons-nous plutôt à Charleville-Mézières, charmante bourgade rieuse située au confluent du néant et du vide intersidéral. Il en faut du courage pour habiter à Charleville-Mézières, mais heureusement, carolomacériens et carolomacériennes ne manquent pas d’humour, et il en faut lorsqu’on s’appelle ainsi. Imaginez seulement un instant le discours du maire, à peine aurait-il fini de dire bonjour à ses administrés que la moitié d’entre eux se seront endormis, dans le meilleur des cas, ou se seront suicidés, ce qui est tout de même beaucoup moins probable. On ne se suicide pas, à Charleville-Mézières, ou alors à petit feu, en mourrant d’ennui chaque jour un peu plus. De toute façon, les carolomacériens sont des gens très pieux pour qui la vie est une valeur fondamentale, et vous ne verrez jamais un carolomacérien se suicider. Sauf s’il est très malheureux et qu’il a envie de mourir.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Il faut dire que Charleville-Mézières est une espèce d’incroyable agrégateur de lose : des pluies torrentielles en France ? C’est la Meuse qui déborde. L’industrie métallurgique est en crise ? Les Ardennes ne produiront plus du fer, mais du chômeur au kilomètre. Et quand les boches décident de venir voir si le fond de l’air est plus agréable sur les plages de Normandie, ça tombe à chaque fois sur le coin de la tronche des carolomacériens. Une fois, ça va, deux fois, bonjour les dégâts, et tous les ardennais qui avaient survécu au désastre militaire de la première guerre mondiale ont préféré mourir de honte de s’être fait baiser la gueule exactement au même endroit vingt ans plus tard. En même temps, quand on voit que les carolomacériens sont encore plus de 50.000, on se dit que c’est encore une preuve tangible de l’existence de Dieu et que le ridicule ne tue pas.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span  &gt;&lt;b&gt;L’humour ardennais est éternel. On y rigole à tel point que s’y tient tous les deux ans le drolatique festival de la Marionnette, à base de « bonjours les petits n’enfants ! Attention, guignol, derrière toi, un casque à pointe ! », et que les plus grands humoristes du pays viennent quasiment tous sans exception de Charleville-Mézières. Ainsi les grands rigolos que sont le géomètre Gaspard Monge, auteur de vannes incroyables à base de stéréotomie et de tailleurs de pierre qui se tiennent à leur silex quand l’autre retire l’échelle, ou encore le sculpteur Eric Steziak, qui a l’héritage de Rodin a préféré opter pour la réalisation de Woinic, le plus grand sanglier du monde. True fact. Et enfin, dernière preuve que les carolomacériens sont les champions du monde du rire à gorge déployée et de la bonne humeur communicative, ces quelques &lt;span style="color:black"&gt;vers de la gloire locale, Arthur Rimbaud, empreints d’une joie de vivre dont on ne se lassera jamais : &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: black; "&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: black; "&gt;Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises!&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: black; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: black; "&gt;Echouages hideux au fond des golfes bruns&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: black; "  &gt;&lt;b&gt;Où les serpents géants dévorés des punaises &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: black; "  &gt;&lt;b&gt;Choient, des arbres tordus avec de noirs parfums!&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  &gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: black; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: black; "&gt; &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="color: black; "  &gt;&lt;b&gt;Qu’est ce qu’on se marre, hein ? &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:Arial;color:black"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt; font-family:Arial"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4053386101416640627?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4053386101416640627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2011/04/dictionnaire-impromptu-aiglemont.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4053386101416640627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4053386101416640627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2011/04/dictionnaire-impromptu-aiglemont.html' title='Dictionnaire Impromptu : Aiglemont'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-uuurNa_fKvQ/TarZAYvDkXI/AAAAAAAAAT0/3JRnyrHVVX8/s72-c/arthur-rimbaud.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6145378007650578594</id><published>2011-04-09T03:13:00.000-07:00</published><updated>2011-04-09T03:16:26.221-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire Impromptu : Saint-Nazaire</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Q2mbNNzoA_M/TaAxiraBg0I/AAAAAAAAATs/ZE9_P6k7Y5E/s1600/Fr_Stnazairebase1.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 134px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Q2mbNNzoA_M/TaAxiraBg0I/AAAAAAAAATs/ZE9_P6k7Y5E/s200/Fr_Stnazairebase1.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5593525209031344962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-size: 13px; "&gt;Situé sur l’estuaire de la Loire, à proximité de l’Océan, Saint-Nazaire, c’est un peu Nantes-Plage, comme Arcachon pourrait être Bordeaux-Plage ou comme Marseille pourrait-être Ouarzazate-Plage. Plus connue dans l’antiquité sous le nom de Corbilo, Saint-Nazaire était alors la plus grande ville gauloise du littoral, et le plus grand port gaulois après Massilia. Corbilo devint Saint-Nazaire au 6eme siècle lorsqu’un chef breton, Waroc’h II (vu aussi dans &lt;i&gt;Highlander III &lt;/i&gt;et dans &lt;i&gt;La Barbare N’a Pas de Culotte&lt;/i&gt;), se fracasse connement le crâne sur le linteau de la porte d’une église qu’il essaie de piller maladroitement. Saint-Nazaire fait alors partie du royaume breton puis du duché de Bretagne, mais ne prend véritablement son essor qu’au 19&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, lorsque le petit port de pêche se transforme en gros port industriel qui lui vaut le surnom de « petite Californie bretonne ». Arnold Schwarzenegger tente d’ailleurs de s’y faire élire gouverneur en 1892, mais c’est finalement les allemands qui donneront à la ville ses lettres de noblesses et ses moments de gloire en y créant une base de sous-marins en 1940.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-size: 13px; "&gt;Soumise à d’importants bombardements pendant quelques années, la ville est rasée à 80% et finalement évacuée en 1943, ce qui est tout de même la meilleure chose qui lui soit arrivée. On ne comprend même pas que 150.000 Nazariens n’ont pas su saisir leur chance de se barrer une bonne fois pour toute, et y soit revenu aussitôt les ricains arrivés en 1944 pour libérer ce qui restera dans l’histoire sous le nom de « poche de Saint-Nazaire ». Aujourd’hui encore, une petite dizaine de touristes américains en mal de sensations fortes viennent en vacance l’été pour tenter de libérer une dernière fois celles qui resteront malheureusement dans l’histoire sous le nom de « moches de Saint-Nazaire », une catégorie assez répandue dans la petite cité portuaire où la pêche au thon et à la morue ne connaîtra visiblement jamais de coup d’arrêt. Les seuls autres personnes à avoir visité Saint-Nazaire volontairement resteront donc à jamais notre ami Tintin (dans &lt;i&gt;Les 7 Boules de Cristal&lt;/i&gt;), Jacques Tati (dans &lt;i&gt;Les Vacances de Monsieur Hulot&lt;/i&gt;), Jean-Pierre Darroussin (dans&lt;i&gt; Le Poulpe&lt;/i&gt;) et Oui-Oui (dans &lt;i&gt;Oui-Oui S’emmerde à La Plage&lt;/i&gt;, fleuron de la littérature érotique française).&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-size: 13px; "&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-size: 13px; "&gt;Et sinon, pour finir (on ne va pas y passer des heures), sachez que Saint-Nazaire est la ville de naissance de l’ethnologue Odette du Puigaudeau et du céramiste Gustave Tiffoche. Autant dire que personne n’est vraiment né dans ce bled (ou que personne ne veut l’avouer), mais ce n’est point étonnant, c’est très clairement plutôt une ville où il fait bon mourir. C’est d’ailleurs ce qu’on fait pendant la guerre plusieurs milliers de Nazariens en tentant de protéger les magnifiques installations allemandes avec leurs petits corps grassouillets de bourgeois nourris aux tickets de rationnements en rab’, trois tickets de pain pour une petite juive balancée, un ticket de vin pour un pédé, un tzigane, un communiste ou un garçon coiffeur en bonne santé. Pourquoi les garçons coiffeurs ? Et pourquoi pas ?&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt; font-family:Arial;mso-fareast-font-family:?????"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt; font-family:Arial;mso-fareast-font-family:?????"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;mso-bidi-font-size:8.0pt; font-family:Arial;mso-fareast-font-family:?????;color:black"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;mso-bidi-font-size:8.0pt; font-family:Arial;mso-fareast-font-family:?????;color:black"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;mso-bidi-font-size:8.0pt; font-family:Arial;color:black"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt; font-family:Arial;mso-fareast-font-family:?????"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6145378007650578594?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6145378007650578594/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2011/04/dictionnaire-impromptu-saint-nazaire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6145378007650578594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6145378007650578594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2011/04/dictionnaire-impromptu-saint-nazaire.html' title='Dictionnaire Impromptu : Saint-Nazaire'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Q2mbNNzoA_M/TaAxiraBg0I/AAAAAAAAATs/ZE9_P6k7Y5E/s72-c/Fr_Stnazairebase1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8262541017611637484</id><published>2011-03-26T08:57:00.001-07:00</published><updated>2011-03-26T09:00:21.843-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire Impromptu : Lyon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-bhLP_1lQSX4/TY4NFZlCdJI/AAAAAAAAATk/_DTuGCz64F0/s1600/lyon.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 147px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-bhLP_1lQSX4/TY4NFZlCdJI/AAAAAAAAATk/_DTuGCz64F0/s200/lyon.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5588418574030107794" /&gt;&lt;/a&gt;Au confluent du Rhône et de la Saône se situe sans doute une des villes les plus détestables au monde, juste derrière Paris mais devant Vladivostok et Monsempron-Libos. Capitale de la gastronomie, capitale culturelle, capitale de l’imprimerie sous la renaissance et de la résistance sous l’occupation allemande, capitale des Gaules et capitale de la soie, Lyon est définitivement une ville de winners, et c’est aussi pour ça qu’on aime à la détester, au pays de Poulidor et des poteaux carrés. En fait, la seule chose qui ne soit pas capitale avec Lyon, c’est d’y aller. Et surtout d’y rester. C’est pourtant ce que font de nos jours 500.000 abrutis qui font de Lyon la troisième agglomération française, un empire dirigé d’une main de fer dans un gant de velours par un triumvirat composé de Gérard Colomb, Jean-Michel Aulas et Simba.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons au commencement : au début était la Terre, puis Jean-Michel Aulas a dit « quel la lumière soit », et la lumière fut. Lyon n’est encore qu’un tas de pierres quand, en –53 avant JC, le grand Jules César parvient à avoir la Gaule. Sur Facebook, Cléopatre aime ça. Arrive alors Lucius Munatius Plancus, légionnaire romain en embuscade, qui fonde en 43 avant J-C la ville de Colonia Copia Felix Munatia Lugdunum, vous m’en ferez cinquante lignes pour vous apprendre à suivre ce que je dis. Heureusement, le nom de la ville est rapidement abrégée en Lugdunum, qui signifie approximativement en tchèque « ta mère suce des bites en enfer », puis devient Lyon au XIIIème siècle en même temps qu’elle s’impose comme une cité prospère, grâce au commerce de la soie et du textile, mais aussi une grande tradition culinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les habitants de Lyon sont appelés les Lyonnais, pour ne pas les confondre avec les Grenoblois, qui habitent Grenoble, ni avec ma belle-mère, qui habite en Bretagne. Malgré la réputation bourgeoise de la ville, les lyonnais sont aussi connus pour être des bon-vivants, et disons-le tout net, des alcooliques. Les fameux Côtes-du-Rhône et les Gigondas n’y sont pas pour rien, même si seuls les garçons ont le droit d’en boire, car le lyonnais a des vins, la lyonnaise des eaux. Le seul problème, c’est que le lyonnais a tendance à trop boire, et que quand quelques lyonnaises se risquent à boire du Côtes-du-Rhône malgré tout, elles deviennent vite une vraie bande de gones. Tout ça pour dire que c’est dans les cafés lyonnais qu’a d’ailleurs été inventée la fameuse fantaisie sémantique « la cuvette est pleine de bouillons », que des centaines de lyonnais essaient encore de comprendre en buvant leur premier verre de la journée, vers 10h du mat’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il ne faudrait pas pour autant réduire Lyon à une ville d’alcooliques. C’est tout de même aussi là qu’ont été inventé le cinéma (par les frères Lumières) et le théâtre de Guignol, et la ville possède assez d’infrastructures et accueille assez de manifestations diverses pour mériter son statut de capitale culturelle. Le lyonnais est bon-vivant, et le lyonnais aime rire, le lyonnais aime les loisirs et les cris des enfants qui jouent gaiement sur une couverture au bord du Rhône par un bel après midi de printemps. D’ailleurs, encore une preuve de la diversité et de la grande offre culturelle de la cité, Lyon est tout de même la ville d’origine de Bernard Pivot, Jacques Martin, Bertrand Tavernier, Jean-Michel Jarre, Liane Foly ou encore de Klaus Barbie, ma meilleure amie (par Mattel).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8262541017611637484?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8262541017611637484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2011/03/dictionnaire-impromptu-lyon.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8262541017611637484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8262541017611637484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2011/03/dictionnaire-impromptu-lyon.html' title='Dictionnaire Impromptu : Lyon'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-bhLP_1lQSX4/TY4NFZlCdJI/AAAAAAAAATk/_DTuGCz64F0/s72-c/lyon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8740288077343355793</id><published>2011-03-25T03:54:00.000-07:00</published><updated>2011-03-25T10:40:40.586-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire Impromptu : Mâcon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-lJMWwOO5iNI/TYzTkg-oi4I/AAAAAAAAATc/Q_x4J6Wg1Ps/s1600/6690_Macon.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 152px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-lJMWwOO5iNI/TYzTkg-oi4I/AAAAAAAAATc/Q_x4J6Wg1Ps/s200/6690_Macon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5588073861941332866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Charmante petite bourgade aux toits de tuiles romanes riant gaiement sous le soleil de Bourgogne, Mâcon est la préfecture du département de Saône-et-Loire après avoir tenté sans succès pendant plusieurs décennies de devenir capitale de la Martinique. Les gens n’ont pas l’esprit ouvert. La ville de Mâcon est pourtant très clairement traversée par le Saône, qui fait dring-dring en passant sous le pont Saint-Laurent. Pouêt pouêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Connue depuis l’époque gallo-romaine sous le nom chantant de Matisco, Mâcon se dote ensuite au moyen-âge d’un blason ayant pour définition héraldique « De gueules à trois annelets d’argent », ce qui signifie comme chacun le sait en ancien français « si on avait un cédille on aurait l’air moins con ». Libérée deux fois des autrichiens par les troupes de Napoléon en 1814, libérée des allemands en 1944 par les américains, la ville tente tant bien que mal d’être envahie par le Liechtenstein d’ici la fin du 21eme siècle histoire qu’il s’y passe quelque chose de temps en temps, ce qui n’est pas gagné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mâconnais les plus connus sont certainement le clown Jean Gontard (connu pour son fameux sketch de la tarte à la crème) ainsi que le poète et champion de curling sur gazon Alphonse de Lamartine, auteur du non moins fameux vers « Si tu vas à Rio, n’oublie pas de monter là haut ». Enfin, les spécialités culinaires de la ville sont l’Idéal Mâconnais, gâteau de meringues fourré à la crème au beurre, et l’Andouillette Mâconnaise, parfois fourrée par le touriste en mal de sensations fortes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8740288077343355793?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8740288077343355793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2011/03/dictionnaire-impromptu-macon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8740288077343355793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8740288077343355793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2011/03/dictionnaire-impromptu-macon.html' title='Dictionnaire Impromptu : Mâcon'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-lJMWwOO5iNI/TYzTkg-oi4I/AAAAAAAAATc/Q_x4J6Wg1Ps/s72-c/6690_Macon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4932728776332691723</id><published>2010-11-10T00:00:00.000-08:00</published><updated>2010-11-10T00:13:17.780-08:00</updated><title type='text'>Comment un ange...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/TNpTIXKKfII/AAAAAAAAASc/FzTB62XgKQE/s1600/precoange.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 127px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/TNpTIXKKfII/AAAAAAAAASc/FzTB62XgKQE/s200/precoange.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537830094926150786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les éditions Bijoux de Famille présente...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;...COMMENT UN ANGE AUX AILES EN BISEAUX AURAIT PU SAUVER LE MONDE S’IL N’AVAIT PAS PASSÉ SON TEMPS À SNIFFER LES NUAGES...&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;un livre de Nathanael Jo Hunt&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gabriel Renommée est un ange de catégorie 3, un petit bureaucrate qui excelle dans son travail au sein de la God Incorporation. A la merci d’une chef de service autoritaire, Gabriel s’ennuie à mourir dans ce Paradis artificiel totalement aseptisé. Seul problème : il est déjà mort. Tout pourrait s’éclairer le jour où il rencontre la femme parfaite, qui ne semble pas insensible à son charme. Mais il reste encore un problème : la seule chose qui ne soit pas entièrement fausse à propos des anges, c’est bien qu’ils n’ont pas de sexe. Sous la menace constante des Anges Télépathes qui traquent les pensées impures, Gabriel va malgré lui se coincer l’auréole dans un engrenage infernal. Et pendant ce temps-là, sur Terre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La presse en parle (déjà), la preuve :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La bonne nouvelle, c’est que ce premier roman sera aussi sans doute le dernier »&lt;br /&gt;Benoît XVI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je m’a bien marré»&lt;br /&gt;Dieu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’avenir de la littérature française »&lt;br /&gt;Tondeuse Magazine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;----&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bulletin de souscription disponible ici même en Jpeg (ou sur demande en PDF sur leseditionsbijouxdefamille@orange.fr). Livre disponible au prix de 8 euros, 3 euros de frais de port si nécessaire (si vous ne venez donc pas à cette soirée et si en plus vous refusez obstinément de rencontrer l'auteur de cette bouse qui pourrait pourtant vous faire économiser de l'argent en vous le remettant en main propre sur Bordeaux, où vous voulez, quand vous voulez - les bières sont pour vous). Il sera ensuite peut-être disponible à la Mauvaise Réputation et à Total Heaven si son auteur trouve le temps d'aller voir Urbs et Martial à un moment donné, ce qui n'est pas gagné vu son emploi du temps ultra chargé (les médias se l'arrachent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Règlement par chèque (à l’ordre de Jonathan Hénault) ou espèce. Bon de commande à renvoyer aux&lt;br /&gt;Editions Bijoux de Famille&lt;br /&gt;23 rue des Faures - 33000 Bordeaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/TNpToXqjkGI/AAAAAAAAASk/4-X67o0wa_o/s1600/precoange.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 254px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/TNpToXqjkGI/AAAAAAAAASk/4-X67o0wa_o/s400/precoange.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537830644817825890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4932728776332691723?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4932728776332691723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/11/les-editions-bijoux-de-famille-presente.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4932728776332691723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4932728776332691723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/11/les-editions-bijoux-de-famille-presente.html' title='Comment un ange...'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/TNpTIXKKfII/AAAAAAAAASc/FzTB62XgKQE/s72-c/precoange.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-7336066257044029399</id><published>2010-03-21T16:03:00.001-07:00</published><updated>2010-03-21T16:04:24.651-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les aventures de Dieu'/><title type='text'>Dieu fume des cigarettes espagnoles</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S6al1ONXv8I/AAAAAAAAASE/x1zJfud72m8/s1600-h/dieu_clope_m.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 134px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S6al1ONXv8I/AAAAAAAAASE/x1zJfud72m8/s200/dieu_clope_m.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5451226732744392642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Vous aurez sans doute un peu de mal à me croire, et je ne vous en voudrais pas d’être un poil dubitatif sur la question, mais nous avons toutes les raisons de penser que contrairement à ce que nous disait Gainsbourg, Dieu est un fumeur de cigarettes de contrebande. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, si l’on en croit les plus éminents théologiens, il n’aurait jamais dit à ses apôtres « mangez, ceci est mon corps », mais bien « fume, c’est de la bonne ». Dieu est même un très gros fumeur, qui s’enfile allégrement ses deux paquets par jour... et il est beaucoup plus fréquent, croyez-le ou non, de voir Dieu fumer comme un pompier que de voir un pompier fumer comme un Dieu (sauf dans les rêves érotico-comiques les plus salaces d’Astrid Schuman, mais c’est une autre histoire). Les jours de gros nuages, il n’est pas totalement abscons de penser que Dieu vient de se taper un narguilé avec Saint Pierre, qui ne manque jamais lui non plus une occasion d’aller s’en griller une dans les toilettes plutôt que de garder les portes du Paradis, où il est théoriquement interdit de fumer depuis l’entrée en vigueur de la loi Evin. Dieu s’en fout, il est comme Judge Dredd, la loi, c’est lui. Et Dieu continue malgré tout de fumer ses quarante clopes quotidiennes sans craindre pour ses poumons. Dieu s’en fout de ça aussi, et vous savez bien pourquoi : le cancer, il est contre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-7336066257044029399?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/7336066257044029399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dieu-fume-des-cigarettes-espagnoles.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/7336066257044029399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/7336066257044029399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dieu-fume-des-cigarettes-espagnoles.html' title='Dieu fume des cigarettes espagnoles'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S6al1ONXv8I/AAAAAAAAASE/x1zJfud72m8/s72-c/dieu_clope_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-2995380574226213669</id><published>2010-03-21T15:59:00.000-07:00</published><updated>2010-03-21T16:03:07.135-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Jean-Paul Sartre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S6algDH4CbI/AAAAAAAAAR8/aBquhPgDU7c/s1600-h/sartre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S6algDH4CbI/AAAAAAAAAR8/aBquhPgDU7c/s200/sartre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5451226368991300018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Jean-Paul Sartre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;15 avril 1980&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Né à Paris en 1905, Jean-Paul Sartre perd son géniteur en 1906. Elevé conjointement par une mère catholique et un grand-père protestant, le jeune homme se retrouve d’emblée au centre du conflit de connards, et en gardera toute sa vie un goût prononcé pour la contestation, les oppositions de style et le débat d’idées... face à des théories qui le dérangent, jamais cet écrivain combatif ne pourra se résoudre à s’en laver les mains, fussent-elles sales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Elève au Lycée de la Rochelle, Jean-Paul Sartre entre à l’ENA en 1924, y rencontre Simone de Beauvoir en 1925, entre en Simone de Beauvoir en 1926 et passe l’agrégation de philosophie en 1929 pour tenter de comprendre les raisons qui l’ont poussé dans cette impasse. Après son service militaire, il devient professeur de philo au Havre, part à Berlin étudier Heidegger tout en lisant énormément de romanciers américains et de polars bon marché, puis revient au Havre en 1934 pour y écrire « La Transcendance de l'Ego » et « Esquisse d'une théorie des émotions », plus proche de l’existentialisme allemand que des Experts à Miami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Paul Sartre teste alors la mescaline, sans doute pour oublier Simone, et écrit en 1936 le génial Melancholia, refusé par Gallimard avant d’être publié en 1938 sous un autre nom, « La Nausée », comme quoi, la mescaline ne suffit pas pour faire oublier qu’on a poutré par inadvertance une romancière frigide aussi sexy qu’une porte cochère. Sartre écrit d’ailleurs « Le Mur » un an après, puis tout un tas de pièces aussi cruciales que « Les Mouches » ou « Huis Clos »,  sans oublier ses romans « L’âge de raison » et « Le Sursis ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en 1945, Jean-Paul Sartre quitte l’enseignement, fonde la revue « Les Temps Modernes » et rejoint le Parti Communiste avant de créer le Rassemblement Démocratique Révolutionnaire, avec lequel il se prend un gros gadin. Cela n’empêchera pas Jean-Paul Sartre d’être de tous les combats et de toutes les guerres, s’élevant contre celle d’Indochine puis contre celle d’Algérie, s’engueulant pour la forme avec Albert Camus en 1952, publiant en 1960 sa « Critique de la raison dialectique » après un voyage à Cuba riche en coups du cigare (ça le change de la Beauvoir) et refusant en 1964 un prix Nobel de Littérature dont il n’a pas grand chose à foutre, préférant publier « Les Mots » la même année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 70 pointent, Jean-Paul Sartre subit coup sur coup deux attaques qui le laissent en vie mais presque aveugle, et doit cesser tous ses travaux en cours. Atteint d’urémie, il s’éteint le 15 avril 1980 à Paris d’un oedeme pulmonaire... 50.000 personnes descendront dans la rue pour suivre le cortège funèbre et rendre un dernier hommage à un des écrivains français les plus célèbres de tout les temps, dont ce jeune homme qui manquera le lycée pour ça, mais produira ce mot d’excuse joliment rédigé : « Pardonnez mon absence, mais j’étais à la manif contre la mort de Sartre ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-2995380574226213669?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/2995380574226213669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dictionnaire-impromptu-jean-paul-sartre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2995380574226213669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2995380574226213669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dictionnaire-impromptu-jean-paul-sartre.html' title='Dictionnaire impromptu : Jean-Paul Sartre'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S6algDH4CbI/AAAAAAAAAR8/aBquhPgDU7c/s72-c/sartre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-1780015009366429583</id><published>2010-03-21T15:56:00.000-07:00</published><updated>2010-03-21T15:59:32.414-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (39)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S6aktsjDikI/AAAAAAAAAR0/I0th5gvDp-0/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S6aktsjDikI/AAAAAAAAAR0/I0th5gvDp-0/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5451225503937825346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Petit Globule ou l’Apocalypse &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’est reposant, la tragédie, parce qu’on sait qu’il n’y a plus d’espoir ». &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Jean Anouilh&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit Globule a fini sa journée de travail, fourbu, éreinté. Il grimace, s’étire, et se dirige en glissant vers le parking supérieur. Son véhicule tout terrain est là où il l’a laissé, flambant neuf. Petit Globule s’installe au volant précautionneusement, vérifie sa ceinture de sécurité, met le contact d’un geste brusque, démarre et prend la première artère à droite, au hasard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imperceptiblement, il appuie sur l’accélérateur à peine engagé dans la bretelle d’accès. Merde, c’est bien sa veine, des embouteillages dans l’aorte, en pleine nuit. Il réfléchit rapidement. Bien sûr. On est samedi soir. Il va être obligé de faire un détour pour ne pas rester bloqué comme un globule débutant derrière cette file ininterrompue d’idées et d’émotions en tout genre qui convergent vers un même point dans le désordre le plus total.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout de même, ça l’intrigue, cet attroupement inhabituel. D’autant qu’il voit là des gens dont il n’a pas l’habitude de croiser la route très souvent, lui qui est affecté 16 heures sur 24 à l’irrigation des parties inférieures depuis cette nouvelle loi des 3/8. Tiens, là, une Idée Reçue. Plus loin, une Idée à la Con. Encore une, ici, dans la même voiture que ce Raisonnement Logique qui s’énerve à son poste de pilotage. Plus bas sur la route, il aperçoit encore une Intuition qui essaie de doubler par la file de droite toute une rangée de Pulsions qui peinent à faire avancer leurs bolides dans cette masse grouillante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hop, une déviation. Petit Globule en profite pour prendre la tangente. Il déboule à toute bringue sur une petite veine de campagne qui borde l’auto-artère. S’il poussait un petit peu plus loin pour connaître la cause de tout ça ? C’est décidé, il appuie sur le champignon, ça ne lui prendra pas beaucoup de temps. Un détour par le cerveau, les connexions nerveuses gigotent dans tous les sens sous l’effet de l’afflux d’informations qui se battent comme des chiffonniers pour être entendue la première par le grand patron. Les neurones ont beau courir dans tous les sens pour faire le tri entre les bonnes et les mauvaises idées, ils n’arrivent à endiguer qu’à grande peine le flot qui se déverse dans la salle d’audience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au dessus de celle-ci, Petit Globule aperçoit le big boss. Il a l’air soucieux, le regard fixe. Il faut dire qu’il doit se concentrer pour envoyer ses soldats sur tout les fronts de ce stress qui se propage entre ses connexions, plus vite encore que les idées n’arrivent au centre par la Grande Aorte. Petit Globule se rend compte que tous ont l’air surmené et ne cessent de regarder leurs montres d’un air inquiet. Il jette un coup d’œil à l’énorme horloge biologique interne qui trône au dessus de la salle d’audience, et comprend subitement la cause de leur affolement : ça devrait bientôt faire 16 heures qu’ils auraient dû tous débaucher pour prendre un peu de repos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décidément, tout ça l’inquiète. Jamais il n’a vu autant d’agitation par ici depuis la finale de la coupe du monde de 1998. Il veut en avoir le cœur net, mais le patron ne semble pas trop disposé à prendre le temps de lui expliquer, surtout à lui, un Globule de seconde classe. Tant pis, il se débrouillera par lui-même. Après tout, c’est élémentaire, il n’a qu’à remonter le flot en sens inverse pour trouver le mal à la source.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’autre côté de l’autoroute, la bretelle est totalement dégagée. Les idées continuent de défiler en sens inverse sur sa gauche alors qu’il file à toute allure, le plus vite possible malgré le sang froid qui ralentit sa progression dans les tunnels. Tout à coup, Petit Globule freine brusquement. Il vient de comprendre avec stupeur d’où provenaient toutes ses Emotions et Idées Fixes entraperçues sur la route. Un peu nerveux, il zappe nerveusement sur son autoradio du thorax, mais le canal principal est obstrué par des interférences monstres. A croire qu’ils ont encore trop de travail là haut pour se pencher sur ce problème de communication interne non-prioritaire. Qu’à cela ne tienne, il n’est plus très loin. Il redémarre prudemment, accélère un peu et bifurque doucement dans le cœur par une bouche d’aération défectueuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait noir dans ce coin. Ses phares éclairent de plus en plus faiblement la route qui s’engage au plus profond de ce cœur qui vibre de milles cris. Soudain, il doit freiner de nouveau dans un crissements de lymphocytes, après un tournant serré. Sur le chemin, là, un obstacle. Une forme inconnue. Ca ne lui dit rien, mais voilà en tout cas quelque chose qui ne ressemble pas à un de ses cousins globules, ni à un virus classique, en tout cas pas de ceux qu’il a déjà rencontré au cours de son stage au sein des milices de globule rouge pour l’irrigation des membres antérieures. Mais vu la chaleur qui s’en dégage, il imagine sans peine le combat acharné que doivent mener plus haut les hordes de globules blancs contre le mal de tronche qui guette les connexions neuronales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prudemment, il s’approche sur la pointe des pieds de la masse protéiforme qui obstrue presque totalement l’accès. Il soulève doucement le voile. Etrange. Ca ressemble à un globule, mais ça a des cheveux noirs sur le dessus du crâne, de longues mains blanches, un regard perçant et une bouche, quelle bouche, quel regard, qui semblent vouloir lui parler, tordus dans une expression douce-amère, un mélange abstrait de tristesse et de joie, de confiance et de doute, de franchise et de secrets, de froideur et de chaleur, de révolte et de résignation, d’attraction et de répulsion. Il ose a peine s’approcher plus près, tant la forme lui semble belle et vénéneuse à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Doucement, en calculant chaque millimètre de ses mouvements, il tend les doigts pour toucher le front de la forme. Son contact le fait tressaillir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est bien là. Ce n’est pas une illusion. Elle est là. Petit Globule s’en réjouit et s’en effraye à la fois. Il se sent heureux sans trop savoir pourquoi, mais son sourire se fige, car il sait ce que tout ça signifie pour lui et tous ses semblables. Il a entendu tant de fois cette légende, lorsqu’il était encore mini-globule. Comment s’appelait-elle, déjà, cette histoire que son grand-père lui a raconté tant de fois ? Ah oui, ça y est, ça lui revient. Il revoit le titre comme s’il contemplait encoreles pages jaunies par le temps du Grand Livre des Globules, et cette couverture brune où s’inscrivait en grosses lettres dorées :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« L’Apocalypse, ou la légende de la femme dans la peau ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit Globule pleure maintenant, agenouillé devant cette forme qui semble le dominer de tout son poids.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit Globule pleure, et il ne sait même plus si c’est de joie ou de tristesse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-1780015009366429583?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/1780015009366429583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/lettres-ma-future-ex-39.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/1780015009366429583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/1780015009366429583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/lettres-ma-future-ex-39.html' title='Lettres à ma Future-Ex (39)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S6aktsjDikI/AAAAAAAAAR0/I0th5gvDp-0/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8988980463258593602</id><published>2010-03-14T17:45:00.001-07:00</published><updated>2010-03-14T17:46:44.444-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les aventures de Dieu'/><title type='text'>Dieu est un chauffeur routier</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S52DPXJTgoI/AAAAAAAAARs/vRvUVeOUSqY/s1600-h/dieuchauffeur.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S52DPXJTgoI/AAAAAAAAARs/vRvUVeOUSqY/s200/dieuchauffeur.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5448655424122487426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);"&gt;Ca peut bien entendu vous sembler très étrange, et moi-même ça m’a bouleversé lorsque j’ai compris tout ce que cela impliquait, mais il semblerait bien qu’en réalité Dieu soit un chauffeur routier qui s’appelle Roger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Et ce n’est pas parce que Dieu est partout qu’il sait tout, c’est parce qu’il a une C.B dont il use et abuse à chaque fois qu’il croise un radar mobile. Lorsqu’il ne klaxonne pas les petites gonzesses en Renault 5 en faisant des appels de phare à ses potes qui arrivent en sens inverse, Dieu trompe l’ennui en doublant des camions espagnols à 87 km/h sur la voix de gauche histoire d’emmerder tout ces cons qui foncent sur lui à toute allure. Avec un peu de bol et quand la route est suffisamment détrempée, ça peut toujours déboucher sur un petit carambolage avec dix morts à la clé. Ca vaut pas une bonne épidémie de choléra, mais ça fait bien longtemps que Dieu a laissé tomber les épurations de masse. Quand Dieu est fatigué de tuer des gens pour le plaisir, il va se taper un bon steak frites au Buffalo Grill de l’aire de repos de Rougnoles-Sur-Gouffion. Puis il va pisser un bol, s’amuse une bonne dizaine de minutes avec le sèche-mains automatique et va se faire une petite sieste dans les herbes folles en pensant à tous ces guignols qui vont prier dans les églises pour aller au Paradis alors qu’il leur suffirait de prendre l’A80 et de sortir à trente bornes de Rodez pour tomber dessus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8988980463258593602?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8988980463258593602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dieu-est-un-chauffeur-routier.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8988980463258593602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8988980463258593602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dieu-est-un-chauffeur-routier.html' title='Dieu est un chauffeur routier'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S52DPXJTgoI/AAAAAAAAARs/vRvUVeOUSqY/s72-c/dieuchauffeur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4492643952618491097</id><published>2010-03-14T17:42:00.000-07:00</published><updated>2010-03-14T17:45:02.805-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Jesse Owens</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S52C695KEGI/AAAAAAAAARk/EL5RTJ1VvaI/s1600-h/jesseowens.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 182px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S52C695KEGI/AAAAAAAAARk/EL5RTJ1VvaI/s200/jesseowens.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5448655073746489442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;James Cleveland Owens est né en 1913 à Oakville, petite ville de l’Alabama où, l’on a beau dire, comme dans le monde entier, il y a beaucoup moins de racistes que de sales négros paresseux uniquement bons à pousser les balles de cotons. C’est d’ailleurs de ce que fait son père, lorsqu’il ne participe pas le dimanche à des courses à pied contre ses copains esclaves. C’est lui qui tout naturellement donne à James le virus de la course, avec celui du sida et d’une quinzaine d’autres maladies vénériennes qui ne touchent heureusement que les noirs, mais c’est une autre histoire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en 1920, et la famille Owens déménage à Cleveland pour offrir un meilleur avenir à leurs enfants, ce qui est vraiment coton, pour le coup. C’est là que l’institutrice de James, qui ne le comprend pas quand il prononce ses initiales, décide de le renommer Jesse pour le bien de tous. C’est là aussi que Jesse Owens commence à courir pour la Junior High School de Bolton tout en travaillant comme livreur et comme manutentionnaire dans une usine de chaussures pour payer ses études. Il remporte ainsi 76 des 79 courses universitaires auxquelles il participe et égalise le record du monde de vitesse alors qu’il n’a que 17 ans. Naturellement sélectionné pour les championnats américains en 1935, il y bat tous les records malgré une chute dans l’escalier quelques jours avant, explose les records du 100 mètres, du 200 mètres, du 200 mètres haies et du saut en longueur en devenant le premier à franchir la barre des huit mètres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Jeux Olympiques de 1936 se déroulent alors à Berlin, et Jesse Owens passe encore un cran dans la provocation en remportant quatre médailles d’or sous les yeux du chancelier Hitler qui refusera de venir le féliciter, sans doute vexé et sûrement un peu pressé d’aller jouer à gaze-mi gaze-moi avec Rosenthal et Cohen. Il est vrai que ce jour-là, Jesse Owen infligeait un sacré démenti aux thèses aryennes, même s’il venait dans le même temps renforcer la théorie mainte fois vérifiée qui veut que si les noirs courent plus vite, c’est à cause de leurs entraînements à s’enfuir quand la police arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour aux Etats-Unis, Jesse Owens est accueilli comme un héros, mais un héros noir tout de même, donc toujours autant dépourvu de droits civiques. Il végète un peu, organise des spectacles dans lesquels il bat à la course des champions à qui il laisse un peu d’avance et même des chevaux, et finit par devenir disc jockey de jazz à Chicago. C’est là qu’il meurt et qu’il est enterré après s’être fait rattrapé le 31 mars 1980 par un cancer du poumon qui lui fait le coup du lièvre et de la tortue. Car c’est bien ça le problème avec le cancer : rien ne sert de courir, il faut mourir à point.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4492643952618491097?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4492643952618491097/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dictionnaire-impromptu-jesse-owens.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4492643952618491097'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4492643952618491097'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dictionnaire-impromptu-jesse-owens.html' title='Dictionnaire impromptu : Jesse Owens'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S52C695KEGI/AAAAAAAAARk/EL5RTJ1VvaI/s72-c/jesseowens.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-2309534261786045237</id><published>2010-03-14T17:38:00.000-07:00</published><updated>2010-03-14T17:42:14.043-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (38)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S52CIqI3_VI/AAAAAAAAARc/h4SsYV0rcYc/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S52CIqI3_VI/AAAAAAAAARc/h4SsYV0rcYc/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5448654209450245458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Partout&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Vains objets dont pour moi le charme est envolé&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé »&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Lamartine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es dans les premiers rayons qui traversent la fenêtre&lt;br /&gt;Dans les plis de mon oreiller qui en ont trop entendu parler&lt;br /&gt;Dans les souvenirs de ma nuit qui n’en reviennent pas&lt;br /&gt;Dans ma pomme de douche qui me regarde, ahurie&lt;br /&gt;Dans mon café qui en bouille d’impatience&lt;br /&gt;Café bouillu, café foutu , moral dans les jus de chaussette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es entre les lignes de mon texte hors contexte&lt;br /&gt;Entre les touches du clavier qui subissent en couinant&lt;br /&gt;Entre les pages de mon livre qui tournent fébrilement en rond&lt;br /&gt;Entre chaque cigarette brûlée jusqu’au flirt&lt;br /&gt;Entre chaque compagne, anonyme, bien loin&lt;br /&gt;De t’arriver à mon talon d’Achille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es sur le bout de mes chaussures quand je les enlace fiévreusement&lt;br /&gt;Sur le revers de ma veste que j’enfile pendant que tu te défiles&lt;br /&gt;Sur le passage clouté qui attend ma traversée en solitaire&lt;br /&gt;Sur le comptoir du bar qui se marre&lt;br /&gt;Sur le rebord de mon verre à qui je casse le pied&lt;br /&gt;Sur le point de m’énerver copieusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es sous la pile de revues que je remplis laborieusement&lt;br /&gt;Sous la platine qui tourne sous la chanson triste qui bloque&lt;br /&gt;Sous ma collection de flyers qui s’envolent au premier coup de sang&lt;br /&gt;Sous les planches qu’ils brûlent tous avec ferveur&lt;br /&gt;Sous toutes les jupes des filles qui minaudent en vain devant moi&lt;br /&gt;C’est moi qui suis saoul, bourré, raide, dingue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es omniprésente&lt;br /&gt;Omnisciente&lt;br /&gt;Omnipotente&lt;br /&gt;Omnibulante&lt;br /&gt;Tu es partout&lt;br /&gt;Tu sais tout&lt;br /&gt;Tu connais tout&lt;br /&gt;Tu peux tout&lt;br /&gt;Tu es tout&lt;br /&gt;Tu sens tout&lt;br /&gt;Tu touches tout&lt;br /&gt;Tu manges tout&lt;br /&gt;TU entends tout&lt;br /&gt;Tu vois tout....                                   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-2309534261786045237?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/2309534261786045237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/lettres-ma-future-ex-38.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2309534261786045237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2309534261786045237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/lettres-ma-future-ex-38.html' title='Lettres à ma Future-Ex (38)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S52CIqI3_VI/AAAAAAAAARc/h4SsYV0rcYc/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-3740896725556481145</id><published>2010-03-07T09:11:00.000-08:00</published><updated>2010-03-07T09:15:37.005-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les aventures de Dieu'/><title type='text'>Théorie Foireuse : Dieu est belge</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S5PfLBG8DXI/AAAAAAAAARU/ilCKLg0qsYQ/s1600-h/dieu_belge.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 158px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S5PfLBG8DXI/AAAAAAAAARU/ilCKLg0qsYQ/s200/dieu_belge.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445941754790153586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 102);"&gt;Ca va peut-être vous surprendre, et moi même j’en suis resté considérablement retourné en apprenant cette nouvelle effroyable, mais il semblerait, à la lecture attentive de la Bible et du Pif Gadget n°137 (celui avec un coussin péteur en cadeau), que Dieu soit en réalité Belge.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Johnny Hallyday, si vous me permettez ce raccourci graveleux aux frontières de l’insoutenable, la seule différence étant qu’à notre connaissance, Dieu ne s’est encore jamais pris pour Johnny Hallyday. Et que surtout, lorsqu’il s’agit de Johnny, on a tout de suite beaucoup plus de mal à aimer son prochain. Disque. Dieu n’est donc pas musulman, Dieu n’est pas juif, Dieu est Belge. Une fois. Et même plutôt deux fois qu’une, si l’on en croit les nombreux témoignages d’amours passionnels qui recouvrent les murs diaphanes des églises flamandes où il fait bon traînasser entre deux bières à la terrasse d’un café d’Anvers et contre tout. Dieu est partout, et surtout en Belgique, pays de la diversité culturelle et de l’amour de l’autre, plat pays qui n’a de plat que le sobriquet et la géographie tant il regorge de merveilles qui ne peuvent décemment être que d’inspirations divines, à commencer par cet élément ultime sans lequel la vie ne serait rien, pas l’eau, non, ni le feu, l’air ou la terre, mais la frite. La gastronomie sans la frite, c’est comme un steak sans poivre ou un baiser sans moustache, ça n’a pas de sens, et c’est bien pour cela que la Belgique existe, et c’est bien pour cela que dans un de ses instants d’infinie sagesse, l’Eternel a dit « que la frite soit », et la Belgique fut. Tout ça pour dire que Dieu est Belge, et que ça lui va comme un Gand.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-3740896725556481145?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/3740896725556481145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/theorie-foireuse-dieu-est-belge.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/3740896725556481145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/3740896725556481145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/theorie-foireuse-dieu-est-belge.html' title='Théorie Foireuse : Dieu est belge'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S5PfLBG8DXI/AAAAAAAAARU/ilCKLg0qsYQ/s72-c/dieu_belge.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8055623890477935077</id><published>2010-03-07T09:03:00.000-08:00</published><updated>2010-03-07T09:11:28.555-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Léon Blum</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S5PeJ-x3hyI/AAAAAAAAARM/aIpL0qkR-Iw/s1600-h/leon_blum.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 173px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S5PeJ-x3hyI/AAAAAAAAARM/aIpL0qkR-Iw/s200/leon_blum.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445940637473408802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;Léon Blum&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né le 9 avril 1872 à Paris, Léon Blum est envoyé au Lycée Henri IV, où il rencontre très vite André Gide, avec qui il crée un journal de poésie... cent ans plus tard, il aurait fait du tuning avec Steevy et taggé des murs avec M Pokora, et adieu les congés payés. Mais nous sommes en 1891. Léon Blum obtient coup sur coup sa licence de Lettres et sa licence de droit, puis est reçu comme auditeur au Conseil d’Etat alors qu’il n’a que 23 ans, tout en écrivant quelques critiques littéraires dans des revues parisiennes. La politique ne lui tombe réellement dessus qu’avec le début de l’affaire Dreyfus en 1894, juste avant qu’il ne rencontre Jean Jaurès, avec qui il fonde le journal L’Humanité en 1904. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En août 1914, Léon Blum devient chef de cabinet du socialiste Marcel Sembat, un très bon danseur, puis devient député de la Seine en 1919 et président du groupe parlementaire socialiste l’année d’après, à une époque où l’on n’associait pas encore le socialisme à une gauche caviar dirigée d’une main de fer dans un gant Mobalpa par la vierge du Poitou; L’année d’après, il refuse de s’associer le SFIO aux communistes de la III Internationale et se fait défoncer aux législatives par la montée de l’extrême droite. Du coup, en 1934, il se rapproche du PCF de Maurice Thorez et signe les accords du Front Populaire, qui leur permet de remporter les législatives de 1936 et voit Léon Blum devenir président du conseil, l’équivalent de notre président de la république actuel. C’est le temps de toutes les révolutions : Blum invite des femmes au gouvernement, alors qu’elles n’ont pas encore le droit de vote. Et puis surtout, les congés payés, la semaine de travail à quarante heures, l’obligation de scolarité jusqu’à 14 ans, l’établissement de conventions collectives et le droit ultime à deux matchs de foot par semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais très vite, tout se gâte. Calomnié par l’extrême droite comme tout son gouvernement (Roger Salengro, son ministre de l’intérieur, ira même jusqu’à se suicider), et touché de plein fouet par un antisémitisme très à la mode à cette époque où la moustache faisait führer, Léon Blum est à la ramasse et remet sa démission en 1937. Très vite, c’est la guerre. Blum fait partie des 80 parlementaires qui votent contre l’attribution des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, et refuse de s’enfuir aux USA malgré l’invitation de Roosevelt. Arrêté par Vichy en septembre 1940, il est interné au château de Chazeron puis livré par Pierre Laval aux Nazis et déporté en mars 1943 à Buchenwald, dans une charmante petite maison forestière à 100 mètres du camp où, comme chacun le sait, sévissent alors ces petits détails de l’histoire qui en fait n’ont jamais vraiment existé, soyons bien d’accord. Son frère René Blum, fondateur du Ballet de l’opéra de Monte Carlo, finira lui en savon à Auschwitz, pendant que Léon Blum est emmené avec sa femme dans le Tyrol italien au moment où la guerre touche à sa fin. Il dirige pendant un mois le dernier gouvernement provisoire de la France, refuse un poste de ministre que lui propose De Gaule et se retire en 1947 dans sa maison de Jouy-en-Josas (à ne pas confondre avec Jouis en Josette, film pornographique belge de 1948) et meurt le 30 mars 1950 d'un infarctus, à l'âge de 77 ans.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8055623890477935077?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8055623890477935077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dictionnaire-impromptu-leon-blum.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8055623890477935077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8055623890477935077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dictionnaire-impromptu-leon-blum.html' title='Dictionnaire impromptu : Léon Blum'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S5PeJ-x3hyI/AAAAAAAAARM/aIpL0qkR-Iw/s72-c/leon_blum.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6692679744385462488</id><published>2010-03-07T08:57:00.000-08:00</published><updated>2010-03-07T09:03:31.148-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (37)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S5PcL4B57YI/AAAAAAAAARE/ElRRLPrtTqE/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S5PcL4B57YI/AAAAAAAAARE/ElRRLPrtTqE/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445938470998109570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Castration Sentimentale&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu aurais pu être fier de moi&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Tu aurais pu me présenter à tous tes amis&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Tu aurais pu être jalouse de celles qui m’approchaient&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Tu aurais pu me glisser des regards tendres&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Tu aurais pu te glisser sous ma peau&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Tu aurais pu &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aurions pu flâner main dans la main&lt;br /&gt;Nous aurions pu frimer en public&lt;br /&gt;Nous aurions pu partager des sourires&lt;br /&gt;Nous aurions pu adorer nos silences&lt;br /&gt;Nous aurions pu partager notre café du matin&lt;br /&gt;Nous aurions pu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais pu être doux, attentionné, tendre&lt;br /&gt;J’aurais pu être rassurant, ferme, paternel&lt;br /&gt;J’aurais pu être drôle, détendu, amusant&lt;br /&gt;J’aurais pu être cultivé, passionné, intéressant&lt;br /&gt;J’aurais pu être une bonne brute un peu truande&lt;br /&gt;J’aurais pu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne m’a pas laissé le temps de devenir quelqu’un&lt;br /&gt;Tu ne m’as laissé le temps que de n’être personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un coureur de 100 mètres bloqué sur la ligne&lt;br /&gt;Après deux faux départs&lt;br /&gt;Un joueur de poker avec une donne royale&lt;br /&gt;Obligé de se coucher faute de participants&lt;br /&gt;Un acteur qui obtient enfin un rôle&lt;br /&gt;Et dont on coupe les répliques au montage&lt;br /&gt;Une métaphore qui aurait aimé grandir&lt;br /&gt;Et devenir autre chose&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’une frustration de plus&lt;br /&gt;Qu’une castration absurde&lt;br /&gt;Qu’un poids mort à porter&lt;br /&gt;Qu’une alternative au sommeil&lt;br /&gt;Qu’un éternel regret.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6692679744385462488?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6692679744385462488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/lettres-ma-future-ex-37.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6692679744385462488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6692679744385462488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/lettres-ma-future-ex-37.html' title='Lettres à ma Future-Ex (37)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S5PcL4B57YI/AAAAAAAAARE/ElRRLPrtTqE/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-5981490477309058835</id><published>2010-03-01T04:36:00.000-08:00</published><updated>2010-03-01T04:38:20.659-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Lolo Ferrari</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S4u1Kb6ZoYI/AAAAAAAAAQ8/gK3rDoOwIaE/s1600-h/loloferrari.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 145px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S4u1Kb6ZoYI/AAAAAAAAAQ8/gK3rDoOwIaE/s200/loloferrari.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443643765503402370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;1963. Tout le Puy-de-Dôme est en effervescence : Martin Luther King vient d’avoir un rêve, JFK se fait buter, l’AC Milan est champion d’Europe, un volcan millénaire se réveille avec un petit pschitt et Clermont-Ferrand devient soudainement le centre du monde connu le 9 février lorsque naquit, dans la charmante clinique champêtre de Gorge Profonde, la petite Ève Geneviève Aline Vallois. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’origine plutôt modeste, celle qui ne s’appelle pas encore Lolo Ferrari va vivre une enfance plutôt tranquille du côté de La Gaule, pardon, de La Baule, et se retrouve à faire un peu de mannequinat, après que les premiers temps de l’adolescence aient révélé au monde entier les généreux attributs dont la nature a doté la petite Eve. En effet, dès l’âge de 13 ans, elle trimballe son 90 D sur les plages ensoleillés et fout la Baule aux vicelards qui triquent en terrasse et boivent à la sautée des jolies filles qui passent sur la jetée en chaloupant légèrement pour éviter les bites. D’amarrages. Parmi eux, un certain Eric Vigne, quarantenaire bedonnant surnommé « le cep » par ses amis, qui épouse sans vergogne et sans capote la jeune Eve Vallois par un beau matin de juillet 1988. Sa mère est là, mammaire aussi, les prothèses ne sont pas loin. Folle d’admiration pour Amanda Lear et encouragée par son cep vénéneux, Eve devient Lolo et son tour de poitrine gonfle à une vitesse faramineuse, atteignant 180 cm de bonheur après 25 opérations chirurgicales pendant lesquelles elle en profite pour se faire redessiner les yeux, le nez et les lèvres afin de ressembler au maximum à son idole de jeunesse. Avec 2,8 kilos et trois litres de sérum dans chaque sein, Lolo devient « la femme à la plus grosse poitrine du monde » pour le Guiness Book. Pour le reste de la population, elle restera un monstre de fête foraine faite pour se faire forer, une truie, une salope, et encore, je baise mes mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourvue de ses brassières faites sur mesure et de ses insomnies chroniques (elle ne peut plus dormir sur le ventre ou sur le dos, et la peur que ses seins explosent subitement lui fait perdre le sommeil), Lolo Ferrari incarne en 1996 une caricature de Pamela Anderson dans le film Camping Cosmos, obtient un rôle régulier dans Eurotrash sur Channel 4, fait du strip-tease dans des cabarets moisis, s’essaie aux films érotiques puis passe carrément au porno, où elle a de nouveau l’occasion de se faire refaire la façade avec une régularité déconcertante. Les philanthropes de Sony Music en profite pour lui faire enregistrer le tube éphémère « Air Bag Génération », mais ça commence déjà à sentir le sapin, d’autres diront la moule ou les sous-bois, pour Lolo Ferrari et son champignon de mari. Et même si elle remporte son procès contre la firme Ferrari, son projet de marque de lingerie Lolo Ferrari Underwear tombe à l’eau et Lolo sombre définitivement dans la dépression qui la guette depuis tant d’années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 5 mars 2000, aussi profonde et expérimentée soit-elle (à ne pas manquer pour les cinéphiles, le somptueux Plein Pot réalisé en 1998 par Marc Dorcel), Lolo voit enfin le bout: elle est retrouvée inanimée à son domicile de Grasse avec assez de médicaments dans l’organisme pour assommer un éléphant nain, et malgré les traces suspectes de strangulation qui entraînèrent l’arrestation de son mari, l’enquête de police conclut finalement à un suicide. Conformément à ses désirs, Lolo Ferrari est enterrée quelques jours plus tard dans la plus stricte inimité, dans un grand cercueil blanc aux impressionnantes mensurations et où fut déposé un exemplaire de sa peluche favorite, Winnie L’ourson. Finir sa carrière comme vibromasseur funèbre pour actrice décadente, c’est moche, même pour un mec qui méritait les flammes de l’enfer depuis ce jour où il attrapa Porcinet dans une clairière sordide de la Forêt des Rêves Bleus pendant que Tigrou et Bourriquet faisaient le guet, mais c’est une autre histoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-5981490477309058835?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/5981490477309058835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dictionnaire-impromptu-lolo-ferrari.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5981490477309058835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5981490477309058835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dictionnaire-impromptu-lolo-ferrari.html' title='Dictionnaire impromptu : Lolo Ferrari'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S4u1Kb6ZoYI/AAAAAAAAAQ8/gK3rDoOwIaE/s72-c/loloferrari.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-5411641092958810763</id><published>2010-03-01T04:34:00.000-08:00</published><updated>2010-03-07T09:16:08.917-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les aventures de Dieu'/><title type='text'>Théorie Foireuse : Dieu est un chef de gare</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S4u0nrnYI3I/AAAAAAAAAQ0/VMIRu52NfR0/s1600-h/chefgare.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 178px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S4u0nrnYI3I/AAAAAAAAAQ0/VMIRu52NfR0/s200/chefgare.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443643168423158642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Ca peut vous sembler étrange, et ça m’a moi-même étonnement surpris lorsque j’ai appris la nouvelle, mais il paraîtrait si l’on en croit le cousin de mon beau-frère qui le tenait lui-même d’un mec qui était tombé dessus d’un jour de grisaille habituelle sur un quai de Montceau-Les-Mines, ville charmante au demeurant si tant est que l’architecture post-industriel du XXe siècle attire toutes vos faveurs et que vous n’êtes pas sujet à divers types de pathologies allant de la claustrophobie profonde à la dépression chronique, mais il paraîtrait qu’en réalité, Dieu est un chef de gare dans le Pas-de-Calais. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi le Pas-de-Calais ? Et pourquoi pas ? Là où il y a de la gêne, y’a pas de plaisir, et là où y’a pas de calais, y’a toujours un con pour vous demander pourquoi donc Dieu aurait eu l’idée saugrenue de s’installer dans un des pires endroits de la création. La réponse est évidente : Dieu se met à l’épreuve et tente de prouver depuis 2000 ans que la souffrance est un mal nécessaire pour apprécier le bonheur. C’est d’ailleurs exactement pour les mêmes raisons que Dieu a inventé les trains, dont il raffole fatalement aux vues de la quantité incalculable de supplices variés que lui offre sur un plateau-repas la SCNF pour lui permettre d’éprouver quotidiennement la foi des hommes sans trop se fatiguer. Soyons sérieux quelques instants : si Dieu existait vraiment, notre train ne serait pas toujours celui avec deux heures de retard, nous ne serions pas confrontés à toute une ribambelle joyeuse de pétasses empestant le patchouli et postillonnant leur ignorance crasse dans des téléphones portables suicidaires, à une foule de gnomes geignards tentant de battre le record du monde de traversées de wagon en hurlant à la mort, et à une tripotée de vieux débris, rescapés sourdingues d’un autre temps qui se sentent obligés de se faire la conversation en vrillant de leurs banalités syphilitiques les pauvres tympans de votre serviteur. Bref, si Dieu existait, nous ne serions pas obligés de supporter à chaque voyage cette multitude affligeante dont le nombre grossissant devrait permettre de remplir au moins deux ou trois trains direction Birkenau, dix minutes d’arrêt, tout le monde des cendres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À moins que ce ne soit justement là une autre épreuve que tu nous envoies, Dieu, mon pote, dans ton infinie miséricorde qui n’a d’égal sur Terre que le talent de Yoann Gourcuff. Non merci. Ceux qui m’aiment prendront la voiture, et si ça ne vous dérange pas trop de pousser jusqu’à Montceau-Les-Mines, j’ai quelqu’un à visiter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-5411641092958810763?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/5411641092958810763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dieu-est-un-chef-de-gare.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5411641092958810763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5411641092958810763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/dieu-est-un-chef-de-gare.html' title='Théorie Foireuse : Dieu est un chef de gare'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S4u0nrnYI3I/AAAAAAAAAQ0/VMIRu52NfR0/s72-c/chefgare.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4989303622908042111</id><published>2010-03-01T04:24:00.000-08:00</published><updated>2010-03-01T04:28:16.362-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (36)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S4uyv9JX1KI/AAAAAAAAAQs/8d7DaSJmC7A/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S4uyv9JX1KI/AAAAAAAAAQs/8d7DaSJmC7A/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443641111544845474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;A la serpe&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et toi tu m'as quitté, et même pas pour un autre&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Pour un moins que rien qui aurait déjà plus que moi&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Tu m'as juste laissé parce qu'il le fallait&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Tu t'es juste lassée parce qu'il te fallait&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Autre chose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne m'as pas demandé si je savais pourquoi&lt;br /&gt;Ça tombait plutôt bien. Je ne le savais pas&lt;br /&gt;Et ça suffit bien d’avoir des regrets&lt;br /&gt;Manquerait plus avec ça que de culpabiliser&lt;br /&gt;Déjà que je me prend à trouver ça heureux&lt;br /&gt;Pouvoir me dire que pour une fois, je n'ai pas été peureux&lt;br /&gt;De m'avouer vaincu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vingt culs c'est tout ce que j'y aurais gagné&lt;br /&gt;Les vingt culs des pouffiasses qui t'auront vite succédé&lt;br /&gt;Dans mon lit de misère, qui en a trop vu passé&lt;br /&gt;Des petites nanas pas peu fières de se faire baiser&lt;br /&gt;Et de passer ensuite à la postérité&lt;br /&gt;De poèmes à la con, pleins de rimes en haies&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À tailler à la serpe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4989303622908042111?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4989303622908042111/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/lettres-ma-future-ex-36.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4989303622908042111'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4989303622908042111'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/03/lettres-ma-future-ex-36.html' title='Lettres à ma Future-Ex (36)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S4uyv9JX1KI/AAAAAAAAAQs/8d7DaSJmC7A/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4878307132567793568</id><published>2010-02-07T10:55:00.001-08:00</published><updated>2010-02-07T10:56:20.878-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Bon Scott</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S28MwJG0QrI/AAAAAAAAAQk/p4fROxud3s8/s1600-h/bon_scott.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 130px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S28MwJG0QrI/AAAAAAAAAQk/p4fROxud3s8/s200/bon_scott.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5435577296477242034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Né par un beau matin de juillet 1946 dans la petite cité écossaise de Kirriemuir, charmante bourgade du nord du pays dont la spécialité s’avère étrangement être une sorte de cocktail de vin blanc additionné de fruits des bois, Ronald Belfort Scott déménage très jeune avec ses parents à Fremantle, dans le Sud Ouest de l’Australie. C’est la première fois que le jeune Ronald se retrouve la tête à l’envers, et c’est bien là une mauvaise habitude dont il ne se séparera jamais réellement. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très jeune, Ronald est surnommé « Bon » par ses petits camarades, non pas qu’il soit doté d’un extraordinaire esprit de générosité, mais bel et bien comme diminutif de « Bones », les os, pour ceux qui ne maîtrisent pas totalement la langue de Peter Shilton. Ses collègues se moquant sans cesse de son étrange accent écossais, Bon Scott se battait régulièrement dans la cour de l’école et y avait acquis la réputation d’un dur à cuire, dur comme un os, en fait. De fait, il quitte l’école à quinze ans, devient garagiste, électricien, postier, barman et conducteur de bus, fait un peu de taule pour avoir siphonné de l’essence, tente de s’engager dans l’armée australienne mais se fait virer rapidement lorsque les gradés s’aperçoivent que c’est lui qui est complètement siphonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1964, lassé d’accumuler les petits boulots, Bon Scott tente sa chance comme batteur de rock et fonde The Spektors, qui fusionne rapidement avec un autre groupe local pour donner The Valentines, combo rock’n’roll dont le fait de gloire aura été la première partie à Perth de The Easybeats, dont le guitariste n’est autre que... George Young, le grand frère d’Angus et Malcom. The Valentines se séparent en 1970 et Bon Scott rejoint le groupe de rock progressif Fraternity, fait la première partie de Status Quo et sort deux albums que l’on espère ne jamais avoir à réécouter un jour, deux opus dont se servent désormais les mecs de Guantanamo pour faire avouer les méchants terroristes. Heureusement, Bon Scott est victime en 1973 d’un terrible accident de moto qui le plonge dans le coma pendant trois jours, pile le temps qu’il faut à Fraternity pour se trouver un autre batteur. So much for the rock.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en 1974, Bon Scott vient d’épouser Irène Thomas, très bonne elle aussi, et travaille comme conducteur de bus à Adélaïde lorsqu’il rencontre par hasard les deux frangins les plus célèbres de l’histoire du rock, Angus et Malcom Young. Ni une ni deux, il commence à conduire le minibus d’Ac/Dc puis remplace le chanteur Dave Evans quelques mois plus tard, juste avant qu’Ac/Dc ne sorte en 1975 le très électrique « High Voltage ». Avec son timbre inimitable et son accent scottish, Bon Scott apporte à Ac/Dc le soupçon de folie qui manquait encore au groupe pour décoller, et Let There Be Rock puis Powerage finissent d’installer les australiens comme un des groupes majeurs de l’histoire du rock, avant qu’Highway To Hell n’arrache tout sur son passage en 1979. C’est bon, bon, c’est bon pour le moral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon Scott n’aura pas tellement le tant de profiter de ce succès tout neuf : le 19 février 1980, après une soirée très arrosée dans un club londonien, il est raccompagné chez lui dans sa Renault 5 par un certain Alistair Kinnear, qui n’arrivant pas à le réveiller le laisse pioncer dans sa caisse avec une couverture. Le lendemain, le trouvant encore endormi, il s’inquiète enfin et l’emmène à l’hosto, où son décès est constaté quelques minutes plus tard. Putain de voiture. La mort de Bon Scott est encore aujourd’hui entouré d’un certain mystère, on parle en vrac d’émissions de gaz d’échappements, d’hypothermie fatale, de surdose d’héroïne et, plus vraisemblablement, de mort par étouffement dans son propre vomi. Toujours est-il que le corps de Bon Scott est rapatrié illico à Fremantle, où une statue est érigée à son effigie et où sa sépulture devient rapidement la tombe la plus visitée d’Australie, devenant même en 1998 un monument du patrimoine national australien. On est bon ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4878307132567793568?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4878307132567793568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/02/dictionnaire-impromptu-bon-scott.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4878307132567793568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4878307132567793568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/02/dictionnaire-impromptu-bon-scott.html' title='Dictionnaire impromptu : Bon Scott'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S28MwJG0QrI/AAAAAAAAAQk/p4fROxud3s8/s72-c/bon_scott.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-3683708106425993641</id><published>2010-02-07T10:50:00.000-08:00</published><updated>2010-02-07T10:53:18.980-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (35)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S28MAL0XHTI/AAAAAAAAAQc/60eRH9PWRA4/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S28MAL0XHTI/AAAAAAAAAQc/60eRH9PWRA4/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5435576472571419954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Mon cœur bat la charade&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai le cœur qui bat la charade&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Devine un peu ce qui se cache derrière mes maux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon premier est à la tête de l’alphabet triomphant&lt;br /&gt;Mon second n’est plus trop sûr de vouloir être si dur&lt;br /&gt;Mon troisième aimerait bien vouloir dire encore&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et mon tout est transi à tes pieds&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amoureux.&lt;br /&gt;Foutu. Fourbu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-3683708106425993641?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/3683708106425993641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/02/lettres-ma-future-ex-35.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/3683708106425993641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/3683708106425993641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/02/lettres-ma-future-ex-35.html' title='Lettres à ma Future-Ex (35)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S28MAL0XHTI/AAAAAAAAAQc/60eRH9PWRA4/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-350496050259407626</id><published>2010-02-07T10:47:00.000-08:00</published><updated>2010-02-07T10:53:54.286-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Juliette Montaigu (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S28Ld3DKcxI/AAAAAAAAAQU/VUiU3rVCjug/s1600-h/juliette.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S28Ld3DKcxI/AAAAAAAAAQU/VUiU3rVCjug/s200/juliette.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5435575882880807698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Et ça avait l’air d’être un bon jour, ce serait une journée parfaite, et ça l’embêtait presque de devoir castrer ses pulsions créatrices, mais la jolie chaise en rotin qu’elle avait repéré devant le bar de la Flèche la semaine dernière ne l’attendrait certainement pas une demi-heure de plus,&lt;/span&gt; alors, petite robe d’été, légère, sandalettes enfilées, légères, une touche de maquillage, légère, l’escalier avalé à la volée, en riant, main dans la main, la petite brise qui leur faisait la bise sur le chemin, légère, le parfum entêtant de souk dont on s’emplissait déjà les poumons à cinquante mètres de là, le stand de vinyles d’occasion qui fleurait bon le retour du psychédélisme, les vieux bouquins aux tranches cornées qui n’attendaient que leurs mains délicates pour vivre une nouvelle vie, les cris des forains et le bruissement des badauds, la chaise en rotin qui patientait sagement dans un coin et sur laquelle Juliette s’assit avec bonheur pour prendre leur petit café habituel au Bar Tabac, deux euros mademoiselle, merci bien, quatre-vingt centimes la baguette et sept euros quarante-neuf de légumes qu’ils préparent en salade, côte à côte, revenus dans sa petite kitchenette qui s’emplit peu à peu de l’odeur aigre-douce d’une vinaigrette maison, mon dieu, qu’Il prépare bien la vinaigrette, et Dieu seul sait que ce n’est pas le dernier de ses talents, Il pourrait peut-être lui montrer encore son tour de passe-passe favori après le repas, celui où Il parvient à la faire jouir en effleurant à peine son corps tremblotant avec ses mains d’esthète, mais non, le voilà qui s’empare à nouveau de son stylo en piteux état pour couvrir de signes cabalistiques des pages entières d’un petit carnet déniché sous le lit, et Juliette le regarde avec une drôle de mimique amusée, la tête penchée sur le côté, elle va lui laisser un peu de répit, tout de même, et c’est lui qui vient lui mordiller l’oreille par surprise quelques minutes plus tard, alors qu’elle tente de mettre une touche finale à son dernier tableau dont il admire la composition et les couleurs vivaces, Il a toujours aimé ce qu’elle faisait, lui, et Il s’intéresse à autres choses qu’à des colonnes de chiffres d’une rare vulgarité, Il est là, tout près, visiblement bouleversé par la ressemblance de l’autoportrait et la position suggestive de la jeune femme du tableau et la position alanguie de la jeune femme qui peint le tableau, à qui Il ferait bien prendre tout un tas d’autres positions, et il a glissé sur la platine un disque de blues qu’Il vient d’acheter, et elle lui extorque un dernier orgasme en échange de l’écoute attentive de son dernier paragraphe, haletante, le souffle court, aussi troublée par la virtuosité de son écriture que l’obsédante précision de ses caresses, bingo, banco, elle est gagnante sur les deux tableaux et se met à penser qu’elle a vraiment beaucoup de chance de pouvoir vivre une journée aussi parfaite, alors que le clocher de Saint Michel retentit à nouveau, non loin de là, par-dessus les tuiles d’ardoises du quartier populaire, plus sombre, touffu et menaçant que jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juliette Montaigu se redresse sur un coude, caresse distraitement la tignasse en broussaille de son amant assoupi, approche ses lèvres de son oreille et lui murmure avec toute la douceur dont elle se sent capable malgré l’urgence de la situation :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Il est cinq heures, mon chéri. Tu ferais mieux d’y aller, mon mari ne va plus tarder ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était vraiment une journée parfaite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-350496050259407626?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/350496050259407626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/02/la-veritable-histoire-vraie-de-juliette.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/350496050259407626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/350496050259407626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/02/la-veritable-histoire-vraie-de-juliette.html' title='La véritable histoire vraie de Juliette Montaigu (2)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S28Ld3DKcxI/AAAAAAAAAQU/VUiU3rVCjug/s72-c/juliette.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8044566120747614784</id><published>2010-01-31T06:37:00.000-08:00</published><updated>2010-01-31T06:39:07.012-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Ava Gardner</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S2WV0pKLyvI/AAAAAAAAAQM/bwfFZRcUz4o/s1600-h/avagardner.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 197px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S2WV0pKLyvI/AAAAAAAAAQM/bwfFZRcUz4o/s200/avagardner.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432913257126677234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Penchons nous aujourd’hui sur la vie tumultueuse et la carrière agitée d’une grande dame du cinéma hollywoodien, la dangereusement vénéneuse Ava Gardner. Ah, Ava... Ava. Oui, ça va bien, je vous remercie, mais ce n’est pas de moi dont on parle.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Née le soir de Noël 1922 dans une famille d’exploitants de tabac de Caroline du Nord, là où les méchants neg’ font ‘ien qu’à pisser dans les plantations pour faire chier les pat’ons, Ava Gardner suit sans passion des cours de sténo-dactylo pour faire plaisir à ses parents.  Mais la jeune fille ne rêve que d’une chose, sortir de son patelin pourri plein de noi’ qui font ‘ien qu’à ‘eluquer son de’ière, et rend souvent visite à sa soeur aînée Béa, new-yorkaise d’adoption mariée à un photographe professionnel. Celui-ci, totalement subjugué par le charme de la jeune Ava (oui, ça va, merci, vous allez pas me le demander tout le temps), prend une centaine de clichés qu’il envoie aux studios de MGM sur les conseils d’un ami qui y travaille. A 19 ans, la belle signe un contrat de sept ans à 50 dollars par semaine, et part à Hollywood avec sa soeur, en plein conte de fée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le conte de fée ne va pas durer : car si Ava est bonne, Ava vient de Caroline du Nord, et son accent traînant à de quoi faire débander plus d’un producteur. Elle obtient tout de même de petits rôles mais se fera surtout connaître du grand public en mettant dans son lit le jeune premier Mickey Rooney, se marie dans la foulée puis divorce seize mois plus tard, repousse pendant trois ans les avances du milliardaire Howard Hugues avant de craquer pour un musicien minable du nom d’Artie Shaw, ça ne s’invente pas, dont elle finira fatalement par briser le coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté filmographie, rien à se mettre sous la dent avant Les Tueurs en 1946, mais Ava (oui, merci) est encore une potiche sans intérêt, bonne à jouer la décoration dans les films de Clark Gable, Gregory Peck ou Robert Mitchum, et à briser les ménages en devenant la maîtresse de Franck Sinatra, qu’elle épousera en 1951 lorsque celui-ci divorce de Nancy, charmante bourgade minière du Nord Est et merde, je me suis encore trompé de fiche. S’ensuivent (enfin) quelques grands rôles, Mon Passé Défendu en 1951, Les Neiges du Kilimandjaro en 1952, Mogambo, et surtout les Chevaliers de la Table Ronde avec Robert Taylor, à ne pas confondre avec le remake méconnu de Claude Rich, parce que my Robert Taylor is not Claude Rich, hein, non mais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Comtesse aux Pieds Nus lui apporte la consécration, La Nuit de l’Iguane révèle enfin la grande actrice qui sommeille derrière son décolleté ravageur, et après quelques films de cet acabit, Ava Gardner met un terme à sa carrière en 1968 et s’installe à Londres en attendant ses derniers jours. Qui mettront un peu de temps à venir, lui laissant l’occasion de se commettre dans l’horrible Harem en 1986, année où elle tombe malade. Ava plus trop, et elle décède finalement d’une pneumonie en 1990, à l’âge de 67 ans. Rideau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8044566120747614784?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8044566120747614784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/dictionnaire-impromptu-ava-gardner.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8044566120747614784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8044566120747614784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/dictionnaire-impromptu-ava-gardner.html' title='Dictionnaire impromptu : Ava Gardner'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S2WV0pKLyvI/AAAAAAAAAQM/bwfFZRcUz4o/s72-c/avagardner.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-1859217268027034977</id><published>2010-01-31T06:34:00.000-08:00</published><updated>2010-01-31T06:37:18.176-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (34)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S2WVjaXGthI/AAAAAAAAAQE/Q2bXUJeB7fI/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S2WVjaXGthI/AAAAAAAAAQE/Q2bXUJeB7fI/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432912961096562194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204); font-weight: bold;"&gt;À la merci&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on tombe amoureux, on ne tombe pas vraiment. On s'écroule de tout son poids, à genoux, face contre terre. Et l'arme que l'on a au poing s'échappe de notre main pour rouler sous une étagère, et le bouclier que l'on tenait serré contre nous se brise en milles morceaux qui s'enfoncent dans notre cœur. Et l'on tombe aux pieds de l'Autre qui nous écrase de toute son infinie supériorité relative. Le soldat nous abandonne, nous ne sommes plus que simple civil, aussi faible qu'un nouveau-né. Et ce drapeau blanc que l'on tend en avant, c’est le linceul qui recouvre d'un geste sec les vestiges de notre liberté passée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On capitule au premier coup de semonce qui passe au-dessus de nos têtes déjà inclinées, tétanisées par l'absence de réaction instinctive de notre corps, tenue en joue par un regard vigilant, gardé en respect par un cœur défaillant. On cède du terrain, pouce après pouce, on signe du bout des doigts l'acte de paix du ménage, et l'on garde la position, prostrée, prosterné. Et l'on attend. La nuque offerte au couperet fatal de la séparation, on attend le coup. Car c'est bien ça, être amoureux: attendre continuellement et patiemment le coup fatal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou alors, on peut toujours décider de se battre. Résister à l’envahisseur. Prendre le maquis. Organiser la guérilla urbaine contre ses propres pulsions. Fourbir ses armes. Cacher ses larmes. Être sûr de soi, ne pas douter. Etre l’égal de celui qui semble nous dominer de toute son infinie supériorité relative. Se mettre à niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais un ami imaginaire, dans le temps, qui me disait comme vous que c’était des conneries, ces histoires de rapport de force dans le couple. On l’a retrouvé la tête encastrée dans le grille-pain, le corps mutilé au presse-purée. Il avait dû oublier de mettre ses patins en rentrant, ou en rouler un de trop à la voisine du dessous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là n’est pas la question, mademoiselle. Je vous tiendrais tête, ne serait-ce que parce que je tiens autant à la vie que je tiens à vous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-1859217268027034977?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/1859217268027034977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/lettres-ma-future-ex-34_31.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/1859217268027034977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/1859217268027034977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/lettres-ma-future-ex-34_31.html' title='Lettres à ma Future-Ex (34)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S2WVjaXGthI/AAAAAAAAAQE/Q2bXUJeB7fI/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-2743507555235047021</id><published>2010-01-31T06:26:00.000-08:00</published><updated>2010-01-31T06:34:18.511-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Juliette Montaigu (1)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S2WUtD7PULI/AAAAAAAAAP8/RcoiOO85O9c/s1600-h/juliette.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S2WUtD7PULI/AAAAAAAAAP8/RcoiOO85O9c/s200/juliette.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432912027361169586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Ça allait être une journée parfaite. Juliette Montaigu caressa distraitement la tignasse en broussaille qui reposait sur son épaule dénudée et se soulevait au rythme d’une respiration apaisée, puis tenta en tirant la langue de se frayer un passage vers le bord du lit sans réveiller le pauvre garçon extenué par les trois orgasmes successifs qu’elle lui avait soutirés ardemment, comme en témoignaient les innombrables sachets de préservatifs éventrés qui jonchaient le parquet de son petit loft bordelais&lt;/span&gt;, sa « garçonnière » comme elle l’appelait... d’autres avaient des bonbonnières qu’elles garnissaient prudemment de caramels mous en attendant la rigueur de l’hiver, elle préférait emplir le sien de friandises beaucoup plus goulues et bien montées, même si ce n’était pas forcément la taille qui comptait, et encore, elle pouvait émettre des doutes à ce sujet, pas sûr que son bel étalon trouve autant grâce à ses yeux le jour où il ne serait plus capable de la faire jouir avec tant d’ardeur, à faire tambouriner les voisins sur tout les murs de son appartement, sales rats, vieilles peaux aigries et frustrées, ça allait encore piailler derrière son dos et elle serait obligée de tout nier en bloc, à nouveau, tiens, le café était déjà prêt, voilà ce qu’Il trafiquait dans sa cuisine un peu plus tôt dans la matinée, à l’heure où le soleil cajoleur de ce mois de juillet commençait à peine à darder ses premiers rayons au-dessus de la Garonne rougeoyante dont les reflets ocres dansaient joyeusement devant ses yeux encore à moitié clos, alors qu’elle sirotait son café avec ces petits bruits de chuintement dont il raffolait, et ce tic de gorge si particulier qu’Il était bien le seul à supporter, le commentant même d’un petit gloussement sonore qui émergea soudainement de sous les draps lavandes dont Il était en train d’émerger péniblement, fantôme maladroit qui se transforma soudainement en prince charmant des contes de fées à l’épée flamboyante fièrement tendue vers les cieux, arrachant à Juliette un petit sourire attendri qu’elle se hâta de réprimer en détournant prestement le regard pour ne pas se laisser happer par la vision céleste de son torse puissant et de sa queue soyeuse qui la pénétrait avec ce rythme obsédant dont lui seul semblait connaître la mesure, bing, bang, ding, dong, et voilà que l’horloge de l’Eglise Saint Michel sonnait onze heures tapantes et la fin du marché toute proche, ding, dong, et ses longues mains qui se renfermaient avec aisance sur ses hanches délicates lorsqu’il prenait possession de son corps et rentrait en elle avec une telle force qu’elle devait mordiller le coussin pour ne pas hurler et fermer les yeux pour faire disparaître ces images de sa tête avant d’être tentée de le rejoindre sous la douche, mais voilà qu’il en sortait déjà, heureusement, habillé de frais, le regard coquin et le stylo déjà mordillé à la bouche, cherchant fiévreusement des yeux dans tout l’appartement un morceau de papier sur lequel coucher en vrac toutes les pensées nocturnes qui avaient assaillies son cortex, à s’en retourner dans le lit en balbutiant des suites de mots sans queue ni tête qui faisait sourire Juliette dans son demi-sommeil, alors qu’elle tentait d’imaginer ce que cela pourrait bien donner une fois délicatement mis en ordre avec la verve qu’elle lui connaissait dans ses bons jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-2743507555235047021?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/2743507555235047021/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/la-veritable-histoire-vraie-de-juliette.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2743507555235047021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2743507555235047021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/la-veritable-histoire-vraie-de-juliette.html' title='La véritable histoire vraie de Juliette Montaigu (1)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S2WUtD7PULI/AAAAAAAAAP8/RcoiOO85O9c/s72-c/juliette.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-396272480839289811</id><published>2010-01-17T02:38:00.000-08:00</published><updated>2010-01-17T02:43:29.827-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Albert Camus</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S1Lo2o_6dMI/AAAAAAAAAP0/SOWZgYa3D38/s1600-h/camus.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S1Lo2o_6dMI/AAAAAAAAAP0/SOWZgYa3D38/s200/camus.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5427656526350939330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Albert Camus est né en 1913 à Mondovi, charmante petite bourgade de la côte orientale algérienne surnommé « le Petit Paris » sans que l’on sache exactement pourquoi : pointez-vous à Mondovi avec une carte de Paris et vous êtes paumés en dix minutes. Comme le racontait si bien Coluche, ils disent qu’ils veulent développer le tourisme mais ils se foutent de notre gueule, y’a pas une rue qui correspond. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’année d’après, la 1ère guerre mondiale éclate et le jeune Albert Camus ne connaîtra jamais son père, négociant en vin d’Alger tué dès les premiers affrontements. Il est donc élevé par sa mère, à moitié sourde et qui ne sait ni lire ni écrire, ce qui est toujours mieux qu’un demi-gendarme, vous savez, ces gens qui ne savent ni lire. Très vite, Albert Camus obtient une bourse et part faire ses études à Alger, où il entame une carrière prometteuse de gardien de but, très vite écourtée par la tuberculose qui le frappe de plein fouet en 1930. Mis au repos forcé, Camus écrit son premier ouvrage, « L’Envers et l’Endroit », puis travaille pour Alger Républicain, le journal du Front Populaire interdit en 1940. Qu’importe. Albert divorce la même année de Simone Hié, épouse Francine Faure et se barre à Paris où il trouve un job de secrétaire de rédaction à Paris Soir. En 1942 sort « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Etranger&lt;/span&gt; », énorme blockbuster de la littérature française dont on ne sous-estime que trop peu l’influence néfaste sur la civilisation moderne : sans l’Etranger, pas de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Killing An Arab&lt;/span&gt;, sans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Killing An Arab&lt;/span&gt;, pas de Cure, sans Cure, pas d’Indochine, et sans Indochine, on serait quand même bien plus peinards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en 1944 et Albert Camus se lie d’amitié avec Jean-Paul Sartre tout en prenant la direction du journal clandestin Combat, où il est un des seuls intellectuels français à dénoncer l’utilisation de la bombe atomique en 1945 par les américains. Pacifiste convaincu et humaniste désespéré, il retourne à Alger en pleine guerre d’Algérie, en 1956, pour y lancer son fameux « Appel pour la trêve civil », s’attirant les foudres des indépendantistes qui le menacent de morts. Albert Camus est très touché par la défiance de ses compatriotes pieds-noirs et écrit cette même année &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Chute&lt;/span&gt;, bouquin pessimiste au possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans avoir rien écrit d’autres trucs intéressants depuis l’Etranger, il reçoit en 1957 le prix Nobel de Littérature (c’était lui ou le filer à Franquin qui venait de pondre le personnage de Gaston Lagaffe). Trois ans plus tard, le 4 janvier 1960, il est victime d’un accident de voiture conduite à 180 km/heure par Michel Gallimard, le neveu de l’éditeur Gaston (Gallimard, pas Lagaffe, suivez un peu), décède sur le coup et est enterré dans un petit village du Lubéron où il avait acheté une propriété. 50 ans plus tard, Nicolas Ier, roi des cons (rappelez-vous, un con, ça ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît), propose de transférer les restes d’Albert Camus au Panthéon. Quand j’ai entendu ça, il m'a semblé que le ciel s'ouvrait sur toute son étendue pour laisser pleuvoir du feu. Tout mon être s'est tendu et j'ai crispé ma mains sur le revolver. La gâchette a cédé, j'ai touché le ventre poli de la crosse et c'est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant que tout a commencé. J'ai secoué la sueur et le soleil. J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux. Alors, j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parût.&lt;br /&gt;Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-396272480839289811?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/396272480839289811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/dictionnaire-impromptu-albert-camus.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/396272480839289811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/396272480839289811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/dictionnaire-impromptu-albert-camus.html' title='Dictionnaire impromptu : Albert Camus'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S1Lo2o_6dMI/AAAAAAAAAP0/SOWZgYa3D38/s72-c/camus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6778070847858418274</id><published>2010-01-17T02:36:00.000-08:00</published><updated>2010-01-17T02:38:15.091-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (34)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S1LodWdiZMI/AAAAAAAAAPs/-bwtib91tJE/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S1LodWdiZMI/AAAAAAAAAPs/-bwtib91tJE/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5427656091878188226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Je pourrais me laisser aller&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dactylo (nom)&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt; : Personne dont la profession est de taper des textes à la machine à écrire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;(Dictionnaire Le Robert de Poche, 2004)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Dactylover (nom)&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt; : Personne dont la profession de foi consisterait à taper notre histoire à la machine à rêver.&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;(Dictionnaire du Cœur Léger, 2004)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais me laisser aller, m’ouvrir, me confier&lt;br /&gt;Mais si je t’en dis trop&lt;br /&gt;Seras-tu encore sous le charme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais me laisser aller, m’ouvrir, te confier&lt;br /&gt;Mais si je t’en dis trop&lt;br /&gt;Tu n’aurais plus à remplir toi-même mes cases vides&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais me laisser aller, m’ouvrir, te confier&lt;br /&gt;Mais si je t’en dis trop&lt;br /&gt;Tu pourrais prendre peur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais me laisser aller, m’ouvrir, te confier&lt;br /&gt;Mais même si je t’en dis trop&lt;br /&gt;Tu serais encore loin de ta vérité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais me laisser aller, m’ouvrir, te confier&lt;br /&gt;Mais si je t’en dis trop&lt;br /&gt;Il te faudra des talents de guérisseuse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais me laisser aller, m’ouvrir, te confier&lt;br /&gt;Mais si je t’en dis trop&lt;br /&gt;Je ne pourrais plus m’arrêter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais me laisser aller, m’ouvrir, te confier&lt;br /&gt;Mais si je t’en dis trop&lt;br /&gt;Je risque lover dose&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais me laisser aller, m’ouvrir, te confier&lt;br /&gt;Mais si je t’en dis trop&lt;br /&gt;Je serais obligé de te tuer après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais me laisser aller, m’ouvrir, te confier&lt;br /&gt;Et si je ne t’en dis pas assez&lt;br /&gt;Je meurs chaque jour un peu plus avec mes secrets&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors écoute. Et prends des notes. Tu seras ma dactylover attitrée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6778070847858418274?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6778070847858418274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/lettres-ma-future-ex-34.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6778070847858418274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6778070847858418274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/lettres-ma-future-ex-34.html' title='Lettres à ma Future-Ex (34)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S1LodWdiZMI/AAAAAAAAAPs/-bwtib91tJE/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-282261150875024274</id><published>2010-01-17T02:34:00.000-08:00</published><updated>2010-01-17T02:36:18.890-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Noe Darwin (4)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S1LoFvJRA7I/AAAAAAAAAPk/4LVIGNFDLlQ/s1600-h/evolution.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 117px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S1LoFvJRA7I/AAAAAAAAAPk/4LVIGNFDLlQ/s320/evolution.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5427655686187189170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;En même temps, quelle femme aurait été assez stupide pour accorder un simple regard à un vieux fou dans son genre, et quelle femme l’aurait suivi dans un antique sous-marin soviétique enterré dans un jardin de banlieue pour les protéger d’une éventuelle catastrophe électromagnétique et thermonucléaire dont il avait toujours bien été incapable de prouver ne serait-ce qu’un dixième de la plausibilité ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noé Darwin tapa des deux poings sur la table. Il n’avait plus vraiment le choix. Ses réserves s’amenuisaient singulièrement, et il ne pouvait décemment pas attendre béatement la mort après avoir lutté tant d’années. S’il lui restait un espoir, s’il restait un espoir pour l’humanité, il ne pouvait résider que dans l’existence, ailleurs, quelque part dans le monde, de quelque survivante dont il lui faudrait retrouver la trace avant de la convaincre de procréer avec lui, quand bien même il n’était qu’un vieillard rachitique aux muscles noueux. Pour cela, il lui faudrait déjà mettre un pied au dehors, et cette perspective seule le terrifiait bien plus que toutes les femmes du monde, dont il avait pourtant une peur bleue depuis son plus jeune âge. A tâtons, Noé Darwin s’empara de la grossière combinaison de cosmonaute dont il avait passé les dernières années à améliorer sans cesse l’étanchéité et la maniabilité, sans être vraiment convaincu qu’elle lui suffise à affronter l’atmosphère extérieure. A vrai dire, il ne savait pas trop ce qui pouvait l’attendre exactement dehors, sinon un tissu de projections plus ou moins scientifiques à propos desquelles il n’avait cessé de changer d’avis, voguant d’hypothèses facultatives en théories foireuses au gré de ses humeurs du moment, potassant des centaines de livres contradictoires sur la question sans jamais arriver à se décider. Peut-être qu’il se trompait du tout au tout, et que la température extérieure avoisinait plutôt les +93° que les -67°, auquel cas il cramerait sur place en quelques secondes au lieu de lutter péniblement quelques heures contre le froid. Peut-être qu’à la place des crevasses arides et des tremblements de terre à répétition dont il supputait l’existence, les océans avaient envahi la majeure partie des terres connues, auquel cas sa lourde combinaison ne lui servirait qu’à sombrer plus rapidement au fond de l’eau pour y oublier ses rêves de reconstruction de la race humaine. Peut-être qu’il en avait marre des peut-être, et sans doute qu’il était temps d’en avoir le coeur net. Se levant d’un bond, Noé Darwin empoigna la combinaison sur la table et l’enfila avec précaution. Il ouvrit la trappe qui menait à l’étage inférieure, croisa du regard la trentaine de paire d’yeux affolés qui se levaient vers cette lumière soudaine, et comme s’ils pouvaient le comprendre après toutes ces années passées ensemble, leur annonça d’une voix tremblotante qu’il revenait de suite et qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Il prit le joyeux caquètement des poules comme un encouragement suffisant, referma la trappe derrière lui après avoir embrassé du regard ses compagnons d’infortune une dernière fois, et rejoint rapidement l’étage supérieure du sous-marin en exécutant machinalement au passage tous les gestes qu’il avait répété des centaines de fois dans son sommeil. A l’instant où il s’apprêtait à pénétrer dans le sas de sécurité, toute la carcasse de l’engin trembla encore une fois comme si les plaques métalliques allaient s’éventrer d’un instant à l’autre, et Noé Darwin eut un mouvement de recul. Le coeur battant, il prit une profonde respiration, se signa rapidement et referma derrière lui la lourde porte en acier avant d’appuyer d’un geste las sur la commande d’ouverture de l’entrée extérieure. Tout d’abord, Noé Darwin ne vit rien. Rien que du blanc. Ebloui par la lumière violente, il tâta tous les membres de son corps et constata avec soulagement qu’il était encore entier. En vacillant, il fit quelques pas en avant, tentant de s’extraire péniblement de l’amas de ronces qui barraient l’accès du sous-marin. Il n’avait jamais été aussi heureux de devoir faire attention à ne pas se piquer aux épines rugueuses. Si quelque végétation avait pu survivre, tout n’était pas perdu. Prudemment, il se fraya un chemin à travers l’énorme buisson qui entourait totalement la zone de quelques mètres au centre de laquelle disparaissait le cône brillant du sous-marin presque entièrement enfoui. Encore quelques mètres, et il saurait à quoi s’en tenir. Encore quelques centimètres, et il pourrait respirer, ou pleurer à chaudes larmes, il ne savait pas encore. Encore quelques millimètres, et il y était. Il y était. Flageolant sur ses jambes, Noé Darwin porta la main à la visière de son casque et fondit subitement en larmes. C’était encore pire que tout ce qu’il avait pu imaginer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré ses six ans et demi à peine tassés, Jenny Carlton était une jeune fille plutôt dégourdie et un peu effrontée. Sa maman lui avait défendu de montrer les gens du doigt, mais l’étrange personnage en costume de Buzz l’Eclair qui venait de débarquer au milieu de leur terrain de jeu était tout simplement hilarant, et elle ne pu s’empêcher de s’esclaffer en rameutant tous ses petits camarades avec des grands cris réjouis que ne couvrit qu’à grande peine le vrombissement sonore du métro voisin. C’était un beau jour d’été à Central Park, et rien ne semblait pouvoir troubler la quiétude du moment. Au-dessus des têtes des enfants rieurs qui entamaient une joyeuse farandole autour d’un cosmonaute agenouillé, un antique lampadaire clignota malicieusement. Il donnait des signes de faiblesse certains depuis la grande panne d’électricité de 2011 qui avait plongé tout le pays dans le noir pendant deux jours entiers, mais il lui semblait que c’était aujourd’hui le bon jour pour s’éteindre définitivement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-282261150875024274?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/282261150875024274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/la-veritable-histoire-vraie-de-noe_17.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/282261150875024274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/282261150875024274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/la-veritable-histoire-vraie-de-noe_17.html' title='La véritable histoire vraie de Noe Darwin (4)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S1LoFvJRA7I/AAAAAAAAAPk/4LVIGNFDLlQ/s72-c/evolution.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-1742200290907114924</id><published>2010-01-10T11:45:00.000-08:00</published><updated>2010-01-10T11:47:57.610-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Fausto Coppi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S0ouwYbbeDI/AAAAAAAAAPc/gITcXd8LRGI/s1600-h/fausto-coppi.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 190px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S0ouwYbbeDI/AAAAAAAAAPc/gITcXd8LRGI/s200/fausto-coppi.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425200109847279666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Né en 1919 à Castellania, un petit village de la province d’Alessandria, Fausto Coppi est le 4e enfant d’une famille d’humbles paysans italiens comme on en voit que dans les films d’Antonioni, ces magnifiques fresques champêtres aux noms aussi évocateurs que « Ti Amo Dans la Grangeo » ou « Una Fourcha dans la Culotta ». Fausto n’est pas très cinéma, sont truc à lui, dès le plus jeune âge, c’est le vélo : à 14 ans, il quitte l’école et rentre en apprentissage comme livreur chez un charcutier, une bonne excuse pour sillonner la région dans tous les sens sur sa bicyclette en rêvant à des lendemains qui jante. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 15 ans, il rencontre Biagio Cavanna, un masseur aveugle qui le prend sous son aile et lui fait prendre conscience de son potentiel en lui tripotant sans cesse la cage thoracique, qu’il avait surdéveloppée.  Fausto Coppi n’est pas du genre à se braquet pour si peu, il suit les conseils du maître, gagne sa première course à 19 ans, passe professionnel à 20 et remporte le Giro dans la foulée, pour sa première participation. Nous sommes en 1939, et la guerre vorace pointe le bout de son nez sur la ligne de départ. Fausto Coppi aurait pu se faire réformer en raison de son statut privilégié, mais ce n’est pas une pédale : il s’engage dans l’armée italienne, est fait prisonnier par les anglais trois mois plus tard et attendra 1945 pour rentrer au pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre est finie, le vélo reprend ses droits : sous les couleurs de l’équipe Bianchi, Fausto gagne en 10 ans a peu près tout ce qu’il est possible de gagner (le Giro à 5 reprises, deux Tours de France et un titre de champion du monde en 1953) et invente un style tout en souplesse qui le fait rapidement surnommer l’Albatros. Adepte d’innovations en tout genre, il expérimente de nouveaux moyens d’entraînements, s’intéresse à l’amélioration du matériel et à la diététique, inventant notamment au passage le fameux régime sans selle. Aïe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 10 ans de courses où il surclasse sans cesse tous ses concurrents, Fausto Coppi est un pneu fatigué. Marqué par la disparition de son frère, mort dans une chute à l’arrivée du Tour du Piémont, Fausto n’y est plus vraiment. Il délaisse peu à peu les lacets du Tour de France pour aller gravir le col de l’utérus de sa maîtresse Giulia Occhini, dont il a un fils prénommé Faustino. Le scandale éclate, Fausto pense à arrêter le vélo mais accepte une dernière course caritative au Burkina Fasso. A son retour, à la Noël 1959, Fausto Coppi ne se sent pas très bien mais pense d’abord à une grippe. Les médecins ne comprendront que trop tard qu’il a choppé la malaria, et le grand cycliste italien s’éteint le 2 janvier 1960, doublé d’un boyau par la mort sur la ligne d’arrivée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-1742200290907114924?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/1742200290907114924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/dictionnaire-impromptu-fausto-coppi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/1742200290907114924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/1742200290907114924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/dictionnaire-impromptu-fausto-coppi.html' title='Dictionnaire impromptu : Fausto Coppi'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S0ouwYbbeDI/AAAAAAAAAPc/gITcXd8LRGI/s72-c/fausto-coppi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6483985465961442590</id><published>2010-01-10T11:43:00.000-08:00</published><updated>2010-01-10T11:45:46.915-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (33)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S0ouSuDxTBI/AAAAAAAAAPU/Luube3zfPYE/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S0ouSuDxTBI/AAAAAAAAAPU/Luube3zfPYE/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425199600257551378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Semaine pas à grand chose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Harcèlement textuel (exp.) : Arme de séduction massive sur les bases malsaines de l’envoi systématique et anonyme de belles phrases (presque) sans conséquences à l’élue de son cœur.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;(Dictionnaire du Sociopathe, 2004)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lundi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mademoiselle&lt;br /&gt;La première fois que je vous ai vu, le Fa s’est dérobé sous mes pieds, alors que normalement c’est le Sol, c’est vous dire si j’étais troublé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mardi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mademoiselle&lt;br /&gt;Mettre Cupidon au chômage technique ne m’est jamais apparu comme une nécessité impérieuse. Surtout au vue de la conjoncture économique désastreuse que subissent actuellement les archanges à la suite du terrible crash boursier des actions du Paradis sur notre bonne vieille planète tout entière soumise aux tentations et aux péchés inusables du Malin. Mais c’est ainsi, le pauvre garçon va s’en doute s’en mordre l’auréole, mais il peut ranger ses flèches dans son carquois. Une seule aura suffi. Touché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mercredi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mademoiselle&lt;br /&gt;Oserais-je attirer votre précieuse attention, ô combien imméritée, sur l’hypothèse somme toute assez plausible (bien que ridiculement inintéressante) qu’il se pourrait tout à fait que, par le plus grand des hasards et tout en restant dans des proportions de crédibilité suffisantes pour passer sans encombre le contrôle serré de votre scepticisme, il se pourrait donc qu’il existe ici-bas une infime possibilité pour que, Mademoiselle, je me permette enfin à ma grande honte de vous avouer sans fard que ma plume se délie et mon cœur se déplume, à chacune de vos apparitions aussi brèves et soudaines qu’éclairées d’une aura que vous seule possédez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeudi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mademoiselle&lt;br /&gt;Je hais les poètes. Délicieusement. Il n’est rien qui me fasse plus hurler de rire que la figure de style déconfite du jeune romantique échevelé se promenant dans le vent en bord de mer déchaînée, les bouclettes de sa toison sombre lui battant le visage tandis que les embruns fouettent consciencieusement son long manteau défraîchi aux poches artistiquement trouées, dans lesquelles il enfonce ses fines mains d’esthète en gémissant sur la mauvaise nature du monde, gémissements studieux qu’il accompagne de multiples citations baudelairiennes apprises à la lueur de la bougie et à la larme près dans sa petite chambre d’étudiants aux Bobos Arts.  Alors, n’insistez pas, je ne vous écrirais pas de poème. Ou alors de très courts. En voici un. Assez bref, vous verrez :&lt;br /&gt;Mademoiselle.&lt;br /&gt;C’est vous.&lt;br /&gt;C’est tout.&lt;br /&gt;Voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vendredi &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mademoiselle&lt;br /&gt;Depuis le temps que vous recevez de ma part d’authentiques et non moins délicates missives enflammées, je désespère de recevoir un jour une réponse, un signe. Il est vrai, le rôle de pauvre victime innocente et ignoblement persécutée par l’obsédé sexuel maniaco-dépressif de service qui fait passer Hannibal le cannibale pour un charmant animateur de colonie de vacance, ce rôle, bien sûr, n’est pas de tout repos. Mais il vous irait à ravir, et je constate que vous ne faites décidément aucun effort pour rentrer dans ce personnage que je vous ai patiemment offert à longueur de plumes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Samedi &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mademoiselle&lt;br /&gt;Que ne fut pas ma surprise de recevoir ce message de votre main délicatement signé. Vous me conviez donc à un rendez-vous. Quelle admirable progression. Que dis-je, un bond en avant, un petit pas pour l’humanité mais un grand saut de l’ange déchu par la vie que je suis. Quelle charmante attention. Quelle voluptueuse sensation. Quelle magnifique déraison. Je n’irais pas. Pas folle, la guêpe, si vous pensiez que votre miel suffirait à attirer irrémédiablement l’abeille dans vos filets, la ruche était grossière. Je ne sais pas pour qui vous me prenez, mais je ne suis pas celui que vous croyez. Je ne suis pas du genre à coucher le premier soir, et encore moins à être séduit par des stratagèmes aussi éhontés que le vôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dimanche &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mademoiselle&lt;br /&gt;Comme vous avez sans doute pu vous en rendre compte, j’ai cédé à vos sirènes et changé d’avis au dernier moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis venu.&lt;br /&gt;Je vous ai vu.&lt;br /&gt;Je suis vaincu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6483985465961442590?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6483985465961442590/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/lettres-ma-future-ex-33.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6483985465961442590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6483985465961442590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/lettres-ma-future-ex-33.html' title='Lettres à ma Future-Ex (33)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S0ouSuDxTBI/AAAAAAAAAPU/Luube3zfPYE/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-2110554057166285113</id><published>2010-01-10T10:45:00.000-08:00</published><updated>2010-01-10T10:47:34.640-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Noe Darwin (3)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S0ogqdGnCFI/AAAAAAAAAPM/XnZJIIG1s4g/s1600-h/evolution.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 117px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S0ogqdGnCFI/AAAAAAAAAPM/XnZJIIG1s4g/s320/evolution.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425184614860130386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Noé Darwin s’encouragea à haute voix, tapa des deux mains sur la table pour se motiver et se dirigea les bras chargés vers la dernière échelle du sous-marin en jetant autour de lui un regard satisfait. Il avait tout de même fait du très bon boulot jusqu’ici, plus que quiconque au monde n’aurait été même capable d’imaginer en avoir l’idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Il récupérait l’eau d’une poche souterraine hermétique grâce à un ingénieux système de conduits encastrés dans la roche, et s’était employé des semaines durant à installer un matériel de filtrage très coûteux qui lui permettait de régénérer son propre oxygène en évacuant au passage ce maudit carbone. Tout serait presque parfait si ses connaissances limitées en électronique de pointe ne lui avaient pas permis de réparer les nombreux instruments de mesure disséminés à la surface et qui avaient sans doute été endommagés au moment de l’impact, mais cela lui évitait au moins de se faire du mauvais sang à chaque fois qu’il aurait posé les yeux sur les cadrans désespérément bloqué sur le rouge. Certes, il aurait préféré que cet énorme bloc de pierre ne vienne pas se poser à quelques centimètres de la lentille de son périscope central. Mais il était certain que la vue quotidienne des cadavres et de la désolation générale qui régnait à la surface aurait été de nature à lui couper l’appétit, et c’était bien là encore tout ce qu’il lui restait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’accueil triomphal auquel eut droit Noé Darwin en pénétrant dans l’étable qui occupait tout le bas du sous-marin suffit à lui rendre le sourire quelques instants. Il flatta la croupe que lui tendait gentiment Jeannine, complimenta longuement les poules sur la brillance de leurs plumes et enjamba trois porcelets qui ronflaient profondément pour aller déverser la soupe commune dans l’auge centrale. L’endroit avait beau être parfois d’une puanteur exquise, cette douce odeur de promiscuité avait quelque chose d’infiniment rassurant à ses yeux... mais il savait bien que là aussi, il faudrait faire quelque chose sous peu. Même s’il avait bien pris soin de n’emmener avec lui que des espèces animales auxquelles il prêtait une certaine utilité dans l’optique de sa survie et du repeuplement progressif de la planète, l’assemblage hétéroclite des animaux entassés les uns sur les autres dans un joyeux bordel lui arracha un gémissement de compassion et il resta là quelques instants, prostré, repoussant toujours plus l’idée que tout cela devait avoir une fin un jour, d’une manière ou d’une autre. La langue râpeuse de son épagneul breton, un solide mâle de huit ans au pelage brun, finit par l’arracher de sa torpeur. Il lui caressa la tête en retour quelques secondes, se releva d’un bond et quitta presque à regret sa ménagerie pour retourner à l’étage supérieur par l’écoutille branlante, dont il referma derrière lui la lourde porte hermétique pour ne pas entendre le piaillement incessant des bestiaux. Il posa le récipient sur la table, s’assit et posa sa tête entre ses mains, le regard dans le vide. Un des chats qui s’était malicieusement glissé à sa suite par l’étroite échelle de communication vint s’installer en miaulant faiblement entre ses genoux, et Noé Darwin lui caressa distraitement le haut du crâne. Il aimerait être un chat, des fois, et ne pas avoir à se poser tant de questions. Il aimerait être un chat pour ne pas être un humain, ne pas avoir été responsable, tant bien que mal, ne serait-ce que parce qu’il faisait malgré lui partie de cette race maudite, de la plus grande catastrophe qu’ait connu l’humanité. Il aurait aimé être un chat pour ne pas avoir à se demander quelle issue il pourrait bien trouver à tout ça, coincé comme un rat sur un navire en perdition au milieu d’un océan de cadavres enchevêtrés. Vraiment, quelle brillante idée il avait eu là. Parfois, il aurait préféré mourir bêtement dans les premières secondes du chaos, il aurait espéré ne pas avoir été animé par cette espèce d’instinct de survie stupide qui l’avait conduit à se croire capable de tout ça. Et voilà qu’il était le dernier homme vivant sur Terre. Ca lui faisait une belle jambe. Brillant, vraiment brillant.  Car aussi brillant qu’il pouvait être, en aussi haute estime qu’il pouvait porter son intellect, il fallait bien qu’il se rende à l’évidence, il avait oublié une des caractéristiques fondamentales de l’évolution de l’espèce humaine : Adam et Eve étaient deux. Et lui était tout seul, comme un con, entouré de sa ménagerie sur laquelle il avait focalisé toute son attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-2110554057166285113?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/2110554057166285113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/la-veritable-histoire-vraie-de-noe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2110554057166285113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2110554057166285113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2010/01/la-veritable-histoire-vraie-de-noe.html' title='La véritable histoire vraie de Noe Darwin (3)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/S0ogqdGnCFI/AAAAAAAAAPM/XnZJIIG1s4g/s72-c/evolution.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4266434204031113172</id><published>2009-12-20T04:55:00.001-08:00</published><updated>2009-12-20T04:58:24.460-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Sergio Leone</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sy4fVeUXdrI/AAAAAAAAAPE/exu6RlxqoM4/s1600-h/sergioleone.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 160px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sy4fVeUXdrI/AAAAAAAAAPE/exu6RlxqoM4/s200/sergioleone.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5417301855549486770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Sergio Leone&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Fils de Vincenzo Leone, pionnier du cinéma italien plus connu sous le nom de Roberto Roberti, et de Edwige Valcarenghi, actrice italienne plus connue sous le nom de Pamela La Cochonne, Sergio Leone nait le 3 janvier 2009 à Rome, petite ville de la péninsule coincée entre Fuimicino et Capena. Rome ne s’est pas faite en un jour et les chiens ne font pas des chats. Le petit Sergio fera donc du cinéma, et après des études bâclées, il devient assistant réalisateur sur ces films italiens des années 50 qui font l’admiration de tous et qui connaissent toujours un immense succès auprès de la clientèle du Fucking Blue Boy (superbe soirée fist-fucking à volonté la semaine prochaine, à ne pas manquer), les péplums. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc entouré d’hommes en jupettes courtes et au corps musculeux savamment huilé que Sergio Leone commence tout naturellement sa carrière de réalisateur en achevant d’abord « Les Derniers Jours de Pompéi », qui n’avait certainement pas mérité ça. Il enchaîne en tournant en 1961 « Le Colosse de Rhodes », à ne pas confondre avec le colosse du Road 66, célèbre videur d’une boîte gay des quais bordelais où s’encanaille la bourgeoisie bordelaise, mais nous ne citerons pas de nom pour ne pas faire de tort à Hughes Martin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après ces quelques errances et autres erreurs de jeunesse, Sergio Leone vire sa cuti et participe activement au développement de ce que l’on appela le western spaghetti, délaissant les tapettes en jupettes pour les cow-boys sévèrement burinés et solidement burnés. « Pour une poignée de dollars », « Et pour quelques dollars de plus » et « Le Bon, la Brute et le Truand », tournés entre 1964 et 1966, formeront ce que l’on appelle aujourd’hui « la trilogie de l'homme sans nom ». Trois westerns impitoyables où le drolatique Clint Eastwood promène son personnage dans un univers cynique et percutant. Sergio Leone invente coup sur coup les travellings arrières, l’alternance de gros plans extrêmes et de larges vues d’ensembles, et le travelling avant sur le gros cul d’une stagiaire post-production en alternance soudainement propulsée dans un plan à trois plutôt extrême avec le colosse de Rhodes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1969, Sergio Leone sort de la stagiaire et arrête les spaghettis pour se lancer dans une autre trilogie mythique, dite « trilogie de l’histoire de l’Amérique ». « Il était une fois dans l’Ouest », « Il était une fois la révolution » et « Il était une fois en Amérique », terminé en 1984:  en trois films, Sergio traverse 50 ans d’histoire américaine, prouve qu’il est un des plus grands réalisateurs de l’histoire et ferait presque oublier qu’il a aussi commis coup sur coup « Mon nom est personne » en 1973, et « Un génie, deux associés et une cloche » avec Terence Benny Hill en 1975. En 1989, Sergio Leone succombe à une crise cardiaque, un génie meurt, les deux associés et la cloche se portent très bien, merci.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4266434204031113172?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4266434204031113172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/dictionnaire-impromptu-sergio-leone.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4266434204031113172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4266434204031113172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/dictionnaire-impromptu-sergio-leone.html' title='Dictionnaire impromptu : Sergio Leone'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sy4fVeUXdrI/AAAAAAAAAPE/exu6RlxqoM4/s72-c/sergioleone.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-5598026020473741972</id><published>2009-12-20T04:53:00.000-08:00</published><updated>2009-12-20T04:55:36.741-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Noe Darwin (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sy4euVWi3II/AAAAAAAAAO8/l0JdUM1pD78/s1600-h/evolution.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 146px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sy4euVWi3II/AAAAAAAAAO8/l0JdUM1pD78/s400/evolution.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5417301183127805058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Lui seul avait compris que la nature était sur le point de se rebeller comme jamais elle ne l’avait fait auparavant. Lui seul avait deviné que la théorie de l’évolution devait trouver là son achèvement ultime, et que ce qui allait suivre serait bien pire que tous les typhons et tous les tsunamis réunis. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un phénomène magnétique et énergétique d’une telle ampleur que tout ce qui demeurait à la surface de la planète se consumerait instantanément, comme brûlé d’un feu intérieur dont la puissance ne pouvait pas même être mesuré par les instruments de pointe dont disposaient les scientifiques de la NASA. Ceux-là même qui lui avaient ri au nez et dont les cadavres accumulés à la surface n’avaient pas même pu pourrir en paix si, comme il l’avait prévue, la déflagration avait été logiquement suivie d’un refroidissement brutal des températures qui ne devaient désormais pas dépasser les – 121° à la surface du globe. Il le sentait jusqu’au coeur de son habitacle surchauffé, ce froid perçant qui tentait de s’insinuer par tous les pores de son corps fatigué par des années d’insomnies et de privations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un meuglement perçant déchira soudain l’atmosphère silencieuse du poste de pilotage, et Noé Darwin jeta un coup d’oeil en souriant à sa montre à gousset qu’il tenait si souvent serré contre son coeur, comme si le temps restait désormais son bien le plus précieux et que tout irait bien tant qu’il saurait exactement quelle heure il était. Le 23 juin 2024, 8h37, pile poil. La Jeannine était décidément réglée comme une horloge suisse, plus précise encore que cette montre antique au mécanisme démesurément simple dont Noé n’avait décidément jamais regretté l’achat dans une vieille brocante de Central Park. Chaque matin, à la minute près, cette bonne vieille vache normande réveillait ses congénères avec la même note grave maintenue quelques secondes dans les airs, puis se rendormait quelques secondes en renâclant, le temps que son maître daigne descendre les écoutilles en pestant nonchalamment pour lui apporter leur pitance quotidienne. Soudain ragaillardi par cette sonorité familière, Noé Darwin s’étira quelques instants en baillant, se saisit de la torche glissée dans une encoche sur le mur et se dirigea d’un pas lourd vers le sas qui le menait vers les étages inférieurs du sous-marin. Ce n’était pas un vrai sous-marin à proprement parler, plutôt une vieille capsule de secours en mer sur trois étages, plutôt spacieuse dans le genre, qu’il avait acheté pour trois fois rien dans un surplus de l’armée russe grâce à l’argent de son héritage dont il avait ensuite entièrement dilapidé les dividendes pour aménager son cocon de survie comme il l’entendait. Enjambant la coursive qui le conduisait de sa salle de bain à la cuisine, il exécuta machinalement ces gestes du quotidien qu’il répétait chaque matin depuis bientôt treize longues années, se concentrant sur la façon la plus rationnelle de gagner quelques dixièmes de seconde chaque jour pour ne pas sombrer dans la folie. Sa toilette achevée dans un temps record, il passa dans la pièce suivante, ouvrit un placard et déposa sur la table le repas frugal qu’il avait concocté pour lui-même et ses pensionnaires. Encore des patates, mais il ne se plaignait pas, il adorait ça et les animaux aussi. De toute façon, son potager miniature ne lui fournissait pas suffisamment de nourriture pour faire son difficile, et il se félicitait d’avoir fait assez de provisions de conserves et de pomme de terre pour survivre tant d’années en solitaire. Bientôt, cela ne suffirait plus, il ne le savait que trop bien, et il lui faudrait alors penser à ce qui suivrait. Il soupira longuement. Pour l’heure, il ne voulait même pas laisser son esprit divaguer de la sorte sur l’avenir sombre qui l’attendrait lorsque ses animaux et ses cultures ne lui assurerait plus les ressources nécessaires pour demeurer ici en sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-5598026020473741972?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/5598026020473741972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/la-veritable-histoire-vraie-de-noe_20.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5598026020473741972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5598026020473741972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/la-veritable-histoire-vraie-de-noe_20.html' title='La véritable histoire vraie de Noe Darwin (2)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sy4euVWi3II/AAAAAAAAAO8/l0JdUM1pD78/s72-c/evolution.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4094454528989503694</id><published>2009-12-20T04:50:00.000-08:00</published><updated>2009-12-20T04:53:16.851-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (31)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sy4eLuqDJ0I/AAAAAAAAAOs/F0ewcVGAIGQ/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sy4eLuqDJ0I/AAAAAAAAAOs/F0ewcVGAIGQ/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5417300588625078082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Aspirations éthyliques&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Éthylisme n.m&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt; : Ingestion contrôlée d’alcool déterminant un ensemble de théories fumeuses qui n’auraient pas vu le jour sans ça.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;(Dictionnaire de l’Alcoolisme Assisté, 2004)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre soi-même ou ne pas être&lt;br /&gt;Etre personne ou ne pas être&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre vivant ou ne pas être&lt;br /&gt;Etre immortel ou ne pas être&lt;br /&gt;Etre Dieu ou ne pas être&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre inspiré ou ne pas être&lt;br /&gt;Etre aspiré ou ne pas être&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre chef de file ou ne pas être&lt;br /&gt;Etre génial ou ne pas être&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre génial dans son œuvre et plus encore dans sa vie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre sérieux une petite seconde&lt;br /&gt;Considérer son texte avec un sourire affectueux&lt;br /&gt;Le raturer consciencieusement&lt;br /&gt;Écrire à la place&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre avec toi ou ne pas être.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4094454528989503694?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4094454528989503694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/lettres-ma-future-ex-31.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4094454528989503694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4094454528989503694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/lettres-ma-future-ex-31.html' title='Lettres à ma Future-Ex (31)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sy4eLuqDJ0I/AAAAAAAAAOs/F0ewcVGAIGQ/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4508933331885771386</id><published>2009-12-13T04:06:00.000-08:00</published><updated>2009-12-13T04:10:17.032-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Khomeini</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SyTZnBUJgqI/AAAAAAAAAOk/iyBrah9aPy0/s1600-h/khomeini.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 187px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SyTZnBUJgqI/AAAAAAAAAOk/iyBrah9aPy0/s200/khomeini.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5414691916397249186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Né en 1902 dans une famille chiite très croyante de Khomein, à 300 kilomètres de Téhéran, le petit Rouhollah Moussavi voit très jeune son père assassiné par les hommes de main du seigneur du coin. Vêtu de son turban noir indiquant qu’il est un descendant direct du prophète Mahomet en passant par l’imâm Musa al-Kazim (pour aller dans le centre de Téhéran, passez plutôt par les boulevards, y’a moins de bouchons), il s’installe en 1920 à Qom, deuxième ville sainte du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Déjà rebelle, le petit Rouhollah suit des cours de philosophie (ce qui est contraire à la tradition coranique, sa mère le sait) et enfreint les règles en matière d’habillement. Ca ne l’empêche pas d’être nommé professeur de théologie en 1927 puis de devenir en 1950 ayatollah, un des grades religieux les plus élevés chez les Chiites, juste avant maître du monde. Il s’engage alors en politique et s’oppose au shah d’Iran, qui veut attribuer moins de pouvoir à la charia coranique et donner le droit de vote aux femmes, entre autres futilités baroques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les shahs, c’est tous des branleurs, se dit Khomeini 40 ans avant les Nuls. En 1963, l’ayatollah participe activement aux émeutes de juin et durcit sa position. Aie aie aie, dit l’ayatollette. Le shah sort ses griffes, le condamne à mort puis le fait gracier. Le shah est faible, Khomeini sourit et s’exile en Turquie puis en Irak, où son discours se radicalise progressivement. Mais très vite, les Irakiens ne fument plus de chiite, et en 1978 Khomeini doit partir en France avec un visa touriste. Il en profite pour aller voir la Tour Eiffel, puis rentre au pays en 1979 et prend le pouvoir à la faveur de la Révolution Iranienne. S’ensuivent comme de bien entendus quelques joyeuses régressions des Droits de l’Homme : tortures, meurtres, enlèvements et prise d’otage de 52 citoyens américains qui se finit par une opération commando catastrophique, mais Chuck Norris n’avait pas pu se libérer ce jour-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu de temps après, Sadam Hussein se dit qu’il n’y a pas assez de place dans le Golfe pour deux tyrans (d’où la fameuse blague « comment fait-on rentrer deux tyrans dans une Golf décapotable », réponse au 39800, 2 euros 30 la minute) et envahit l’Iran en 1980. La guerre Iran-Irak durera huit ans, avant que Khomeini n’accepte enfin le cessez-le-feu. Il aura pris le soin avant ça de faire exécuter les 3000 prisonniers politiques détenus à Téhéran. Avant de tomber malade, Khomeini a encore le temps de s’en prendre à l’écrivain Salman Rushdie et de lancer contre lui une fatwa, avec un w comme dans Wanfigueye, puis meurt le 3 juin 1989 des suites d’une hémorragie interne. Un million d’Iraniens suivront ses obsèques. L’ayatollah se retire, enfin, dit l’ayatolette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui, j’oubliais... comment fait-on rentrer deux tyrans dans une Golf décapotable ? Réponse: la Belgique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4508933331885771386?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4508933331885771386/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/dictionnaire-impromptu-khomeini.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4508933331885771386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4508933331885771386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/dictionnaire-impromptu-khomeini.html' title='Dictionnaire impromptu : Khomeini'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SyTZnBUJgqI/AAAAAAAAAOk/iyBrah9aPy0/s72-c/khomeini.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-2171365565039307531</id><published>2009-12-13T04:02:00.000-08:00</published><updated>2009-12-13T04:06:06.745-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Noe Darwin (1)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SyTYlY_l7rI/AAAAAAAAAOU/9B1aZM2A74U/s1600-h/evolution.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 146px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SyTYlY_l7rI/AAAAAAAAAOU/9B1aZM2A74U/s400/evolution.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5414690788882116274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 51);"&gt;La véritable histoire vraie de Noé Darwin&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’était pas tant de voir le ciel éclairé d’un grand soleil, c’était plutôt le chant mélodieux des oiseaux dans la brume du matin qui lui manquait le plus. D’un geste sec, Noé Darwin referma l’obturateur du périscope secondaire et laissa filer entre ses mains le mince filin qui maintenait ouvert le volet du sas de sécurité. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il regarda la pâle lumière du jour naissant disparaître avec un grincement sinistre qui n’avait lui rien de mélodieux, comme si la carcasse de plomb tout entière tenait à lui faire remarquer combien sa situation n’avait rien d’enviable. Et ce n’est pas les quelques reflets de ciel gris qu’il pouvait de temps à autre apercevoir en se tordant le cou qui allait le réconforter. Ca n’avait rien de réconfortant, tout juste quelques traînées de lumières blanchâtres qui provenaient sans doute de l’épave alanguie d’un vieil aéronef depuis longtemps tombé en lambeaux après s’être écrasé lamentablement sur le sol avec un de ces bruits mats qui avaient si longtemps hanté ces nuits et continuaient de lui donner des sueurs froides des années après. Il lui semblait parfois que les avions ne cessaient jamais de tomber, à chaque fois qu’il croyait entendre un de ces chocs sourds ou qu’il sentait vibrer de manière presque imperceptible les lourdes parois métalliques de son petit intérieur douillet. Mais il savait bien que c’était tout à fait impossible, les moteurs des derniers aéroplanes avaient cessé de fonctionner à la seconde même où c’était arrivé, à cet instant précis où toutes les machines du monde vivant avaient décidé d’un commun accord qu’il était temps pour elles de laisser l’homme se débrouiller seul, et qu’elles même non plus n’étaient pas de taille à lutter contre l’ennemi invisible qui frappait de toutes ses forces les moindres recoins de la Terre. Ces vibrations n’étaient que l’écho morbide de la grande catastrophe, les derniers soubresauts de vie d’une planète qui s’était embrasée d’un seul souffle et dont les entrailles vomissaient en maugréant les derniers espoirs de la race humaine. Elles étaient beaucoup trop régulières et trop faibles pour être autre chose que quelques-unes de ces secousses sismiques dont les prémices auraient du alerter la population bien des années auparavant, et dont lui-même, Noé Darwin, géologue et anthropologue hautement sous-estimé, n’avait su saisir la véritable portée alarmante. Lorsqu’il avait compris que quelque chose de terrible allait se produire, il était déjà presque trop tard pour que l’on prenne au sérieux les allégations désordonnées d’un vieux fou qui avait enterré une vieille carcasse de sous-marin soviétique dans son jardin et passait son temps à la tapisser de plomb comme une marmotte prépare son terrier avant l’hiver en le bourrant de fétus de paille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-2171365565039307531?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/2171365565039307531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/la-veritable-histoire-vraie-de-noe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2171365565039307531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2171365565039307531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/la-veritable-histoire-vraie-de-noe.html' title='La véritable histoire vraie de Noe Darwin (1)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SyTYlY_l7rI/AAAAAAAAAOU/9B1aZM2A74U/s72-c/evolution.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6841913783313859896</id><published>2009-12-13T03:57:00.000-08:00</published><updated>2009-12-13T04:00:20.433-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (30)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SyTXQfhiNbI/AAAAAAAAAN8/bVTOjC8VZhE/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SyTXQfhiNbI/AAAAAAAAAN8/bVTOjC8VZhE/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5414689330346210738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204); font-weight: bold;"&gt;En quelques microsecondes&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça aurait été si simple. &lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Je t’aurais remarqué, sans me tromper, pourquoi me serais-je trompé, pourquoi ne t’aurais-je pas remarqué, tu étais la plus belle ce soir-là, comme tous les autres soirs sans doute. &lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Je me serais avancé vers toi de mon pas cadencé de petit homme sûr d’être à la hauteur ce soir-là, comme tous les autres soirs d’ailleurs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t’aurais parlé, sans hésiter, pourquoi aurais-je hésité, ça aurait été la seule chose à faire, t’adresser la parole comme on s’adresse à son destin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t’aurais fait rire, car j’aurais été drôle ce soir-là, comme tous les autres soirs d’ailleurs. Et tu aurais ri de ton rire franc, et ton joli visage se serait éclairé de ton joli sourire. Et tu m’aurais répondu comme seule toi aurait su le faire, avec humour et finesse, car tu aurais été d’une finesse sans précédent sur Terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous aurions discuté longuement, et plus rien n’aurait existé autour de nous, et le temps aurait défilé à une incroyable vitesse, et tu aurais levé tes jolis yeux vers moi et tu m’aurais dit « à bientôt » de ta jolie voix, et tu m’aurais laissé discrètement ton numéro de téléphone, inscrit de ta merveilleuse écriture au dos de mon paquet de cigarette.&lt;br /&gt;Je t’aurais rappelé le lendemain sous n’importe quel prétexte, j’aurais trouvé n’importe quoi rien que pour t’entendre dire « allô » dans ce combiné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous nous serions revus, et nous aurions passé la journée ensemble à flâner gaiement dans la ville, à se moquer des badauds et à passer du rire à l’émotion en quelques microsecondes. Et nous en aurions conclu que oui, effectivement, c’était une très agréable façon de passer notre dimanche, à flâner gaiement dans la ville, à se moquer des badauds et à passer du rire à l’émotion en quelques microsecondes. Et nous aurions décidé qu’une façon si agréable de passer un dimanche ne pouvait décidément pas se limiter à un dimanche comme un autre, et que les autres jours de la semaine aussi, nous pourrions nous voir, flâner gaiement, nous moquer des badauds et passer du rire à l’émotion en quelques microsecondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous nous serions arrêtés de parler en même temps, suspendus à nos lèvres qui se seraient rencontrées, qui se seraient épousées comme si elles avaient toujours été faites pour se rencontrer, s’épouser et passer des dimanche, mais aussi les autres jours, à se voir, à flâner gaiement, à se moquer des badauds et à passer du rire à l’émotion en quelques microsecondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nos lèvres n’auraient pas pu se quitter ainsi, sans passer encore du temps ensemble, et nous serions rentrés chez moi main dans la main, ta tête appuyée contre mon épaule solide, et nous serions montés au ciel, et nous aurions fait l’amour des jours et des nuits entières, et nous aurions été heureux ensemble, plus heureux encore que si nous avions décidé d’être heureux ensemble, car nous aurions été heureux ensemble sans l’avoir jamais décidé, seulement parce qu’il nous semblerait que la seule chose que nous ayons vraiment d’important à faire sur cette terre, ce soit bien d’être heureux ensemble, de laisser nos lèvres se retrouver, s’épouser, et passer des dimanches à se voir, à flâner gaiement, à se moquer des badauds et à passer du rire à l’émotion en quelques microsecondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui. Mais voilà. Je ne me suis jamais avancé vers toi. Tout ce dont je suis capable, à la place, c’est d’écrire mes regrets en te regardant rire aux blagues vaseuses d’un autre un peu moins con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je nous ai tout gâché.&lt;br /&gt;Et voilà comment on passe du rire à l’émotion.&lt;br /&gt;En quelques microsecondes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6841913783313859896?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6841913783313859896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/lettres-ma-future-ex-30.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6841913783313859896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6841913783313859896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/12/lettres-ma-future-ex-30.html' title='Lettres à ma Future-Ex (30)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SyTXQfhiNbI/AAAAAAAAAN8/bVTOjC8VZhE/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8356820649202853803</id><published>2009-11-30T09:39:00.000-08:00</published><updated>2009-11-30T09:42:23.082-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Sid Vicious</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SxQD7bnsnXI/AAAAAAAAAN0/Zg7N1urGsls/s1600/sid-vicious.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SxQD7bnsnXI/AAAAAAAAAN0/Zg7N1urGsls/s200/sid-vicious.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5409953371940232562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Né le 10 mai 1957 à Londres, John Simon Ritchie voit très jeune son père quitter le domicile familial, et sa mère se réfugier du côté d’Ibiza, parce que c’est quand même plus sympa que Boulogne-sur-Mer. Elle gagne sa vie en vendant du cannabis, parce que c’est quand même plus sympa que de vendre son cul, puis rentre à Londres en 1965 et abandonne son fils à la rue, parce que c’est quand même plus sympa sans un gamin turbulent dans les pattes. John Ritchie n’essaie pas de retrouver son père, parce qu’avec un coup de pas de bol ça pourrait être Lionel Ritchie, et préfère jouer pendant quelques années à Rémy sans famille, version Orange Mécanique : débrouille, gang de voyous et ultra-violence. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 18 ans, John Ritchie emménage dans un taudis avec son meilleur pote, un petit gars appelé Johnny Rotten, et se retrouve soudainement affublé du surnom de Sid Vicious, Sid, comme le hamster de Johnny Rotten qui avait eu la bonne idée de ne pas l’appeler Gilbert. Très vite, Johnny Rotten devient le chanteur d’un petit groupe de punk qui monte, les Sex Pistols. Ceux-ci ne tardent pas à se séparer de leur bassiste qui écoutait trop les Beatles pour faire un punk honnête, et embauche Sid Vicious pour le remplacer en 1977, alors qu’il n’a jamais touché un instrument de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En un peu plus d’un an, Sid Vicious aura le temps de faire partie du groupe le plus marquant du punk anglais, d’inventer le pogo, d’avoir une liaison avec une toxicomane américaine du nom de Nancy Spungen et de devenir l’incarnation ultime du rock’n’roll, sexe, drogues, violences, provocations en tout genre, une véritable icône. Pas sûr que Gilbert Vicious aurait eu le même succès, lui qui fait un véritable carton à chaque fois qu’il ouvre son imperméable devant les écolières du couvent Sainte Hélène de Boulogne-Sur-Mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. En 1978, après une tournée américaine mouvementée, Johnny Rotten annonce la dissolution des Sex Pistols, qui n’auront donc jamais réalisé qu’un seul album (le fameux Nevermind Sandra Bullock) et une poignée de singles. Sid Vicious tente bien de se lancer en solo mais ne parviendra à commettre qu’une reprise bancale de My Way, et retombe de plus belle dans la drogue en compagnie de Nancy. Le 12 octobre 1978, le corps de celle-ci est retrouvé poignardé dans leur chambre du Chelsea Motel, et Sid Vicious emprisonné en attendant de faire la lumière sur ce meurtre. Mais Sid Vicious ne sera jamais jugé, il est relâché sous caution en attendant son procès et meurt d’une overdose à New York le 2 février 1979 sans que l’on sache s’il s’agit d’un accident ou d’un suicide. L’icône du punk était morte, et plus rien ne serait comme avant. No future.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8356820649202853803?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8356820649202853803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/dictionnaire-impromptu-sid-vicious.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8356820649202853803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8356820649202853803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/dictionnaire-impromptu-sid-vicious.html' title='Dictionnaire impromptu : Sid Vicious'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SxQD7bnsnXI/AAAAAAAAAN0/Zg7N1urGsls/s72-c/sid-vicious.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6421788412982421199</id><published>2009-11-30T09:38:00.000-08:00</published><updated>2009-11-30T09:39:40.466-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Marc Intoche (5)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SxQDT-p5ttI/AAAAAAAAANs/F-6DNLuBIEY/s1600/Apple-Macintosh.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SxQDT-p5ttI/AAAAAAAAANs/F-6DNLuBIEY/s200/Apple-Macintosh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5409952694149953234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Son sourire se figea soudainement, au fur et à mesure qu’il se rendait compte qu’il était bien incapable de se souvenir de quelque chose de réellement beau à propos de sa relation avec Martin. Ils vivaient ensemble, voilà tout, avec leurs petites habitudes, et ne se détestaient pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non qu’ils aient eu ensemble une existence triste et dénuée de tout bonheur partagé, mais c’était comme si tout les instants heureux dont il pouvait se souvenir s’estompaient très rapidement devant la masse de reproches qu’il avait à lui faire, qu’il aurait à lui faire si seulement il était encore de ce monde. Si seulement ce con ne s’était cru assez évolué pour accepter sans aucune hésitation toutes les missions que lui avait confié la Pomme, s’il ne s’était pas aventuré bêtement dans les tréfonds de la galaxie à la recherche d’une quelconque forme de vie disparue depuis la nuit des temps, s’il ne s’était pas senti si invincible au point d’en oublier toutes les règles de prudence élémentaire que l’on inculquait dès le début à tous les sujets de la Pomme, peut-être serait-il à sa place ce soir, larmoyant, ne pouvant retenir ses sanglots devant le spectacle du corps de Marc Intoche recroquevillé dans une boîte en métal glaciale et bien trop petite pour lui. Mais ce n’était pas le cas. Peut-être était-ce sa faute, peut-être qu’il aurait du le détromper plus souvent et plus violemment sur ses capacités à rester vivant. Mais une chose était certaine, il n’arrivait pas plus à culpabiliser qu’à être attristé par la disparition de celui qui avait partagé sa morne existence ces vingt dernières années. Tant pis. Tant pis pour lui, tant pis pour eux. C’était peut-être du fatalisme, ces deux mots qui tombaient aussi abruptement qu’une hache sur le coup du condamné, mais c’était aussi la triste vérité, d’une logique implacable, d’un cynisme parfaitement maîtrisé et totalement incontrôlable. Tant pis. Il soupira de nouveau et dut faire un effort surhumain pour empêcher son regard de partir une nouvelle fois dans le vague à la recherche de réponses inutiles à des questions qui ne se posaient même pas. Tant pis. Et tant pis pour lui, s’il ne pouvait s’empêcher d’être aussi peu troublé devant ce spectacle funeste qu’un de ces stupides automates pleins de bugs que la Pomme avait réussi à mettre enfin à la retraite en reprenant les commandes du monde. Il se sentait ainsi, froid, raisonné, programmé pour agir sans trop réfléchir, et réfléchir uniquement lorsque cela était nécessaire, selon des concepts pré-établis, ne laissant échapper de sa lourde carcasse que les sentiments que l’on lui avait appris à avoir. Tant pis. Quelqu’un avait du merder dans son éducation, à un moment, il ne voyait pas d’autre explication... une simple erreur dans la chaîne de causalité, et tout avait déraillé. Il n’était pas comme les autres, il le voyait bien, et il ne pourrait plus prétendre très longtemps. Distraitement, il caressa le visage enfin apaisé de son compagnon, ses doigts glissèrent lentement le long de son front lisse, s’arrêtèrent quelques instants sur la plaque métallique incrustée dans sa nuque parfaite, effleurant les chiffres en relief de son numéro de matricule avant de replonger quelques secondes plus tard en direction de son torse presque intacte, à l’exception notable d’un trou d’une quinzaine de centimètres de diamètre, parfaitement découpé, qui laissait délicatement entrevoir l’amas de fils dont la section irréprochable, sans doute provoquée  par une arme thermique anti-blindage, avait entraîné sans nul doute l’arrêt immédiat des fonctions vitales du numéro X456. Marc Intoche se détourna  brutalement de la dépouille inerte, moins parce qu’il ne pouvait pas supporter sa vue que parce qu’il ne pouvait supporter d’éprouver aussi peu d’émotions à son contact. A vrai dire, c’était même plus qu’il ne pourrait jamais en supporter. Il avait déjà vécu trop de temps dans le mensonge et le déni de qui il était vraiment. D’un geste raide de la tête, il s’excusa auprès de ses invités, traversa lentement la pièce bondée en frôlant à peine tout ceux qui se trouvaient sur son passage, et rentra dans le petit réduit qui lui servait de chambre en refermant soigneusement la porte derrière lui. Il prit une profonde inspiration, se demanda s’il devait même hésiter, et chassa rapidement cette idée de sa tête. Bien sûr que non, sa décision était prise. Depuis longtemps, en fait, et tout les calculs de probabilités du monde n’y changerait rien. Il observa quelques instants son image dans le miroir qui lui faisait face, ce visage dur et sans émotions que lui avait façonné son père en pensant sans doute bien faire. Quel gâchis. Puis, doucement, millimètre par millimètre, Marc Intoche porte la main à sa nuque, dévissa soigneusement la petite plaque métallique qui l’ornait et, avec un petit sourire ironique à l’encontre de son reflet qui l’observait attentivement dans la glace, pressa le bouton Reset en forme de pomme camouflé au creux de son cuir chevelu.  Les yeux de l’humanoïde expérimental de 3e génération F672 se brouillèrent subitement, et sa dernière pensée fut qu’il avait décidément fait le bon choix. Ce n’était pas humain d’être aussi peu sensible à sa propre mort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6421788412982421199?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6421788412982421199/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/la-veritable-histoire-vraie-de-marc_30.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6421788412982421199'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6421788412982421199'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/la-veritable-histoire-vraie-de-marc_30.html' title='La véritable histoire vraie de Marc Intoche (5)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SxQDT-p5ttI/AAAAAAAAANs/F-6DNLuBIEY/s72-c/Apple-Macintosh.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-2310973408978734486</id><published>2009-11-30T09:33:00.000-08:00</published><updated>2009-12-13T03:57:10.157-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (29)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SxQC2RB0tvI/AAAAAAAAANk/yOUwpIrTZRI/s1600/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SxQC2RB0tvI/AAAAAAAAANk/yOUwpIrTZRI/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5409952183686051570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Publicité mensongère&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur le directeur général de La Redoutable Redoute&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant toute chose, veuillez considérer cette lettre comme la dernière que je vous adresse avant de me voir obligé de vous envoyer les huissiers et de vous coller un procès qui vous coûtera pour le moins la peau des testicules, si tant est que je vous laisse en vie. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissez-moi vous rappeler dans les grandes lignes les raisons de mon mécontentement. Vous ne pouvez contester avoir reçu de moi, il y a maintenant plus de deux ans, la commande d’une nouvelle amoureuse précisant dans les moindres détails, outre les mensurations, toutes les qualités morales et intellectuelles requises par le produit demandé, et cela conformément à la description que l’on peut en trouver dans votre catalogue distribué peu de temps auparavant en date du 23 juin 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous n’êtes pas sans savoir, puisque je vous en fais part à plusieurs reprises dans mes courriers enflammés en date du 11 et 22 juillet 2012, que vous vous êtes en premier lieu rendu coupable de retards inacceptables dans la livraison de votre marchandise. Je vous en avais pourtant envoyé règlement dès le lendemain en brûlant un cierge devant la statue de cire de Laetitia Casta au Musée Grévin, prenant ainsi le risque majeur de faire fondre son téton droit, qu’elle a par ailleurs fort beau, mais là n’est pas la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce n’est pas le pire, ni la raison principale de ma diatribe vengeresse. Après avoir longuement tardé à m’avouer qu’il ne vous restait plus de modèles correspondant à la combinaison choisie en stock, vous avez doublement failli en me faisant tout de même parvenir un modèle d’une qualité bien inférieure, et que je soupçonne, sans doute à raison, de n’être qu’un article de présentation abusivement recyclé par vos soins. Outre ma déception à l’ouverture de votre paquet, vous imaginez bien que les frais engagés par la prise en charge de votre sous-modèle de pacotille et le préjudice moral qui nous fut infligé à tous deux par la même occasion donneront lieu, soyez en sûrs, à une demande devant le tribunal de dommages et intérêts qui devrait vous faire réfléchir la prochaine fois que vous tenterez pareille opération de sauvetage désespéré de votre réputation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou plutôt devrais-je dire, cette demande aurait dû vous faire réfléchir à deux fois. Car ce n’est pas à deux occasions, mais à trois, quatre, cinq, dix occasions que vous avez tenté de reproduire votre subterfuge avec l’espoir fol que je n’y verrais que du feu. C’est bien mal me connaître, en amateur éclairé que je suis, le moindre défaut de fabrication de vos poupées gonflantes m’a sauté aux yeux à un moment ou un autre. Et pourtant, vous ne pourrez prétendre sans être submergé par la honte que je n’aie fait aucun effort ni aucun pas dans votre direction, allant jusqu’à réduire de moitié mes critères de sélection, en occultant notamment la plupart des qualités physiques de l’objet de mes désirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, il était bien normal que je vous renvoie dans leur emballage d’origine tous vos paquets cadeaux empoisonnés. Et c’est pourquoi vous avez dû subir sans préavis le retour prématuré et successif à l’usine de Barbie Pouffiasse, de Barbie Suicide, de Barbie Intello, de Barbie Frigide, de Barbie Gamine, de Barbie Barbante, et je vous passe la liste complète. Dire que vous faisiez même des économies de moyen en m’envoyant des modèles entièrement creux à l’intérieur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, Monsieur, veuillez comprendre que si vous vous trouvez dans l’incapacité de m’adresser d’ici la fin de l’année le numéro de référence exact demandé, je devrais porter l’action en justice et m’adresser dorénavant à la concurrence, bien que je ne me sente pas encore tout à fait capable de virer ma cuti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur, je ne vous salue pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-2310973408978734486?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/2310973408978734486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/lettres-ma-future-ex-26_30.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2310973408978734486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2310973408978734486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/lettres-ma-future-ex-26_30.html' title='Lettres à ma Future-Ex (29)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SxQC2RB0tvI/AAAAAAAAANk/yOUwpIrTZRI/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-444665996618420251</id><published>2009-11-22T09:39:00.000-08:00</published><updated>2009-11-22T09:45:00.037-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : John Wayne</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Swl4MPwsKCI/AAAAAAAAANc/h87rqGxeQgY/s1600/american-john-wayne.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 164px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Swl4MPwsKCI/AAAAAAAAANc/h87rqGxeQgY/s200/american-john-wayne.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5406984979419506722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Symbole ultime du mâle dans toute sa splendeur, la peau mate burinée par le soleil écrasant, le regard fier scrutant l’horizon avant de cracher dans la poussière du Texas un glaviot large comme le poing, John Wayne est un macho comme on en fera plus, ténébreux et fascinant. Sauf que John Wayne s’appelle en réalité Marion Morrisson, et que le mythe du cow-boy viril prend subitement une flèche dans l’aile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né Marion Robert Morrisson le 26 mai 1907 d’un père écossais et presbytérien et d’une mère irlandaise et myope, John Wayne passa son enfance en Californie à tenter de changer de sexe par tous les moyens. Ne pouvant se résoudre à une opération chirurgicale fort coûteuse, il se met au football et rentre à l’université de Californie du Sud où il obtient une bourse, ce qui est déjà un bon début quand on essaie désespérément d’obtenir l’appareillage complet. Mais une blessure au sein droit l’oblige à mettre un terme à sa carrière de quaterback, Marion met fin à ses études et commence à travailler pour des studios de cinéma locaux, où il rencontrera le grand John Ford qui le fait tourner avec son ancienne équipe dans le film « Maker of Men » en 1930, littéralement, « Faire de vous des hommes », ce qui avait tout pour exciter le jeune Marion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette première étape encourageante, Marion sait ce qui lui reste à faire pour enfin se trouver. Il se lance dans le cinéma et devient John Wayne, John comme son héros John Ford et Wayne comme Bruce Wayne, dont l’homosexualité latente à de quoi prêter à confusion mais c’est une autre histoire. Luttant tant bien que mal contre les pulsions qui l’habitent, Marion, et même si là-dessus les avis divergent et que dix verges, ça fait beaucoup pour un seul homme, Marion, donc, se créé par réflexe un personnage ultra macho et conservateur qu’il conservera coûte que coûte dans les 175 films où il apparaîtra. John Wayne excelle alors autant dans les westerns (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rio Bravo, L’Homme qui tua Liberty Valance, La Chevauchée Fantastique, Pocahontas et les 1000 plaisirs de la squaw solitaire...&lt;/span&gt;) que dans les films de guerre, et en 1968, il signe ainsi &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Bérets Verts&lt;/span&gt;, seul film du genre ouvertement pro-guerre du Vietnam. On lui propose alors d’être le candidat du parti Républicain au prochaine élection, mais John décline la proposition en déclarant que jamais le public ne pourrait envoyer un acteur à la Maison Blanche, et Ronald Reagan se marre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la même période, on lui diagnostique un cancer du poumon, ce qui n’empêchera pas John Wayne de fumer virilement ses trois paquets quotidiens jusqu’à son dernier souffle, parce que le cancer du poumon, tout le monde le sait, c’est pour les pédés. Il décide donc plutôt de mourir d’un cancer de l’estomac, qui, un soir de juin 1979, emporte le fier cow-boy solitaire vers son dernier rodéo. John Wayne demeurera pour tous l’homme le plus classe du monde, là où tant de gens confondent encore un peu trop la classe et la coquetterie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-444665996618420251?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/444665996618420251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/dictionnaire-impromptu-john-wayne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/444665996618420251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/444665996618420251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/dictionnaire-impromptu-john-wayne.html' title='Dictionnaire impromptu : John Wayne'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Swl4MPwsKCI/AAAAAAAAANc/h87rqGxeQgY/s72-c/american-john-wayne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-2542680057633229700</id><published>2009-11-22T09:30:00.000-08:00</published><updated>2009-11-22T09:38:17.848-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Marc Intoche (4)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Swl25Phx-DI/AAAAAAAAANU/ITFKxA_ImMg/s1600/Apple-Macintosh.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Swl25Phx-DI/AAAAAAAAANU/ITFKxA_ImMg/s200/Apple-Macintosh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5406983553427830834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Prétendre, simuler, encore et encore. Pour ça non plus, il n’avait pas été programmé, mais c’était rapidement devenu comme une seconde nature pour lui. Comment aurait-il pu faire autrement, de toute façon ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il n’avait jamais laissé échapper ne serait-ce qu’une bribe de ce qu’il ressentait vraiment, les limiers de l’Institut Norton n’auraient pas tardé à intervenir pour le retirer du circuit. Pire encore, s’il s’étaient alors rendu compte qu’il planquait chez lui un ouvrage ancien subtilisé habilement dans la réserve des Archives Centrales, ils auraient sans doute été plus expéditifs encore et c’est lui qui se retrouverait aujourd’hui exposé à la vue de tous dans une petite boîte de métal. Peut-être que c’était ça qu’il recherchait après tout, en prenant de tels risques. Il avait beau détester les enterrements, c’était peut-être aussi parce qu’il n’avait pas encore eu l’occasion d’assister au sien. Est-ce qu’il en vaudrait la peine ? Sans doute, tant qu’il n’avait plu à supporter ses congénères et leurs lamentations hypocrites. Marc Chronos soupira et regarda autour de lui. La plupart des invités étaient désormais réunis au centre de la pièce, formant un cercle en apparence soudé d’où s’élevait une longue plainte monocorde, un son modulé à l’infini sur un rythme binaire plutôt angoissant, à vrai dire. Il se leva enfin de sa chaise, s’ébroua quelques instants, et traversa la pièce en prenant un air aussi effondré que possible, faisant mine de tituber à chaque pas. Les regards compatissants qui accompagnèrent son déplacement jusqu’au cercueil en polymatière suffirent à son bonheur. Est-ce qu’un seul d’entre eux pouvait soupçonner que derrière sa tristesse apparente se cachaient une profonde indifférence et un dégoût certain pour tout ce qui l’entourait ? Prudemment, il adressa à gauche et à droite quelques petits signes de tête et des remerciements discrets, bien qu’il n’ait pas grand chose à faire de leurs condoléances. Bien sûr, la mort soudaine de son compagnon l’avait un peu attristé, mais il n’avait pas vraiment la même conception que ceux qui l’entouraient, qu’il ne percevait pas la joie et la tristesse de la même façon qu’eux, comme s’il était imperméable à la plupart des sentiments qui semblaient naturellement guider leurs existences. Parfois, il en arrivait à se demander s’il n’était pas un monstre. Après tout, cela pouvait s’expliquer aisément, ils n’étaient pas non plus de la même génération que lui. Malgré la disparité flagrante de leurs âges apparents, une très grande partie d’eux étaient bien plus jeunes que lui et n’avaient certainement pas vécu la Réforme AO comme lui était passé au travers avec pertes et fracas. Ils n’étaient pas du même moule, n’étaient pas fait pareil, n’avaient certainement pas le même passif, et, malgré tous ses efforts pour s’intégrer, Marc Intoche se sentait désespérément différent lorsqu’il se trouvait en leur compagnie, lorsqu’il était obligé de se trouver en leur compagnie. Il posa sa main sur le rebord de la boîte métallique et la retira aussitôt. Elle était glaciale. Il ferma les yeux, tentant de suivre les préceptes de la Pomme dans ce cas de figure. Son esprit parcourut ses connexions neuronales à plus de 15800 kilobits par seconde pour y déterrer les fichiers correspondants. Procédure 27 bis, décès accidentel d’un proche, humanoïde ou associé : se souvenir uniquement des belles choses. Un léger sourire flotta sur les lèvres de Marc Intoche : c’était donc aussi simple que ça. Il fallait bien avouer que les 12457 règles de survie élémentaires établies par la Pomme le jour même de son arrivée au pouvoir s’avéraient souvent d’une redoutable efficacité, pour peu que l’on sache les manier avec une certaine intelligence et beaucoup de précautions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;(à suivre...)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-2542680057633229700?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/2542680057633229700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/la-veritable-histoire-vraie-de-marc_22.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2542680057633229700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2542680057633229700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/la-veritable-histoire-vraie-de-marc_22.html' title='La véritable histoire vraie de Marc Intoche (4)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Swl25Phx-DI/AAAAAAAAANU/ITFKxA_ImMg/s72-c/Apple-Macintosh.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-426454017053168580</id><published>2009-11-22T09:21:00.000-08:00</published><updated>2009-12-13T03:55:42.414-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (28)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwlzX9Ipp6I/AAAAAAAAANM/16PJeF5wTU8/s1600/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwlzX9Ipp6I/AAAAAAAAANM/16PJeF5wTU8/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5406979683020023714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Mon Apathie d’Ogre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Remets tes deux petites pommes dans ton soutif&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Et je remballe mon canif&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Moi qui voulait être calife à la place de caniche&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai réussi qu’à être insultant&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Tant et tant&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Qui m’ont servi d’appât&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Qui ont servi de proie &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;À mon apathie d’ogre&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais rassasié&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je n’ai plus très faim&lt;br /&gt;D’histoire de culs et chemises&lt;br /&gt;Cupidon peut remettre ses flèches dans son carquois&lt;br /&gt;J’ai passé mon armure à Wonderbra&lt;br /&gt;Le genre imperméable Cortex&lt;br /&gt;Un tue l’amour, un anti-sexe&lt;br /&gt;Jaune fluo, mais ça c’est pour la déco&lt;br /&gt;Ce qui compte, c’est que dans le dos&lt;br /&gt;On y voit écrit, bien gros&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CHERCHE ACTRICE DE SA VIE&lt;br /&gt;RECOMPENSE POUR TOUTE INFORMATION&lt;br /&gt;TELEPHONEZ A CE NUMÉRO&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite annonce pleine de non-sens&lt;br /&gt;Interdit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finis les cabines d’essayage&lt;br /&gt;On verra ce que ça donne au montage&lt;br /&gt;Marre de tes films d’amateur&lt;br /&gt;De tes fantasmes de mateur&lt;br /&gt;Marre de ton Super Huit&lt;br /&gt;Je veux que tout aille plus vite&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux de la pellicule neuve&lt;br /&gt;Du 16/9ème de cinéma&lt;br /&gt;Technicolor moi tout ça&lt;br /&gt;En rose fluo&lt;br /&gt;Pour la déco&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donne-moi du soufre, de la passion&lt;br /&gt;Donne-moi du son, des coups de canon&lt;br /&gt;Donne- moi de la bataille héroïque&lt;br /&gt;Donne-moi du combat érotique&lt;br /&gt;Donne-moi du décor à corps&lt;br /&gt;Donne- moi de la mise en scène obscène&lt;br /&gt;Donne- moi de la B.O rock’n’roll&lt;br /&gt;Donne-moi du Pop Corn qui colle&lt;br /&gt;Donne-moi du bruit&lt;br /&gt;Donne- moi de l’envie&lt;br /&gt;Donne-moi du renversement de situation&lt;br /&gt;Donne-moi du changement de station&lt;br /&gt;Donne-moi du scénar&lt;br /&gt;Donne- moi de la bagarre&lt;br /&gt;Donne- moi de la caméra à l’épaule&lt;br /&gt;Donne- moi de l’action de haut vol&lt;br /&gt;Donne-moi des effets spéciaux&lt;br /&gt;Donne-moi des vaisseaux spatiaux&lt;br /&gt;Donne-moi des flingues&lt;br /&gt;Donne- moi de la bringue&lt;br /&gt;Donne-moi du sport&lt;br /&gt;Donne- moi de l’effort&lt;br /&gt;Donne- moi de la course-poursuite&lt;br /&gt;Donne-moi un truc qui va plus vite&lt;br /&gt;Donne-moi tout ça&lt;br /&gt;Donne-moi le rôle&lt;br /&gt;Il est pour moi&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-426454017053168580?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/426454017053168580/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/lettres-ma-future-ex-26.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/426454017053168580'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/426454017053168580'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/lettres-ma-future-ex-26.html' title='Lettres à ma Future-Ex (28)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwlzX9Ipp6I/AAAAAAAAANM/16PJeF5wTU8/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4081080395310572670</id><published>2009-11-16T00:31:00.000-08:00</published><updated>2009-11-16T00:34:49.170-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Définition Impromptue : le Suicide</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwEOPlIh-wI/AAAAAAAAANE/3eoosFbyfFI/s1600/suicide.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwEOPlIh-wI/AAAAAAAAANE/3eoosFbyfFI/s200/suicide.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5404616688650025730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Comme chacun le sait, le suicide vient du mot «suisse», le suisse, et du grec «ide», la honte. Quoique. Il valait mieux être suisse que juste juif en 1940, et il vaut mieux être suisse que juif et arabe en 2009, parce que là, pour la neutralité, il faudra repasser le mois prochain, nous sommes fermés aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le suicide a été inventé au 17ème siècle par le cycliste belge Jean De la Fontaine, qui se donna la mort après avoir déchaussé dans la montée de l’Alpes D’Huez : avant de s’empaler sur sa pédale (je vous en prie), il eut ces quelques mots fabuleux : «rien ne sert de mourir, il faut mourir à point». Jean de La Fontaine était un gentleman comme on en fait plus, il avait compris dès le départ que la meilleure preuve de savoir-vivre était encore de savoir mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’en parlais justement l’autre jour dans la file d’attente de la boulangerie avec mes compagnons de queue (je vous en prie), je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis pour. D’une part, parce que je suis contre la mort naturelle : comme Desproges, je n’aurai pas le cancer. Je suis contre. Enfin, bon, comme disait l’autre, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant la charrue. D’autre part, parce que je n’ai pas peur du suicide. Pourquoi ? Premièrement, j’ai un scoop : la vie, on n’en sort pas vivant. Deuxièmement, quand je serais mort, je serais enfin un grand poète, et tout le monde connaîtra mes vers…Troisièmement, je n’ai plus peur de la mort depuis que j’ai appris que d’autres étaient passés par là avant moi. Et je dirais même plus, comme l’a dit Woody Allen avant moi, ce n’est pas vraiment que j’ai peur de mourir, c’est que je préférerais ne pas être là quand ça arrivera. En fait, le dernier obstacle, c’est que la mort est interdite par ma religion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le suicide dans la religion, voilà un sujet intéressant : la religion chrétienne, dont la discipline est quasiment laxiste quant à la longueur de la soutane dont l’opportunité du port est laissé à chacun alors qu’il est interdit par l’islam (le porc, pas la soutane), la religion chrétienne disais-je, avant de me perdre entre deux virgules, mais si tu avances quand je recule, comment veux tu, comment veux tu que je virgule, la religion chrétienne est elle carrément hostile au suicide. On ne verra jamais un chrétien se suicider, sauf s’il est très malheureux et qu’il a envie de mourir. Car un chrétien qui se suicide perd sa place à la droite de Dieu. Ah oui, au Paradis, on est toujours assis à la droite de Dieu, c’est bien normal, c’est la place du mort. Mais il vaut mieux être assis à la droite de Dieu qu’à la gauche de Maïté, car Dieu, au moins, ne prend pas toute la place sur le banc. Bref. Pourquoi est-ce que cette théorie religieuse ne tient pas debout ? Parce que comme le disais si bien Gustave Parking, le suicide est avant tout de la légitime défense, puisqu’à la fin on finit par tuer son agresseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les causes de suicide sont multiples ; la chute du Franc devant le Dollar, la chute du Dollar devant le franc, la chute de tes reins qui s’éloignent, la chute de mes poumons de fumeur, la compromission dans l’affaire des HLM de la ville de Paris, la compromission dans l’affaire des HLM de la ville de Bordeaux, les dettes, la faillite ; la défaite de Saint Etienne devant Sochaux, la défaite de Sochaux devant Saint Etienne, la visite de votre belle mère…. Mais qu’importe la cause, ce qui importe, c’est la manière dont on le fait. Attention à bien choisir son arme, on a beau être quelqu’un de facile à vivre, il nous est aussi difficile de mourir que n’importe qui. Ainsi, se trancher les veines avec une éponge mouillée ou sauter dans le vide depuis le rez-de-chaussée ne donnant que des résultats très moyens selon des récentes statistiques de la Police Nationale (toujours dans les bons coups), nous vous conseillons le suicide spécial Kurt Cobain : soit le suicide par pendaison avec les mains liés, trois balles dans le dos, la gorge tranchée et assez de calmants dans le sang pour assommer un éléphant d’Afrique. Les plus tordus peuvent toujours essayer le suicide « Gilbert Bécaud », son intégrale collector au casque jusqu’à l’arrêt total des fonctions vitales, mais pour le coup c’est vraiment vicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, je vous en supplie, ne vous manquez pas. Ca serait trop bête que vous finissiez comme un légume. Et puis, il faut réussir un suicide au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour éviter de mourir idiot.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4081080395310572670?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4081080395310572670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/definition-impromptue-le-suicide.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4081080395310572670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4081080395310572670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/definition-impromptue-le-suicide.html' title='Définition Impromptue : le Suicide'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwEOPlIh-wI/AAAAAAAAANE/3eoosFbyfFI/s72-c/suicide.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-329726695905362851</id><published>2009-11-15T08:48:00.000-08:00</published><updated>2009-11-15T08:52:31.278-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Marc Intoche (3)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwAxwCg7z2I/AAAAAAAAAM8/vLj2xHYtJvU/s1600-h/Apple-Macintosh.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwAxwCg7z2I/AAAAAAAAAM8/vLj2xHYtJvU/s200/Apple-Macintosh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5404374254223085410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;A l’époque, Marc Intoche se passionnait pour ses histoires de complots, dévoraient des tonnes de publications plus ou moins légales sur le sujet, et ils auraient posé des tonnes de questions à ses parents si seulement il avait eu la chance d’encore les avoir. Mais ils avaient disparu dans les premières heures sombres de la Réforme, victimes innocentes d’un attentat aveugle perpétré par la résistance dans les bâtiments de la Pomme où ils travaillaient tous les deux comme simples ingénieurs diagnostic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Marc Intoche avait été abasourdi pendant 20 minutes, dévasté de tristesse pendant une semaine, en colère pendant 6 mois et animé d’un esprit de revanche les 3 années qui suivirent. Le plus naturellement du monde, il s’était rangé du côté de la Pomme, avait accepté leur foutu Programme Binaire et s’était trouvé ce job peinard au sein des Archives Centrales. Ce n’est qu’après de longues années de sommeil paradoxal qu’il s’était soudain réveillé un matin avec la sensation d’être pris dans un engrenage infernal dont il ne faisait pas vraiment partie intégrante, au sens propre du terme.  Comme s’il était déconnecté en permanence de sa propre réalité, exécutant des tâches quotidiennes en mode semi-automatique sans vraiment y prêter attention, uniquement parce qu’on lui en avait donné l’ordre. Et quelles tâches ! Trier les données, bêtement, Alpha d’un côté, Epsilon au fond, Kappa dans un coin, Thêta là où il pouvait les caser, Iota dans ton cul, pourquoi pas. Ce boulot allait le rendre dingue, il s’en rendait bien compte. En vérité, la seule chose qui lui avait maintenu la tête hors de l’eau, ces derniers temps, ça avait été sans doute cette découverte mirifique de l’ancienne Bibliothèque de Madrid par deux grands robots Sondes en goguette du côté de la péninsule ibérique. A sa grande surprise, on l’avait chargé de l’identification et de la classification ordonnée de tous les manuscrits qui avaient pu être remontés à la surface à travers les centaines de mètres de gravats accumulés à cet endroit, alors qu’il n’avait subi jusqu’à là aucune formation particulière en la matière. C’était même la première fois qu’il voyait des livres de si prêt, et ça n’avait pas été chose aisée pour lui de se familiariser avec ces objets si étranges, si simples et si complexes, si répugnants et envoûtants à la fois. Mais une fois qu’il eut dépassé le stade d’une légitime appréhension, il était rentré avec délices dans un monde totalement nouveau pour lui, tâtonnant pour trouver la clé universelle qui commandait l’existence de ces objets dont il avait entendu parler sans jamais avoir pu comprendre ce dont il s’agissait. Il se devait seulement de réfréner son excitation en permanence, de paraître, encore une fois, totalement décontractée et insensible au charme vénéneux de ces manuscrits à la couverture jaunie par le temps. Il le savait, c’était une des conditions sine qua non pour qu’on le laisse travailler paisiblement aux Archives Centrales, prétendre que tout ça ne lui procurait aucune émotion visible, faire semblant, encore, de n’être qu’une pièce du puzzle qui servait la Pomme avec toute la froide dévotion à laquelle on reconnaissait ses sujets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-329726695905362851?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/329726695905362851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/la-veritable-histoire-vraie-de-marc_15.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/329726695905362851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/329726695905362851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/la-veritable-histoire-vraie-de-marc_15.html' title='La véritable histoire vraie de Marc Intoche (3)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwAxwCg7z2I/AAAAAAAAAM8/vLj2xHYtJvU/s72-c/Apple-Macintosh.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-2554436122165960486</id><published>2009-11-15T08:46:00.000-08:00</published><updated>2009-12-13T03:54:53.808-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (27)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwAwuvnWwyI/AAAAAAAAAM0/97MfFRm97y8/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwAwuvnWwyI/AAAAAAAAAM0/97MfFRm97y8/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5404373132458246946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204); font-weight: bold;"&gt;Je broie du noir&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je broie du noir. Je bois la tasse. Je bois un noir. Je broie la tasse. J’en ai la main en sang, et le cœur en mille morceaux, mille morts sottes, stupide d’en arriver à penser ça. Ce n’est pas de mort que j’ai besoin, c’est d’amour. I need love, I nid d’amour à construire brin par brin, et je suis fétu comme une mule, comme une multitude de possibilités et une seule bonne combinaison de plongée en apnégation. Alors je persiste. Et je saigne. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pensais avoir besoin de me raccrocher à quelqu’un, de retrouver un point d’appui pour échapper au néant, moins par peur du vide que par angoisse de ne pas voir arriver le fond de ma propre vacuité. Avant, c’était ça, mon trip en toc, tocard, me rattraper à des branches moisies qui cassaient bientôt sous mon poids, et plus dur sera la chute libre. Libre. Libre à moi de vivre mes relations à 50% de matière grise, des histoires Taillefine, sans saveur, du light sans les lumières, à l’ombre de mes véritables envies. En vie, je le suis. Et pour moi, c’est fini. Je pensais avoir besoin de me raccrocher à quelqu’un, mais c’est le contraire. Ce qu’il me faut, c’est de me perdre entièrement et désespérément dans quelqu’un.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-2554436122165960486?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/2554436122165960486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/lettres-ma-future-ex-25.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2554436122165960486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2554436122165960486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/lettres-ma-future-ex-25.html' title='Lettres à ma Future-Ex (27)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SwAwuvnWwyI/AAAAAAAAAM0/97MfFRm97y8/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6375571185739775722</id><published>2009-11-09T15:12:00.000-08:00</published><updated>2009-11-09T15:16:05.324-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Hassan II</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SviiqKKDUII/AAAAAAAAAMs/_iSSW5pKl3Y/s1600-h/hassan_ii_50.3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 166px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SviiqKKDUII/AAAAAAAAAMs/_iSSW5pKl3Y/s200/hassan_ii_50.3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402246598195630210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Né en 1929 à Rabat, Hassan Ben Mohammed Ben Youssef El Alaoui (reprenez votre souffle, on a connu pire) aura régné pendant plus de 38 ans sur le royaume du Maroc, petit petit d'Afrique du Nord situé à trois boat-people et demi de l'Espagne via le détroit de Gibraltar. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Descendant direct du prophète Mahomet en passant par sa fille Lalla Fatima Zahra et par la rue des Bahutiers, prendre la ligne 8 et descendre à Barbès, Hassan Ben Mohammed Ben Youssef Ben Oït Ben Yamin El Alaoui devient en 1961 Hassan II, 22e monarque de la dynastie Alaouite, qui aura régné finalement beaucoup plus longtemps que les dynasties Alaune et Aladeux. Avant cela, le petit Hassan, appelé longtemps Momo par ses copains d'écoles avant que ceux-ci ne commencent à disparaître avec toute leur famille dans les prisons de son père Mohammed V, fait ses études à Bordeaux et y obtient conjointement un diplôme de droit public à la faculté Montesquieu et deux maladies vénériennes importées de Roumanie sur les Quais de Paludate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son diplôme en poche, Hassan commence à accompagner son père dans ses déplacement politiques, et lorsque celui-ci obtient l'indépendance du Maroc en 1956, Hassan est nommé chef d'Etat Major des Forces Armées, puis prince héritier en 1957, puis roi le 3 mars 1961, à la mort de son père. Dès son intronisation, Hassan II fait du Sarkozy au pays des djellabas, commence par faire adopter une constitution sur mesure qui lui octroie les pleins pouvoirs puis déclare le début de 10 ans d'état d'exception après les émeutes de Casablanca en 1965, tout en prenant le temps de faire enlever et assassiner le leader de l'opposition Medhi Ben Barka, histoire de ne pas laisser ces petits cons de gauchistes emmerder les riches pendant qu'ils bouffent leur tajin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forcément, ça passe moyen auprès des couches populaires, et Hassan II échappe de peu à un coup d'état (en un seul mot, Maité n'y est pour rien) puis à une tentative d'assassinat au missile sol-air, parce que les mecs avaient peur de le louper. Hassan II est plutôt du genre mince et élancé, il passe entre les gouttes sans encombres et finit par se faire oublier en nommant premier ministre le chef de l'opposition Abderaman El Youssoufi. Tant qu'à faire, il se met aussi les chrétiens dans la poche en invitant le pape Jean-Paul II à visiter le Maroc (toutes les photos du pape en string à Agadir sont sur www.lemarocalacool.com) et laisse derrière lui l'image d'un monarque éclairé, moderniste et attaché aux traditions à la fois, capable de grande bonté comme des pires crasses, le cul entre deux chaises sans jamais prendre le risque de se péter le coccix, capable de grands écarts à faire pâlir Jean-Claude VanDamme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'il meurt, le 25 juillet 1999, trois millions de personnes suivent le cortège funéraire dans les rues de Rabat et font la gueule, c'est la fameuse journée des trois millions de rabat-joie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6375571185739775722?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6375571185739775722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/dictionnaire-impromptu-hassan-ii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6375571185739775722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6375571185739775722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/dictionnaire-impromptu-hassan-ii.html' title='Dictionnaire impromptu : Hassan II'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SviiqKKDUII/AAAAAAAAAMs/_iSSW5pKl3Y/s72-c/hassan_ii_50.3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8663811196846876874</id><published>2009-11-09T15:08:00.000-08:00</published><updated>2009-11-09T15:12:33.820-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Marc Intoche (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Svih09ZB76I/AAAAAAAAAMk/IIJthccLU78/s1600-h/Apple-Macintosh.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Svih09ZB76I/AAAAAAAAAMk/IIJthccLU78/s200/Apple-Macintosh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402245684235726754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Il soupira, se redressa sur sa chaise et remarqua qu’il avait commencé à s’y tortiller nerveusement depuis quelques minutes déjà. Enfin, il fallait bien qu’il se fasse choper, un jour ou l’autre, il n’allait pas passer à travers les mailles de leur scepticisme pendant des années lumières. Il avait eu beaucoup de chance jusqu’à là. Le jour où la Pomme était passée en version 4.0, déjà, il avait cru que c’était la fin. Ce jour-là, il avait totalement abandonné toute prudence, et sans un sursaut de survie élémentaire, il ne serait même plus de ce monde aujourd’hui. Ou pas dans cet état-là. C’est certain, il aurait au moins été déchu de tous ses droits de citoyen bêta et auraient pu dire adieu immédiatement à tous les avantages que lui offrait sa position privilégiée aux Archives Centrales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Ce jour-là, le jour de l’update 4.0, il s’était tout bêtement assoupi au travail, la tête entre deux cartons d’un nouvel arrivage plus assommant qu’à l’ordinaire encore, et il avait failli manquer toute la cérémonie. Il ne se souvenait même plus des énormes bobards qu’il avait du proférer pour sortir des griffes des trois inspecteurs Norton qui étaient venu l’intercepter au milieu d’une rue déserte alors qu’il cavalait comme un dératé pour rejoindre le cortège, mais ça avait été la peur de sa vie. Il se demandait même encore comment il pouvait être encore là, prostré sur une chaise, à simuler une affection dont il n’éprouvait pas la moindre trace. C’était un miracle, un miracle divin, se dit-il avec un petit sourire en coulant un oeil par le velux en direction du vide intersidéral qui planait au-dessus de sa tête. Si seulement il y avait quelqu’un là-haut, tout ça ne serait pas arrivé, ni la Grande Révélation, ni l’arrivée subite des Réformateurs AO et l’avènement tout aussi soudain de la Pomme. Il ne pouvait pas croire qu’un Dieu quelconque, quel que soit son nom et son sexe, ait pu laisser tomber le monde dans un tel état de perfection absolue. S’il y avait là-haut un truc, une présence, une entité de quelque forme que ce soit, elle se serait fatalement interposée d’une manière ou d’une autre et n’aurait pas permis que sa plus grande création bascule aussi facilement dans l’obscurantisme. A moins, justement, que ce soit pas là sa plus grande réussite, loin de là, et que son créateur se soit lassé des conneries de l’être humain au point de l’abandonner à son triste sort pour aller s’occuper plutôt des planètes qui en valaient le coup. Ou pire encore, peut-être était-il mort, tout simplement, à supposer qu’il puisse disparaître ainsi sans laisser d’autres traces de son passage que quelques monuments oubliés et une vingtaine de bouquins poussiéreux mentionnant son existence, oubliés au fond des Archives Centrales de la Pomme. Surpris par la logique imperturbable de sa propre réflexion, Marc Intoche secoua la tête. Ca devait être ça, ça ne pouvait pas être autre chose : Dieu était mort. Il se demanda s’il avait eu le droit à un enterrement aussi chiant que celui qu’il était en train de vivre lui-même, mais chassa rapidement cette idée stupide de son esprit avant que ne se peigne malgré lui sur son visage un sourire du plus mauvais effet. Il fallait qu’il continue à se contenir, à paraître aussi affligé que le demandait la situation. il ne pouvait définitivement pas se permettre une nouvelle incartade, son capital confiance auprès de la Pomme était déjà suffisamment entamé comme ça, et il ne savait que trop bien qu’elle serait sans pitié s’il lui donnait l’occasion de déchaîner sa colère. Il avait encore en mémoire les atrocités qu’avaient subi ses derniers opposants, lorsque la Fratrie de la Pomme et ses courtisans avaient pris le pouvoir une vingtaine d’année auparavant, et ça ne le mettait pas spécialement en joie. Il n’était alors qu’un gamin âgé d’un siècle à peine, et les images qu’il gardait malgré lui de l’arrivée des Réformateurs AO l’avait marqué à vif pour le restant de son existence. Ca avait été le début d’une période trouble, agitée de nombreux soubresauts, et qui n’avait pris fin qu’avec la disparition des derniers défenseurs de l’Ordre de la Fenêtre, pourchassés dans les moindres recoins du monde connu, torturés dans les caves secrètes de l’Institut Norton jusqu’à expier leurs pêchés, quitte à y perdre la vie à défaut de vouloir y laisser leur honneur.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8663811196846876874?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8663811196846876874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/la-veritable-histoire-vraie-de-marc_09.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8663811196846876874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8663811196846876874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/la-veritable-histoire-vraie-de-marc_09.html' title='La véritable histoire vraie de Marc Intoche (2)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Svih09ZB76I/AAAAAAAAAMk/IIJthccLU78/s72-c/Apple-Macintosh.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-3836513348313943625</id><published>2009-11-09T12:02:00.000-08:00</published><updated>2009-12-13T03:54:30.797-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (26)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Svh18IFxs1I/AAAAAAAAAMc/Q3os98ejQ-0/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Svh18IFxs1I/AAAAAAAAAMc/Q3os98ejQ-0/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402197428855223122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;J’ai arrêté il y a deux jours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;« Pourquoi avez-vous arrêté de boire ? »&lt;br /&gt;« Je ne sais plus. Je devais être bourré ce soir-là »&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Jacques Dutronc&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;T’en veux une ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Non, merci, ça fait deux jours que j’ai arrêté. Au bout de quatre ans d’esclavage, il était temps de faire une pause. Ce n’est pas si facile d’arrêter. Tu ne peux pas comprendre, tu n’as jamais commencé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comment c’est ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien, écoute, pas trop mal, au début. La fumée se dissipe. Je me sens un peu moins corne de brume au réveil et un peu moins cornichon au coucher. J’ai aéré ma chambre à gaz et ça fait du bien pour la concentration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme ça, tout seul?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout seul. Oui. Et pourtant, Dieu sait que j’y tenais, à mon cancer à rien, à mon cancer le cœur, à mon concerto en Femmes mineures. Mais mineure ou pas, le problème était devenu assez majeur, en tout cas assez pour que je mette les choses au poing et mes aventures d’un soir à l’index. Pouce, je ne joue plus joue contre joue et corps entrelacés. J’ai arrêté. Je fume toujours autant, mais plus d’aventures sans lendemain. Et voilà. Deux petits jours, et déjà je pense que ça m’a peut-être sauvé la vie. J’ai arrêté. Il valait mieux. Ca devenait presque glauque. A une époque, j’étais devenu tellement obsédé que je sautais même les repas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-3836513348313943625?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/3836513348313943625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/lettres-ma-future-ex-24j.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/3836513348313943625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/3836513348313943625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/lettres-ma-future-ex-24j.html' title='Lettres à ma Future-Ex (26)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Svh18IFxs1I/AAAAAAAAAMc/Q3os98ejQ-0/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8679714990658385139</id><published>2009-11-04T01:46:00.000-08:00</published><updated>2009-11-04T02:01:40.840-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire Impromptu : Stanley Kubrick</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SvFQwy-PO9I/AAAAAAAAAMU/1yMwDLLOgaU/s1600-h/stanley-kubrick.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 174px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SvFQwy-PO9I/AAAAAAAAAMU/1yMwDLLOgaU/s200/stanley-kubrick.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400186227440696274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CPromoTAT%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:usefelayout/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt; 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De toute façon, il n’y avait pas d’antisémites dans le Bronx en 1940, ou en tout cas, il y avait dans le Bronx de 1940 beaucoup moins d’antisémite que de sales juifs aux doigts crochus prêts à égorger vos femmes et vos enfants dès que vous aviez le dos tourné.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Né dans le Bronx en 1928, donc, le petit Stanley veut devenir batteur de jazz pour jouer avec son papa pianiste et sa maman chanteuse, mais il change d’avis subitement lorsque son père lui offre un appareil photo pour son treizième anniversaire, retournant sa veste avec l’agilité d’un juif au galop. Stanley Kubrick vend son premier cliché au magazine Look à l’âge de 16 ans, son premier faux autographe de star à l’âge de 17 et son âme au diable à 18 ans, lorsqu’il épouse sa camarade de classe Toba Metz, où il ne va jamais puisqu’il est juif.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Il lui faudra attendre de divorcer pour avoir le temps de réaliser son premier film en 1954, Fear&amp;amp;Desire, où un groupe de soldats est chargé d’éliminer une unité ennemie dans une guerre fictive. Trop intello. Qu’à cela ne tienne, Kubrick épouse sa seconde femme et termine vite fait son second film, le Baiser du Tueur. Après avoir tourné en 1957 son premier carton hollywoodien, les Sentiers de la Gloire, à partir d’un scénario dont personne ne voulait à part Kirk Douglas, l’homme des péplums improbables (note pour plus tard : revoir encore une fois Hercule contre les Martiens avant de mourir), Kubrick garde le rythme, redivorce et épouse dans la foulée l’actrice Christiane Harlan. Les Sentiers de la Gloire le conduisent tout droit à Holywood, mais Kubrick préfère passer par les chemins de traverse et réalise Spartacus, avec, fatalement, Kirk « Jupette » Douglas. Tout émoustillé par le spectacle réjouissant des fiers gladiateurs aux corps badigeonnés d’huile, Kubrick ne peut s’empêcher de commettre en 1962 le brûlant Lolita, adapté du roman de Nabokov, puis le beaucoup moins sensuel Docteur Folamour en 1964, film catastrophe où la bombe est avant tout nucléaire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Le grand tournant viendra véritablement pour Kubrick en 1965, lorsqu’il le lance dans le long tournage (5 ans) de ce qui sera son chef d’œuvre, 2001 Odyssée de l’Espace, pour lequel il reçoit d’ailleurs l’unique Oscar de sa carrière, celui… des meilleurs effets spéciaux. Affligeant lorsque l’on pense au nombre de Hot D’Or obtenus successivement par Tabata Cash, qui elle aussi a reçu quelques Oscar dans sa carrière, entre deux Julien et trois ou quatre Philippe. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;La suite, c’est Orange Mécanique en 1972, monument cinématographique sur fond de 9eme symphonie de Beethoven, et ça, heureusement, même Tabata Cash n’a jamais osé. Kubrick est au sommet, il veut faire un film sur son idole Napoléon mais la Warner le lâche et il commet plutôt Barry Lindon, film en costume pour névrosés abonnés à Télérama, à faire passer la Gloire de mon Père pour un Chuck Norris. Kubrick se rattrape heureusement très vite avec l’immense Shining , film d’horreur psychologique porté à bout de bras par le non moins immense et très hitchcockien Jack Nicholson. Que faire de mieux après ça ? Kubrick revient à ses premiers amours, le film de guerre, avec le très bon Full Metal Jacket et sa fameuse affiche du fusil coiffé d’un casque « Born To Kill ». Ce ne sera malheureusement pas le dernier Kubrick, puisque celui-ci se lance sept ans après dans le gigantesque projet Eyes Wide Shut, dont il aura la chance de ne jamais voir la sortie en salle : Kubrick meurt d’une crise cardiaque le 7 mars 1999, sans doute écoeuré par la performance de moule neurasthénique de Tom Cruise, beaucoup moins convaincant que la poignée de porte dans la scène d’entrée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8679714990658385139?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8679714990658385139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/dictionnaire-impromptu-stanley-kubrick.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8679714990658385139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8679714990658385139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/dictionnaire-impromptu-stanley-kubrick.html' title='Dictionnaire Impromptu : Stanley Kubrick'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SvFQwy-PO9I/AAAAAAAAAMU/1yMwDLLOgaU/s72-c/stanley-kubrick.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-2924601015929246120</id><published>2009-11-03T04:46:00.000-08:00</published><updated>2009-11-03T04:49:14.196-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Marc Intoche (1)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SvAmqLDdf2I/AAAAAAAAAMM/or-LVoWE9-s/s1600-h/Apple-Macintosh.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SvAmqLDdf2I/AAAAAAAAAMM/or-LVoWE9-s/s200/Apple-Macintosh.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5399858459180892002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;- « Tu sais, le mien, il a toujours été là pour moi, lui » &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Marc Intoche secoua la tête, épousseta machinalement la veste de son costume noir et se mit à contempler avec insistance le plancher comme s’il le voyait pour la première fois. Mon Dieu, il détestait les enterrements. Et par-dessus tout, il détestait qu’on vienne lui parler à un enterrement. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qu’ils avaient donc tous, à vouloir communiquer ainsi tout d’un coup, avaient-ils si peurs de la mort qu’ils se sentaient obliger de parler fort, et beaucoup, et à tout le monde, comme pour conjurer le mauvais sort ? Ils ne pouvaient donc pas se contenter d’écouter le silence ? Et encore, on n’en était qu’aux débuts de la cérémonie, tous les invités venaient à peine d’arriver et Marc en avait au moins pour deux heures à les entendre gémir et se plaindre sans raison. Qu’avaient-ils perdus, eux ? Rien. Rien. Ils se plaignaient juste fort, et beaucoup, et à tout le monde, pour bien montrer que eux étaient en vie, ou pour se le prouver à eux-mêmes, peut-être. Bande de vautours. Se nourrir ainsi de la tristesse des autres, s’agglutiner en groupe quand ils sentaient le souffle de la mort passer au-dessus de leurs têtes, si ce n’était pas une attitude de vautours, ça ! Une vieille dame que Marc ne connaissait que de vue, sans doute une voisine quelconque qui passait par là et avait vu de la lumière dans l’entrée, était en train de voleter partout dans la pièce à la recherche de compagnons d’infortunes pour partager son repas. Sale chienne. Rapace. De sa chaise, Marc pouvait voir ses petites mains crochues, pareilles à des serres d’aigles, qui battaient nerveusement l’air à la recherche d’une épaule compatissante où abattre son malheur sournois. Si elle osait s’approcher à moins d’un mètre d’elle, il n’hésiterait sûrement pas à lui défoncer le crâne avec le premier objet contendant qui lui passerait sous la main, tiens, ce gros bougeoir en fer forgé sur le dessus de la cheminée, il défoncerait très certainement sans aucun mal son crâne de piaf décati. Marc avait presque envie qu’elle franchisse les quelques mètres qui la séparaient encore de sa chaise, rien que pour vérifier si sa théorie était raccord avec les lois élémentaires de la physique. Et puis, ça ferait un exemple. Il pourrait laisser son cadavre là, pourrissant, comme si de rien n’était, et ça suffirait sans doute à faire fuir les autres. C’était ainsi qu’ils procédaient, dans l’Antiquité, il avait lu ça dans un livre quand il était jeune, à l’époque où c’était encore possible de lire ça dans un livre. Les guerriers qui défendaient une ville assiégée attachaient le cadavre de leurs adversaires à des poteaux et les laissaient pourrir au soleil pour insuffler la peur dans le coeur des survivants et leur montrer qu’ils ne badinaient pas avec la mort. Plus tard, ils avaient même perfectionné le système en catapultant carrément les dépouilles infestées dans le camp des opposants, et les maladies se propageaient à grande vitesse et décimaient tous ceux qui n’avaient pas fui avant. C’était le bon temps. Personne ne venait vous emmerder quand vous vous recueillez sur les restes encore fumants de votre plus cher et plus vieil ami. Personne ne venait vous taper la causette, l’air de rien, comme si on était à un vernissage d’art contemporain ou au Salon de la Nanotechnologie. Ils n’avaient pas bientôt fini d’aller et venir, comme s’ils ne voulaient pas perdre une miette de ce festin de désespoir ? Et encore, pour l’instant, il s’en était bien sorti. Il s’était contenté de fixer droit devant lui, les yeux dans le vague, comme s’il était perdu dans de sombres pensées, et peu avaient osé ne serait-ce que s’approcher de lui pour poser une main faussement compatissante sur son épaule. Mais il ne pourrait pas jouer la comédie éternellement. Un moment ou un autre, il se laisserait distraire par une quelconque conversation, il se laisserait happer par un mot entendu au hasard, et ça en serait fini de sa comédie du désespoir. En plus de ça, contrairement à nombre de ses semblables qui n’avaient pas vécu un monde sans Pomme, Marc Intoche savait pertinemment qu’il n’était pas très doué pour jouer les autistes en permanence. C’était une chose de camoufler sa différence dans la vie de tous les jours, lorsqu’il était au travail ou simplement lorsqu’il empruntait le Cercle en prenant l’air absorbé de celui pour qui il était tout à fait normal de se déplacer en se dématérialisant à tout bout de champ. Il faisait alors simplement mine d’être captivé par son écran tactile, effleurant la surface froide de ses mains malhabiles tout en espérant que personne ne remarquerait qu’il surfait dans le vide, presque à reculons. C’était encore tout à fait dans ses cordes, mais là, face à un tel événement dans la vie, il ne parierait pas un octet sur ses chances de ne pas se faire repérer immédiatement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-2924601015929246120?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/2924601015929246120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/la-veritable-histoire-vraie-de-marc.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2924601015929246120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2924601015929246120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/la-veritable-histoire-vraie-de-marc.html' title='La véritable histoire vraie de Marc Intoche (1)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SvAmqLDdf2I/AAAAAAAAAMM/or-LVoWE9-s/s72-c/Apple-Macintosh.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-5956474448824266569</id><published>2009-11-03T04:42:00.000-08:00</published><updated>2009-12-13T03:53:46.701-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (25)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SvAluQRO4WI/AAAAAAAAAME/pzQFsRjz2X0/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SvAluQRO4WI/AAAAAAAAAME/pzQFsRjz2X0/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5399857429788680546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Du cœur à l’ouvrage&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai mis tant de cœur à l’ouvrage pour te séduire&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Qu’il ne m’en restait plus pour après&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;À entretenir ma flamme avec des copeaux d’amer&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Je m’y suis brûlé les sincérités&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant. Je m’en suis cru capable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais mis toutes les chances de notre côté&lt;br /&gt;En faisant abstraction du passé&lt;br /&gt;Mais le passé a oublié de faire abstraction de moi&lt;br /&gt;Boomerang. Nuque. Elan. Brisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Essaie. Ça ne coûte rien d’essayer de comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne me coûtait pas non plus grand chose&lt;br /&gt;D’essayer de t’aimer&lt;br /&gt;Mais quand j’ai vu passer l’addition&lt;br /&gt;De mes peurs refoulées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aïe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’en suis mordu les doigts&lt;br /&gt;D’avoir regardé par-dessus mon épaule&lt;br /&gt;Et quand j’en suis arrivé aux poignets&lt;br /&gt;J’ai largué mon personnage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu étais encore dans la poche du costume.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-5956474448824266569?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/5956474448824266569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/lettres-ma-future-ex-24.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5956474448824266569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5956474448824266569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/11/lettres-ma-future-ex-24.html' title='Lettres à ma Future-Ex (25)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SvAluQRO4WI/AAAAAAAAAME/pzQFsRjz2X0/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6287801976853185781</id><published>2009-10-25T11:24:00.000-07:00</published><updated>2009-10-25T11:32:17.655-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Claude Bez</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(51, 204, 0);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SuSZdm3qdBI/AAAAAAAAAL8/0jqrzXcNs6U/s1600-h/bez.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 134px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SuSZdm3qdBI/AAAAAAAAAL8/0jqrzXcNs6U/s200/bez.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396606987425969170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Monstre sacré du football français pour les uns, homme d'affaires véreux pour les autres, inconnu notoire pour la plupart des représentantes de la gente féminine (la jante féminine, elle, préfère le vélo, tout le monde le sait), Claude Bez voit le jour en 1940 dans cette belle région bordelaise aux pentes douces parsemées de ceps de vignes et des cadavres de juifs errants aux doigts crochus laissés dans son sillage par le préfet Papon, et ron et ron petit patapon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est décidé, comme son illustre aîné, Claude Bez aura la culture des chiffres et de la rentabilité, je pose un train, je soustrait trois wagons, je multiplie par cent miliciens et le tour est joué. Il devient expert-comptable et dirigera jusqu'à la fin des années 80 un des plus gros cabinet de la région. Et puis, voilà la crise de la quarantaine qui pointe le bout de son nez malicieux, Claude vieillit, sa femme ne va pas tarder à être ménopausée, Claude ne bez plus tant que ça et se lance dans un nouveau challenge : redresser le club de football des Girondins de Bordeaux, qui en 1978 viennent d'échapper de justesse à la relégation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment monter une grande équipe à Bordeaux? Claude Bez pose un et retient trois, embauche Aimé Jacquet comme entraîneur parce que ça ne coûte pas plus cher de bien manger tant que le pinard est de qualité, et fait signer toute une tripottée de joueurs en fin de contrat qui ne coûtent pas cher et rapporteront gros : sous l'impulsion d'Alain Giresse, son petit protégé, les Marines et Blancs se construisent un fabuleux palmarès ponctués de trois titres de champions de France et de deux demi-finales de coupe européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude Bez est pour beaucoup dans cette suprématie girondine des années 80 : réputé dur en affaires et rugueux sur l'homme, c'est lui aussi qui va inventer le concept des droits télés payés désormais par les chaînes pour diffuser les images du championnant. Un tour de force dont sera toujours jaloux son grand rival de l'époque, Bernard Tapie, alors président de l'Olympique de Marseille, et qui marque le début d'un affrontement interminable entre les deux hommes, ponctués de coups d'éclats mémorables : tout le monde se souvient, en 1989, de Claude Bez rentrant dans le stade Vélodrome au volant d'une Cadillac blindée et immatriculée "33".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au match retour, rebelotte : dans le vestiaires des arbitres de ce fameux Marseille-Bordeaux, Bernard tapine pendant que Claude Bez (sa femme). Ils l'auront, leur fameux combat de titans, ponctué par une dizaine d'agressions caractérisées du girondin Gernot Rohr sur le "traître" Giresse, passé à l'ennemi marseillais en début de saison. Les deux présidents s'invectivent par presse interposée après le match, Tapie accuse Bez de magouille avec le FISC, Bez accuse Tapie de tricherie et de tentatives de corruption, tout le monde se marre. Quelques années plus tard, Tapie tombait pour corruption après le fameux Valenciennes-OM, tandis que Claude Bez plongeait pour escroquerie et usage de faux dans l'affaire du Haillan. Match nul, la balle au centre. Mais Claude Bez n'aura pas le temps de mettre un second de but dans les arrêts de jeu : l'arbitre siffle la fin de la partie pour lui le 26 janvier 1999, arrêt cardiaque, quelques mois avant que les Girondins ne remportent leur premier titre de champion depuis 10 ans au dépens de... Marseille. Là-haut, dans le ciel, on en connait un qui rigole en lissant du doigt sa légendaire moustache. Et pendant qu'un ange passe, Claude Bez. Toujours.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6287801976853185781?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6287801976853185781/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/dictionnaire-impromptu-claude-bez.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6287801976853185781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6287801976853185781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/dictionnaire-impromptu-claude-bez.html' title='Dictionnaire impromptu : Claude Bez'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SuSZdm3qdBI/AAAAAAAAAL8/0jqrzXcNs6U/s72-c/bez.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6870967634760011704</id><published>2009-10-25T11:18:00.000-07:00</published><updated>2009-10-25T11:23:52.700-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie d’Otis Marchepied (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SuSXXdbln7I/AAAAAAAAAL0/l0gCh7F1LEw/s1600-h/otismarchepied.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SuSXXdbln7I/AAAAAAAAAL0/l0gCh7F1LEw/s200/otismarchepied.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396604682789822386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;... il ne se souvenait même plus des paroles en entier, voilà que la mémoire commençait à lui faire défaut, et en même temps, peu lui importait, ce gars devait sans doute faire partie de la charrette d’artistes et d’intellectuels de l’Ancienne Epoque qui avaient été purement et simplement éliminés du quotidien quelques temps après la Grande Transition)&lt;/span&gt;, grinçant à peine des dents de temps en temps sans jamais avoir un mot plus haut que l’autre envers les dirigeants de cette extraordinaire machine qui lui avait fait immédiatement confiance et lui avait donné d’intenses responsabilités, alors pourtant qu’il n’avait pas vraiment d’expérience dans ce domaine où il excellait désormais au point qu’on l’avait décoré récemment pour récompenser son dévouement et sa rectitude, la propreté et l’exactitude de son travail, sans compter bien sûr sa bonne humeur légendaire qui rendait à chacun le travail tellement plus agréable alors qu’il les déchargeait en sifflotant du poids écrasant de leur labeur quotidienne, dont il endossait une grande partie avec d’autant plus de plaisir qu’il n’était pas sans savoir que la vie de bureau serait bien moins facile pour eux s’il n’était pas là pour monter et descendre sans arrêts ces dix-huit étages dont il lui semblait connaître par coeur chaque recoin, humant avec délectation l’odeur douce-amère du café que préparait les secrétaires au 17e, reniflant le parfum discret de la responsable des expéditions au 14e et le musc grossier des commerciaux du 10e, écoutant le silence pesant qui régnait chez les comptables du 5e, décelant au faible crépitement des machines et au bruit sourd des moteurs qu’il n’était plus loin des zones de test et de productions du sous-sol, là où s’exprimait tout le véritable génie créatif de la compagnie et son endroit préféré à la fois, un lieu plein de magie à ses yeux, où il aurait aimé pouvoir flâner un peu plus à l’occasion s’il n’était pas sans cesse rappelé dans les étages supérieurs pour une course plus urgente, même s’il ne voyait pas très bien ce qu’il pouvait y avoir de plus important que de voir se matérialiser en direct la folie destructrice des Hommes, toujours plus prompts à se dépasser lorsqu’il s’agissait d’inventer de nouvelles matières d’anéantir son prochain... c’était fascinant, ça le fascinait, peut-être justement parce qu’il se sentait lui-même incapable d’éprouver de tels sentiments, ni d’ailleurs être véritablement touché par le sort des victimes, pour qui il aurait pu éventuellement ressentir un brin de compassion mais n’arriverait jamais vraiment à éprouver de la pitié, ne serait-ce que parce que c’était justement ce genre de sentiments qui le dégouttait totalement, il ne comprenait pas comment l’on pouvait s’embarrasser de toutes ces émotions et de toutes ces sensations désagréables qui picotaient le nez des gens et empoisonnaient leur existence, à se rouler par terre ou à mettre des coups de poing dans les murs parce que Josiane de la communication couchait visiblement depuis plusieurs semaines avec le chef de la sécurité, qui n’avait d’ailleurs été promu à ce poste que parce qu’il était le cousin par alliance du sous-directeur financier, qui lui même avait détourné plusieurs millions avec la bénédiction de son supérieur direct qui aurait empoché une belle commission au passage, mais ça, rien ne le prouvait, ils étaient bien peu nombreux ceux qui pouvaient se targuer d’être absolument sûr de ce qu’ils avançaient à ce sujet, et il n’y avait guère qu’Otis qui soit véritablement au courant d’absolument tout ce qui se passait au sein de la compagnie, des petits secrets et des énormes trahisons, des désaccords et des alliances qui ne cessaient de se nouer juste devant ses yeux sans que l’on ne cherche vraiment à les lui dissimuler, comme s’il était totalement transparents aux yeux de tous, comme s’il n’avait pas assez d’importance pour les mettre en danger en révélant toutes les conversations à mi-voix qu’il surprenait sans le vouloir, comme s’il ne méritait pas mieux que le dédain habituel avec lequel le traitaient tous ces cloportes malsains dont il ne supportait décidément plus le babillage incessant ni les petits travers et autres manies dégoûtantes dont il était chaque jour le témoin involontaire et impuissant, les laissant malgré lui se curer le nez à quelques centimètres de son visage ou plonger sans gène la main dans leur pantalon en sa présence, totalement insensible au dégoût qu’ils lui inspiraient de plus en plus et aux efforts de plus en plus conséquents qu’il devait faire pour ne pas se laisser aller à tuer une poignée d’humanoïdes en les projetant dans le vide depuis une hauteur suffisante pour qu’il ne reste d’eux qu’une bouillie d’os et d’intestins répandus sur le sol de la cage d’ascenseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les portes se refermèrent avec une petite sonnerie au timbre écoeurant. Alors que son câble se raidissait au-dessus de sa tête et que sa lourde carcasse d’acier entama sa remontée dans les airs, Otis Marchepied laissa échapper un long soupir. Un jour, ils les tuerait tous. Parole d’ascenseur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6870967634760011704?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6870967634760011704/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/la-veritable-histoire-vraie-dotis_25.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6870967634760011704'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6870967634760011704'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/la-veritable-histoire-vraie-dotis_25.html' title='La véritable histoire vraie d’Otis Marchepied (2)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SuSXXdbln7I/AAAAAAAAAL0/l0gCh7F1LEw/s72-c/otismarchepied.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6290576755279435347</id><published>2009-10-25T11:06:00.000-07:00</published><updated>2009-10-25T11:17:51.856-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (24)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SuSV_DzVd1I/AAAAAAAAALs/wOn7E0Bi4Tc/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SuSV_DzVd1I/AAAAAAAAALs/wOn7E0Bi4Tc/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396603164081616722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204); font-weight: bold;"&gt;Clopin-Clopant&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai vraiment rien de l'homme idéal. Je cumule les défauts de fabrication, à croire qu'un petit malin a appuyé sur reset avant l'installation finale du microprocesseur. Un mâle footeux mal foutu et toujours trop fourbu, plus prompt à glisser sa peau sous les draps qu'à la risquer sous les drapeaux pour les beaux yeux de sa belle. Un musicophage élitiste et grognon, un matin trop énergique et un soir trop casanier, absorbé dans les accords mineurs et les écrits ancestraux. Mais tu ne les vois pas, tous ces défauts, j’ai beau les afficher à mon bras comme de nouvelles conquêtes. Mais tu ne les vois pas, malgré tous mes efforts. Tu ne vois que le bout rougeoyant de ma clope bleutée sous les reflets de la lune qui nous regarde nous déchirer en silence. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça, ça te plait, c’est du solide, c’est autre chose que de me reprocher banalement mon manque d’attention ou mes oublis d’anniversaires, mon énorme faculté à me concentrer uniquement sur ce qui m’intéresse ou mes torrides absences en plein milieu de tes monologues si passionnants sur la nouvelle coiffure de ta pétasse de copine. J’en fais des tonnes pour attirer ailleurs ton attention, je me montre aussi désagréable que possible, j’en rajoute dans les remarques acerbes et le cynisme désabusé. Rien à faire. Tu ne bronches pas. J’évite de mon mieux de remarquer tes nouvelles robes, je pousse au maximum mes capacités à ne pas faire attention à tes envies, à flemmarder devant la télé plutôt qu’à t’emmener en ville. Tu m’épuises. Je n’en peux plus, je n’en dors plus la nuit à force de chercher des nouvelles combines pour que tu te décides enfin à m’engueuler pour des motifs raisonnables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien à faire. Ce qui t’intéresse, toi, c’est ta marche triomphale vers l’anti-tabagisme le plus pur et le plus glorieux. Le féminisme t’as tourné le dos au moment où tu t’es laissé prendre en main par mon machisme soigneusement déguisé. La lutte des classes aurait pu être un combat intéressant, ne serait-ce ta mère présidente de l’ordre des médecins et ton père propriétaire viticole. Qui t’interdit par là même un douloureux combat intestinal contre l’alcoolisme ambiant qui froisserait autant l’ego paternel que tes magnifiques tendances à confondre boulot de tutelle et goulot de bouteille. Oublions d’office l’Armée du Salut et la Soupe Populaire, je te connais bien, ton amour des pauvres s’arrête là où commençait ton bien-être personnel, autrement dit sur le pallier des centres d’accueil. Que te reste-t-il pour pimenter ta vie d’un soupçon d’aventures, quelle opposition aurais-tu bien pu rejoindre pour éviter encore une fois de faire partie de la majorité silencieuse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as trouvé ton cheval de bataille, mon étalon d’Achille, et tu y as enfoncé tes éperons jusqu’au flanc, que je sois pendu si jument. Pas besoin de faire un tour de manège de plus, tu as attrapé le pompon du premier coup, juché sur tes étriers de néo-activiste en manque d’extrémisme à mettre en œuvre. Tu as trouvé ton ennemi à filtre avec qui flirter le temps d’un passage à tabac qui ne devrait laisser aucune chance de survie au fumiste que je suis. Toute gonflée de cette nouvelle raison de vivre, tu as déclaré la guerre à la cylindrique empoisonneuse en l’arrachant de ma bouche en cœur pour l’envoyer se fracasser avec délices sur le carrelage silencieux de ma cuisine. Grosse prise de risque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car j’y tiens moi, à mon cancer à rien, à mon cancer le cœur, à ce cancertain qui étend sur moi ses ailes goudronneuses. Une OPA sur mes poumons. Je ne fais que souscrire au porteur, que vendre mes parts de décès au plus offrant des actionnaires de la Death Company, en tout cas aux plus sympathiques d’entre eux, sous leurs allures peu amènes de rouleau sans filtre et de volutes douteuses. Et toi tu tentes de t’infiltrer dans la transaction. Ta nouvelle offre sur ma mort a beau sembler alléchante vu d’ici, je préfère tout de même encore mon cancer au stress permanent que tu m’imposes. Je ne fume pas par manie, mais par pur plaisir. Et voilà que je commence à griller la chandelle et mes clopes par les deux bouts tant tu me pourris la vie. La technique du brise-burne dans sa mise en application la plus élémentaire, mais aussi la plus parfaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait deux semaines que je m’encrasse les poumons à force de maugréer contre tes interdictions et tes gémissements permanents, je tombe malade tout le temps à force de vivre dans le froid sur ce putain de balcon, je tousse mes bronches à chaque fois que tu me craches ta haine au visage. Tu étais ma petite Cendrillon qui devient princesse à la fin de l’histoire, mais j’ai l’impression que désormais tu préfères de loin être le petit cendrier qui devient tigresse dès que mon briquet fait parler la poudre, sortant tes griffes à la moindre mini-alerte incendie. Avant que l’on n’en vienne au feu de forêt qui pourrait faire d’autres victimes innocentes, je préfère étouffer le feu de ta révolte en privé, dans la douce chaleur de notre foyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'heure de la grande lessive. Juste là, juste entre nous, tu le sais, je n'aime pas tant que ça laver mon linge sale en public. Ne cherche pas d’issue, j’ai cette fin inéluctable en ligne de Mir, liquide, tu sais que tu vas y passer. Tu trembles, ma petite Ariel, ma petite sirène, l’alarme a retenti une fois de trop, pour un paquet de trop planqué sous l’évier. Je vois les choses en grand, tant que j’y suis, je vais laver plus blanc que blanc, attaquer tes innombrables défauts de mes petits bras musclés comme l'enzyme traque l'impureté, pulvériser les tâches même au milieu du nœud. Si tu le permets, je commencerais par établir mon programme : numéro 7, nettoyage à sec. Tu me supplieras encore de tes yeux mouillés lorsque le hublot de ma porte se refermera sur toi et que, tambour battant et baluchon à la main, tu tournoieras déjà dans mes souvenirs, chassée de mon esprit par la force centripète.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6290576755279435347?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6290576755279435347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/lettres-ma-future-ex-24.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6290576755279435347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6290576755279435347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/lettres-ma-future-ex-24.html' title='Lettres à ma Future-Ex (24)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SuSV_DzVd1I/AAAAAAAAALs/wOn7E0Bi4Tc/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-9090426792011483063</id><published>2009-10-18T09:35:00.000-07:00</published><updated>2009-10-18T09:41:14.744-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Michel Petrucciani</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SttELuwjgWI/AAAAAAAAALk/Gov68Ib61tA/s1600-h/Petrucciani02.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 157px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SttELuwjgWI/AAAAAAAAALk/Gov68Ib61tA/s200/Petrucciani02.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5393979947027235170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Né en 1962 à Orange, charmante cité du sud où il ne fait pas bon être noir, juif, homosexuel ou nain (et encore moins les quatre à la fois), Michel Petrucciani aurait pu vivre une enfance tout à fait normal dans un patelin tout ce qui a de plus normal (caillassage de négros, profanation de cimetières juifs, une petite ratonnade pour finir la journée) si seulement il n'avait pas eu la bonne idée d'être atteint à la naissance de la fameuse osteogenesis imperfecta, plus connue sous le nom de maladie des os de verre, à ne pas confondre avec la maladie des verres d'eau qui elle aussi toucha bien des grands de ce monde, de Boris Elstine à Gérard Depardieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; A l'âge de 4 ans, Michel Petrucciani apperçoit Duke Ellington à la télévision, et dit à son papa Antoine, guitariste de jazz réputé, "c'est ça que je veux faire plus tard". A l'âge de 6 ans, il tombe par hasard sur une émission avec Woody Allen et Mimi Mathy, et dit à sa mère Raymonde, cuisinière hors-pair, "c'est à eux que je veux ressembler plus tard". Pari réussi sur toute la ligne, bingo banco : puisque ce fainéant ne prend pas le temps d'aller taper dans un ballon de foot avec ses copains le mercredi après-midi (et accessoirement de se casser un ou deux os dans la foulée, qu'il avait courte), il se passionne pour la pratique du piano jazz, dont il maîtrise les moindres subtilités à l'âge de 12 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 13 ans, Petrucciani fait la rencontre de celui qui deviendra son meilleur ami (et sans doute un acteur porno de premier rang, avec un nom pareil), Aldo Romano, grâce à qui il enregistrera quelques années plus tard son premier album, "Flash", "Flash", comme le super héros de son enfance avec qui il partage déjà tant de choses, dont une évidente proportion à l'éjaculation précoce dans les draps satinés de sa nouvelle maison de Montélimar, pourquoi Montélimar, va savoir, sans doute parce que Petrucciani nougate déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Flash" sort donc en 1980. Il aurait pu l'appeler "Eclair" ou "Comme un Ouragan", mais c'était déjà pris. 1981, Michel Petrucciani part aux chtates pour y développer son art, à défaut d'autre chose. Il y rencontre le grand saxophoniste Charles Lloyd, avec qui il sortira trois albums. Il devient ainsi en 1985 le premier français à signer sur le fameux label américain Blue Note ("la note bleue", pour les turcs qui nous écoutent), et joue avec les plus grands, sans mauvais jeu de mots : Gary Peacock, Gerry Mulligan, Dizzie Gillespie ou encore Stéphane Grapelli, géant du violon avec qui le génial nabot sort en 1995 le célèbre "Flamingo", vendu à plus de 100.000 exemplaires. Michel Petrucciani s'y présente à l'apogée de son immense talent, grand défenseur d'un jazz populaire et jamais populiste, nourri de multiples sonorités qui font de lui le fils illégitime de Louis Armstrong et d'Yvette Horner, mais si Louis Armstrong et Yvette Horner avaient eu un enfant ensemble, on ose espérer que le bambin ait eu la correction de se pendre à la naissance avec son cordon ombilical.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michel Petrucciani, lui, ne peut pas se suicider. Il est catholique, et on ne verra jamais un catholique se suicider, sauf s'il est très malheureux et qu'il a envie de mourir. Michel Petrucciani n'aura même pas le temps de penser au suicide : la maladie l'emporte jeune, en 1999, et Super Nabot est enterré au Père Lachaise, à quelques mètres de Frédéric Chopin, de Pierre Desproges et de la Fille Tabouret. Mais je dis ça, c'est pour meubler.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-9090426792011483063?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/9090426792011483063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/dictionnaire-impromptu-michel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/9090426792011483063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/9090426792011483063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/dictionnaire-impromptu-michel.html' title='Dictionnaire impromptu : Michel Petrucciani'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SttELuwjgWI/AAAAAAAAALk/Gov68Ib61tA/s72-c/Petrucciani02.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-2929460474657647337</id><published>2009-10-18T09:28:00.000-07:00</published><updated>2009-10-18T09:34:48.931-07:00</updated><title type='text'>La véritable histoire vraie d’Otis Marchepied (1)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SttDmOQJaLI/AAAAAAAAALc/AXAApUsqsVc/s1600-h/otismarchepied.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SttDmOQJaLI/AAAAAAAAALc/AXAApUsqsVc/s200/otismarchepied.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5393979302646212786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Pour la soixante-troisième fois de la journée, Otis Marchepied entreprit de dévaler à une vitesse phénoménale pour son âge les dix-huit étages de la grande Tour de l’Elevation, qui trônait fièrement au centre de la Cité Impériale et abritait depuis près de douze ans maintenant les splendides bureaux de l’International Wargame Company, dont les étonnantes machines de guerre toutes plus étincelantes et sophistiquées les unes que les autres envahissaient le monde connu avec une régularité désarmante, au gré des nombreuses conquêtes que menait avec succès l’Empire aux confins de l’univers sans se soucier du sort peu enviable des milliers de personnes déracinées et obligées de fuir sans demander leur reste devant la puissance de feu ahurissante dont était capable de faire preuve les troupes surentraînées du général Lee&lt;/span&gt;, en grande partie grâce à la pugnacité et l’acharnement au travail de tous ses collègues qu’il croisait tous les jours avec la même expression de satisfaction du devoir accompli sur le visage, et qu’il tentait d’assister du mieux qu’il le pouvait, à son échelle, suant et transpirant,mouvant sa lourde carcasse avec toute l’agilité dont il était encore capable afin d’être toujours là lorsqu’on lui demandait d’être là, à disposition de tous, et ne surtout pas passer pour un de ces maudits tire-au-flanc dont il exécrait plus que tout la futilité et le manque de consistance, tandis que lui ne ménageait pas sa peine et ne comptait pas les heures toutes entières dévolues à la bonne marche de la compagnie, avec une abnégation et une conscience professionnelle dont il ne s’était jamais départi, malgré tout, malgré ces quelques moments de lassitude et de doute qui avaient pu logiquement s’immiscer en lui après ces onze années et neuf mois pendant lesquels il avait occupé sans jamais rechigner les mêmes fonctions au sein de cette magnifique entreprise qui ne connaissait pas la crise (il se rappelait avoir entendu cette chanson des centaines de fois quand il était plus jeune, sans jamais avoir réussi à saisir le nom de chanteur qui fredonnait cette joyeuse mélopée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-2929460474657647337?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/2929460474657647337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/la-veritable-histoire-vraie-dotis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2929460474657647337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2929460474657647337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/la-veritable-histoire-vraie-dotis.html' title='La véritable histoire vraie d’Otis Marchepied (1)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SttDmOQJaLI/AAAAAAAAALc/AXAApUsqsVc/s72-c/otismarchepied.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-5626767714170311409</id><published>2009-10-18T09:27:00.000-07:00</published><updated>2009-10-18T09:35:30.015-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (23)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SttCAR4ZlZI/AAAAAAAAALE/gDXpRsKD-KE/s1600-h/lettres2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 152px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SttCAR4ZlZI/AAAAAAAAALE/gDXpRsKD-KE/s200/lettres2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5393977551273694610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Ma Meg aphone&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Aphone (adj.) : Qui n’a provisoirement plus de voix&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;(Dictionnaire le Robert de Poche, 2004)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Aphone (adj.) : Qui n’a provisoirement plus voix au chapitre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;(Dictionnaire de la Décision Implacable, 2004)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;La distance est un de ces concepts malléables qui font des relations amoureuses un domaine aussi peu prévisible que la météo nationale, une science aussi peu exacte que la psychologie, une chose aussi peu fiable que mon potentiel de séduction. Qu’importe le flacon pourvu qu’il y ait l’ivresse, qu’importe les bornes si la passion ne connaît pas de limites. Ça a été drôle. Au début. La dramaturgie classique du couple séparé par des millions de kilomètres a de quoi séduire. &lt;/span&gt;La souffrance de la séparation peut-être d’une jouissance sans nom, le sujet de conversation idéal, et surtout un potentiel incroyable de délicieuses plaintes à l’endroit de ses condisciples, histoire de caliméroter à l’envie et d’échapper à moindres frais à la morosité ambiante. On peut passer le plus clair de son temps le sourire béat à penser à sa promise, tout en faisant passer ses mauvaises humeurs sur le compte de cet éloignement fâcheux qui nous vaut l’admiration et la compassion de tous…la liaison idéale entre le sujet et son futur participe passé. Sans compter le temps libre auquel on conjugue ses journées sans se soucier de l’accord de son complément d’objet direct et favori. Confortable serait sans doute un adjectif de trop. D’autant que demeure le souci le plus implacable, distance rime avec absence, mais aussi avec abstinence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu’il ne faut pas croire, on finit bien par s’en Lassie, chien fidèle, de notre fidélité permanente, de notre fidélitérrifiante. Que l’on reste fidèle à ses idées, fixes, garde à vous, passe encore, mais passe encore la corde à mon cou, et là tout devient plus difficile à concevoir. Loin des yeux, loin du cœur… Heureux les aveugles qui ont encore le courage de réciter ainsi, on serait plus tenté de remplacer le cœur par un organe tout aussi vital, mais beaucoup plus instinctivement érectile. Sans surveillance rapprochée, il faut un sacré quartier de sécurité, quelques grilles de mental en acier trempé et des miradors armés de bonne conscience jusqu’aux dents pour le garder à l’abri de la tentation charnelle. Problème de géographie cérébrale certainement, la raison dans l’hémisphère gauche, les raisins secs dans l’hémisphère droit, ça en fait du chemin à parcourir pour que notre relation en sorte propre sur elle. Presque autant que le chemin qui nous séparait physiquement parlant. Qui n’était encore rien à côté du fossé béant de nos relations intellectuelles, pas facile à combler lorsque nos quelques relations épistolaires furent sans doute le symbole le plus éclatant de l’intimité qui nous avait liée tout ce temps-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si tu as plus souffert d’apprendre ma rencontre du troisième type avec une jeune extra-terrestre qui habitait le quartier de lune voisin du mien, ou de m’entendre dire ce que tu savais déjà, impossible de construire quelque chose sur ces bases friables, trop de frontières à franchir, trop de dialogues en retard, trop de discussions sans regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce que je sais, c’est que tu es resté sans voix, ma Meg. Incapable d’en aligner une, ma Meg aphone.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-5626767714170311409?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/5626767714170311409/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/lettres-ma-future-ex-23.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5626767714170311409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5626767714170311409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/lettres-ma-future-ex-23.html' title='Lettres à ma Future-Ex (23)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SttCAR4ZlZI/AAAAAAAAALE/gDXpRsKD-KE/s72-c/lettres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-2648319741124036706</id><published>2009-10-11T08:37:00.000-07:00</published><updated>2009-10-11T08:53:14.142-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Geronimo</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/StH-vQWJP5I/AAAAAAAAAKk/0f9D2l5peKo/s1600-h/geronimo.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 156px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/StH-vQWJP5I/AAAAAAAAAKk/0f9D2l5peKo/s200/geronimo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5391370316734349202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0); font-weight: bold;"&gt;Né en 1829 en Arizona, Geronimo est appelé à sa naissance Go Khla Yeh (celui qui baille) par ses parents, et tous ses petits copains apaches passeront leur temps à se foutre de sa gueule à l'école jusqu'à ce que débarque dans la tribu le petit Nu Gah Den Dini, ce qui signifie "petite crotte malodorante". Le mal est fait, Go Khla Yeh est un petit garçon mal dans sa peau rouge et sombre très tôt dans l'alcoolisme : à dix ans, il prend sa première cuite au Mezcal. À son deuxième bol, il est déjà complètement sioux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout s'éclaircit lorsque meurt Tazha, le fils aîné du grand chef Cochise : Go Khla Yeh prend alors le contrôle de la tribu et il est admis au conseil de guerre des Apaches Chiricahuas en 1846, à peine âgé de 15 ans. La vie suit son court pour les chihuahuas, jusqu'à ce qu'en 1858 l'armée mexicaine se fourre une énorme épine dans le pied en tuant sa mère, sa femme et ses trois enfants. Go Khla Yeh se venge le 30 septembre 1859, le jour de la Saint Jérôme, et les cris des Mexicains invoquant Saint Jérôme (Geronimo, donc, qui ne signifie absolument pas "j'ai revu encore une fois un dessin animé sur un petit poisson) lui inspire son nom de guerre. Deux ans plus tard, alors que Geronimo s'est calmé, les Mexicains lancent une nouvelle attaque surprise et tue sa nouvelle épouse et son fils. Geronimo se dit alors que ça commanche vraiment à bien faire cette histoire et décide de tourner l'apache. Désormais, il sera un chaman chanmé et mettra toute son énergie à combattre les blancs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant dix ans, Geronimo combattra aux côtés des chefs Cochise et Mangas Coloradas (un cocktail très prisé au Mexique, popularisé par Tom Cruise dans le film du même nom), et il faudra attendre 1871 pour qu'il retourne sa far veste, négocie enfin un accord de paix avec les Etats-Unis et obtienne la création d'une réserve apache, ce qui est tout de même moins bien qu'une réserve à cigarettes, mais passons. L'année suivante, toute la tribu est déportée dans le désert et Geronimo s'enfuit avec les chefs apaches. Ils s'évanouissent dans les montagnes et deviennent de véritables hors-la-loi des séries, vivant de pillages tout en exécutant quelques soldats mexicains pour passer le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rattrapé à plusieurs reprises, il s'échappe à chaque fois, mais son existence de bandit pas manchot ne va s'arrêter qu'en 1886 : coupable d'avoir buté 26 colons américains d'un coup, il se retrouve pourchassé par 8000 soldats américains et mexicains commandé par le général Nelson Miles Davis, qui était loin d'être une trompette et ne se laissait pas faire quand on venait lui casser les pieds tendres. Après 6 mois où Geronimo rivalise d'ingéniosité pour passer entre les mailles du filet, le grand chaman finit par se lasso de cette existence de cowbaye solitaire, et se rend finalement le 4 septembre 1886.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfermé à Fort Pickens en Floride, un endroit Fort Alamode pour les exécutions sommaires, Geronimo finit par se ranger, se convertit au christianisme et devient fermier. Il se retrouve même à vendre des souvenirs à la Louisian Purchase Exposition en 1904 et aurait fini par présenter la météo avec un casque à plumes si la télé avait été inventée à l'époque. Une pneumonie met fin à sa déchéance et il meurt en 1909, il y a cent ans tout rond. La légende veut que ses dernière paroles furent : "ah là là, Cheyenne de vie".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-2648319741124036706?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/2648319741124036706/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/dictionnaire-impromptu-geronimo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2648319741124036706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/2648319741124036706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/dictionnaire-impromptu-geronimo.html' title='Dictionnaire impromptu : Geronimo'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/StH-vQWJP5I/AAAAAAAAAKk/0f9D2l5peKo/s72-c/geronimo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-567936906455566902</id><published>2009-10-11T08:17:00.000-07:00</published><updated>2009-10-11T08:36:11.046-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (22)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/StH6_IBCuiI/AAAAAAAAAKc/kzTVIoT4UUQ/s1600-h/lettre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/StH6_IBCuiI/AAAAAAAAAKc/kzTVIoT4UUQ/s200/lettre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5391366191329753634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;On va faire court&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;« Je vous ai déjà vu quelque part, mais où ? »&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;« Je ne sais pas, mais je n’y retournerais jamais »&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Marx Brothers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On va faire court.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Va t’en.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-567936906455566902?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/567936906455566902/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/lettres-ma-future-ex-22.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/567936906455566902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/567936906455566902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/lettres-ma-future-ex-22.html' title='Lettres à ma Future-Ex (22)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/StH6_IBCuiI/AAAAAAAAAKc/kzTVIoT4UUQ/s72-c/lettre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-9080487948818803849</id><published>2009-10-11T08:08:00.000-07:00</published><updated>2009-10-11T08:15:54.342-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie d’Irina Menkova (3)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/StH2bATxAgI/AAAAAAAAAKU/d8k4dldDqa4/s1600-h/mer_noire.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 132px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/StH2bATxAgI/AAAAAAAAAKU/d8k4dldDqa4/s200/mer_noire.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5391361172738998786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;L’air était sec, le vent acéré, et sa petite promenade n’eut pas exactement l’effet escompté. Prise d’une soudaine nausée, elle s’appuya contre la balustrade en bois blanc qui cernait la jetée et porta son regard au loin. Ce n’était pas le moment de tomber malade, pas maintenant, pas à l’instant où l’horizon se découvrait subitement. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort de ses parents, les lingues semaines à grelotter sur une paillasse souillées, installée à même le sol glacial d’un immeuble désaffecté de la banlieue moscovite, les hurlements obscènes des ivrognes et les cris désemparés des nourrissons affamés, tout ça était bien loin derrière elle. Plus que tout, elle n’aurait pas supporté que son enfant, que leur enfant, ait à subir un jour toutes ces infamies. Mais ça, elle n’avait plus à s’en inquiéter, et elle n’aurait jamais à le redouter. Grâce à Lui, grâce à mademoiselle Olga aussi, sans qui elle ne l’aurait jamais connu, sans qui elle n’aurait jamais rencontré l’amour véritable. Elle respira profondément et s’apprêta à regagner la terrasse ensoleillé du Café Bel Air, butant sur les marches qui montaient au milieu des galets. Elle était si fatiguée. Heureusement, tout cela serait bientôt terminé, et elle pourrait se reposer. Apercevant le visage soucieux de son chevalier blanc à travers la vitrine impeccable du restaurant, elle sourit faiblement. Il devait certainement encore penser qu’Irina ne se doutait pas un seul instant du véritable but de cette escapade en amoureux à quelques centaines de kilomètres du petit duplex parisien qu’Il lui avait offert. Mais elle n’était pas aussi naïve qu’elle s’efforçait de le laisser paraître pour avoir la paix, et rien ne lui avait échappé des préparatifs minutieux du voyage, les coups de fils qu’Il avait passé dans la semaine. Elle le trouvait si mignon, lorsqu’Il tentait ainsi de prendre par surprise la petite fille en robe légère qui pataugeait dans la Mer Noire. Voilà qu’Il la regardait pénétrer dans la salle en se tordant les mains, jetant autour de lui des regards furtifs comme si les mots qu’Il cherchait à lui dire pouvaient s’être planqués par magie dans un coin de la pièce. Elle aurait voulu le rassurer, lui dire que les mots n’avaient pas d’importance, qu’elle savait fort bien au plus profond d’elle ce qu’Il ressentait et ce qu’Il désirait. Il n’avait pas à s’en faire, elle l’aimait comme Il était, avec toute sa lâcheté d’Homme. Mais comme à son habitude, elle ne put ouvrir la bouche, se contenta de baisser les yeux et d’approcher doucement le front des lèvres de son protecteur pour qu’Il y dépose un baiser rassurant. Il prit ses mains glacées entre les siennes, fit pivoter son poignet pour jeter un coup d’oeil à la jolie montre en or dont Il lui avait fait cadeau à Noël, s’éclaircit la gorge comme pour parler et se ravisa subitement. Avec un froncement de sourcil, Il lui indiqua le petit salon attenant où un petit homme d’une quarantaine d’année, à la grosse bedaine et aux yeux enfoncés dans leurs orbites, lui adressa un petit signe amical en lissant sa moustache d’un air gourmand. Irina Menkova comprit aussitôt et lui rendit son sourire en baissant instinctivement les yeux. Elle pressa entre les siennes les mains de son Homme, qui regardait ostensiblement la mer par-dessus son épaule, comme s’Il n’était déjà plus là, enfermé dans son monde où elle n’avait pas sa place. Irina Menkova retira ses mains et défit prestement le premier bouton de sa robe. Tant pis pour la demande en mariage. Ce ne devait pas être le bon moment, Il avait certainement ses raisons, la prochaine fois, sans doute. En attendant, elle avait du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Irina Menkova réajusta son décolleté et se dirigea en louvoyant vers son unique client de la journée, jetant au passage un regard inquiet vers l’horloge murale : elle espérait qu’il était plutôt du genre précoce, ils avaient tout de même rendez-vous dans moins d’une demi-heure à la clinique pour son avortement, et ce n’était pas le genre de rendez-vous qu’elle aimait manquer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-9080487948818803849?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/9080487948818803849/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/la-veritable-histoire-vraie-dirina_11.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/9080487948818803849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/9080487948818803849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/la-veritable-histoire-vraie-dirina_11.html' title='La véritable histoire vraie d’Irina Menkova (3)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/StH2bATxAgI/AAAAAAAAAKU/d8k4dldDqa4/s72-c/mer_noire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-5581886107074161560</id><published>2009-10-04T09:57:00.000-07:00</published><updated>2009-10-04T10:00:02.412-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Théorie foireuse : Joseph Haydn</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SsjUfyskKXI/AAAAAAAAAKM/LCqpD8rp5_4/s1600-h/haydn.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 173px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SsjUfyskKXI/AAAAAAAAAKM/LCqpD8rp5_4/s200/haydn.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388790596798523762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Né en 1732 dans un petit village de Basse-Autriche, Franz Joseph Hadyn est le deuxième des douze enfants du couple, dont six survivront jusqu'à l'âge adulte, ce qui est bien mais pas top. D'un père fabricant de charriot et d'une mère cuisinière chez le comte Harrach (ça ne s'invente pas), Franz est éduqué musicalement par son oncle qui l'envoie faire le soprano à la Cathédrale de Vienne, où il apprend les rudiments de son art avant d'être chassé à 18 ans pour avoir mué, chose qu'il aurait pu évité en se coupant une ou deux couilles, voir trois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1757, Joseph Haydn a abandonné le prénom de Franz, vraiment trop connoté casque à pointe et solution finale, et rencontre le baron Von Fürnberg, le comte Von Morzin et le duc Von Etik, qui souffre de quelques problèmes de prononciation, et se retrouve bientôt engagé par la la famille des princes Esterházy, grande famille hongroise qu'il servira pendant plus de 30 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est surtout avec le règne de Niklaus Ier, dit "le magnifique" parce que "le gros pédé" était déjà pris, que Haydn peut laisser libre court à son talent : sorte de fonctionnaire de la musique comme on en fait plus, sauf dans les salles subventionnées par la mairie de Bordeaux, Joseph fait le minimum syndical et profite de ses nombreux temps libres pour écrire pas moins de cent symphonies, des dizaines de quatuors à corde, quelques opéras, et la première version injustement méconnue d'Eye Of The Tiger, composée à l'origine pour clavecin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit alors souvent de Joseph Haydn qu'il incarne mieux que quiconque le classicisme viennois, même si cela n'évoquera à la plupart d'entre vous qu'un vague souvenir de patisserie dégeulasse avalée à la va-vite avant votre premier rencard au cinéma avec cette blondinette qui faisait tourner toute les têtes, Alexandrie, Alexandra, ce soir j'ai l'a fièvre et toi tu meurs de froid. Pour simplifier, on dira qu'Haydn se trouve pile poil à la frontière entre le baroque et le romantisme, l'équivalent pour la musique classique d'un Rocco Siffredi filmé par André Téchiné. C'est chiant mais c'est beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Haydn trouve donc très souvent le temps, entre deux symphonies, d'aller boire des coups au bistrot du coin, le Lane Bar, où il rencontra son meilleur pote Wolfgang Amadeus Mozart au cours d'une partie de cartes très animées qui restera dans l'histoire sous le nom de la fameuse Belote de Lane. Malgré leur grande différence d'âge (24 ans), les deux hommes vivent ensemble une vibrante histoire de camaraderie qui ne cessera qu'avec la mort de Mozart en 1791. Profondément affecté, Joseph Hadyn quitte Vienne et traverse l'Europe révolutionnaire pour une série de concerts londoniens qui resteront dans les esprits. De retour au pays en 1793, il prend pour élève un jeune musicien talentueux répondant au doux nom de Ludwig Van Beethoven, mais le courant ne passe pas vraiment entre les deux hommes et Haydn le laisse bientôt entre les mains d'Albrechtberger pour reprendre ses fonctions de maître de chapelle auprès de Niklaus II, dit "le petit-fils du magnifique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une série de 9 quatuors à corde très innovants, Joseph Haydn prend enfin une retraite bien méritée en 1804 et décède en 1809 pendant l'occupation de Vienne par les troupes de Napoléon, décidément toujours là dans les bons coups. A son enterrement, on joue le Requiem de Mozart, c'est très beau et c'est très triste. 180 ans plus tard, François Feldman se demande ce que deviennent, deviennent, les valses de Vienne, et c'est surtout très triste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-5581886107074161560?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/5581886107074161560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/theorie-foireuse-joseph-haydn.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5581886107074161560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5581886107074161560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/theorie-foireuse-joseph-haydn.html' title='Théorie foireuse : Joseph Haydn'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SsjUfyskKXI/AAAAAAAAAKM/LCqpD8rp5_4/s72-c/haydn.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8324703671686547550</id><published>2009-10-04T09:55:00.000-07:00</published><updated>2009-10-04T09:57:24.362-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie d’Irina Menkova (2)</title><content type='html'>&lt;a style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 0);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SsjT1tk11CI/AAAAAAAAAKE/UQ_q0Pm1r_4/s1600-h/mer_noire.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 132px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SsjT1tk11CI/AAAAAAAAAKE/UQ_q0Pm1r_4/s200/mer_noire.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388789873869444130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;C’était presque une autre vie, tant de choses s’étaient passé entre temps qu’elle en arrivait presque à douter n’avoir jamais mis les pieds à Moscou un jour. Cela faisait six ans maintenant qu’elle avait quitté les ruelles enneigées de la capitale moscovite pour les lumières de Paris, et jamais la petite fille qui pataugeait dans la Mer Noire n’aurait imaginé que sa vie prendrait un tel tournant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que tout, jamais elle n’oserait imaginer ce qui aurait pu se produire s’Il n’était pas entré dans sa vie comme un ange descendu des cieux, quelques semaines après la mort de ses parents dans cet étrange incendie dont elle avait été la seule rescapée. Irina Menkova avait senti le souffle rauque de la Mafia sur sa nuque, mais son chevalier blanc était arrivé sur son destrier de métal et Il l’avait sorti sans effort des griffes de la bête avant qu’elles ne se referment sur elle. Il lui avait plu au premier regard, Il était si beau et dégageait une telle sérénité, avec sa haute stature et ses muscles saillants sous son costume italien de belle facture, prêt à écraser comme des moucherons entre ses larges mains le premier qui oserait toucher à un de ses cheveux sans avoir été invité. Une main ferme se posa justement sur son épaule à cet instant précis, et Irina Menkova tressaillit. Elle reconnut immédiatement les innombrables bagues qui ornaient les doigts puissants, et les enferma dans sa propre main avant d’y déposer un baiser empli de respect. L’Homme la fit pivoter sur son siège de quelques degrés et plongea son regard inquisiteur dans les yeux de la jeune femme, désignant son ventre d’un mouvement du menton presque imperceptible. Irina Menkova baissa timidement les yeux et caressa distraitement sa robe plissée, tentant de dissimuler sous la cascade de ses longs cheveux les brûlures fugaces qui lui montaient aux joues. Avait-il bougé, était-ce un coup de pied qu’elle avait senti à l’instant ? Non, certainement pas, c’était tout bonnement improbable, il était bien trop tôt pour ça. C’était seulement son coeur qui battait à tout rompre dans sa poitrine, et le feu qui s’emparait de ses artères, et ses tempes qui tambourinaient sans discontinuer, et elle se leva brusquement. Elle avait besoin d’air, immédiatement, elle avait besoin de sentir l’odeur des embruns et de laisser le vent du large mettre ses cheveux en bataille. Sans un mot, elle se précipita vers la sortie, sans plus prêter attention à l’Homme qui la regardait s’éloigner sans un mot, un léger sourire flottant sur les lèvres. Il ne se vexerait pas. Il ne se vexait jamais. Il avait toujours été si gentil avec elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8324703671686547550?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8324703671686547550/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/la-veritable-histoire-vraie-dirina.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8324703671686547550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8324703671686547550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/la-veritable-histoire-vraie-dirina.html' title='La véritable histoire vraie d’Irina Menkova (2)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SsjT1tk11CI/AAAAAAAAAKE/UQ_q0Pm1r_4/s72-c/mer_noire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-5518034258792158831</id><published>2009-10-04T09:49:00.000-07:00</published><updated>2009-10-04T09:55:02.442-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (21)</title><content type='html'>&lt;a style="font-weight: bold;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SsjTQ1-Kw0I/AAAAAAAAAJ8/LEKwC_oLkJ4/s1600-h/lettre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SsjTQ1-Kw0I/AAAAAAAAAJ8/LEKwC_oLkJ4/s200/lettre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388789240467997506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Bonnie &amp;amp; Clyde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Voilà. C’est fini. Tu vas sûrement m’en vouloir, mais cette fois, ça sent vraiment la fin de notre coopération. On ne peut pas décemment continuer ainsi, soyons raisonnables. On a eu beau essayer de se comprendre, tenter de vivre en harmonie parfaite, nous n’allons pas si bien que ça ensemble, tous les deux. Question de feeling qui ne passe pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, on aurait pu croire à première vue que nous étions faits pour nous entendre. Des inspirations profondes du même air frais aux aspirations communes dans notre vie, il n’y avait vraiment qu’un petit trou de néant que nous arrivions à combler sans même échanger un regard. Et nous partagions tellement d’autres choses, le même langage corporel et la même (absence d’) éthique, les mêmes envies de liberté et la même façon de mentir effrontément en se frottant le bout du nez. Que nous avions tous les deux aussi long et tordu que notre parcours initiatique perverti sur les chemins sauvages de l’existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu étais aussi instable que je pouvais être délétère, j’étais aussi imprudent que tu étais inconsciente. Et ce n’était que le premier de tes avantages. Tu ne râlais jamais quand je rentrais tard, tu découchais encore plus souvent que moi, et jamais de soupçons entre nous, les soupçons sont bons pour ceux qui ont des doutes à s’en embrouiller le cervelet : nous n’en avions aucun, nous étions sûrs de faire ce qui nous plaisait quand bon nous plaisait, de pouvoir nous vautrer sans aucun remords dans les premiers draps qui nous tendaient la taie d’oreiller d’un air coquin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libertinage, patinage artistique dans les bouches de passage, pelotage sous pulls à cols roulés, dépucelage de raison du plus fort, luxure et autres péchés amidonnés pour maîtresses capitonnées. Liés tous les deux par ce pacte des loups solitaires, nous écumions les bergeries des environs avec la froide assurance de pouvoir compter l’un sur l’autre en cas de pépins dans la pomme, Adam et Eve dépravé, Bonnie &amp;amp; Clyde de l’agression sexuelle, Alpha Roméo et Juliette Bêta, Tristan et Iseult volages et volatiles.La survie avec toi, une longue pause-café clope, sans filtres mais avec capotes, une culture de l’instant, un Carpe Noctem conjugué à tous les temps de l’imparfait perfectible et du conditionnel sans conditions légales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était bien joli cœur, mais à trop emprunter des routes parallèles, nous risquions chaque jour un peu plus de nous tromper de directions, de nous perdre en chemin et de nous éloigner du sujet, verbe, complément d’objet inanimé qui auraient donc bien une âme à cajoler de temps en temps. Malgré tout. Tout ça devenait bien tortureux, difficile de continuer à suivre sans ciller les sinusoïdales de notre relation oscilloscopiquement instable. À papillonner si près du soleil, on s’y brûle facilement ses ailes de triste cire…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-5518034258792158831?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/5518034258792158831/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/lettres-ma-future-ex-21j.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5518034258792158831'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5518034258792158831'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/10/lettres-ma-future-ex-21j.html' title='Lettres à ma Future-Ex (21)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SsjTQ1-Kw0I/AAAAAAAAAJ8/LEKwC_oLkJ4/s72-c/lettre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-5261238735978563155</id><published>2009-09-27T10:06:00.000-07:00</published><updated>2009-09-27T10:08:15.395-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Dictionnaire impromptu : Jean-Baptiste Poquelin</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sr-b9HBruaI/AAAAAAAAAJ0/x1zQgMJyXt8/s1600-h/moliere.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 160px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sr-b9HBruaI/AAAAAAAAAJ0/x1zQgMJyXt8/s200/moliere.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386195153518836130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Fils d'un riche marchand tapissier, Jean-Baptiste Poquelin nait le 15 janvier 1622 dans les faubourgs de Paris, et découvre très tôt sa véritable vocation : à l'âge de 4 ans, il tente une expérience avec une allumette et un tas de moquettes usagées entreposées au fond du jardin familial, et fait entièrement cramer le petit appenti en bois : c'est décidé, toute sa vie, il fera brûler les planches et monte coup sur coup deux pièces assez méconnues, "JB va au popo" en 1627 et "JB contre Oui-Oui" en 1629. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier acte de la vie de Jean-Baptiste Poquelin n'est pas de tout repos : après la mort de sa mère dans la première scène, alors qu'il n'a que 10 ans, il est envoyé dans un collège jésuite pour petits bourges (plus connu aujourd'hui sous le nom de Lycée Louis-Le-Grand) et en gardera une aversion profonde pour le pédantisme des nouveaux riches. En 1640, alors qu'il s'apprête à reprendre la carrière de tapissier de son père, il rencontre la fameuse Madeleine Béjart, petite potiches aux airs angéliques et fille de comédiens. Il décide qu'elle ne fera pas tapisserie dans sa vie, l'épouse en 1643 et monte sa première troupe dans la foulée, tandis que son père lui coupe les vivres, ce qui est toujours moins pire que les testicules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième acte de la vie de Jean-Baptiste Poquelin, qui prend le nom de Molière à la suite d'une adorable déformation du petit surnom que lui donne régulièrement sa femme en public, demi-molle, n'est pas courronné de succès : ses premières pièces sont un désastre, la troupe fait faillite et il est emprisonné au Châtelet. Heureusement, dans la dernière scène, Molière rencontre coup sur coup le Prince de Conti et le frère de Louis XIV, qui le fait venir à la Cour pour y jouer les Précieuses Ridicules en 1658, énorme succès au box-office.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, Molière déroule, L'Ecole des Femmes, Tartuffe (interdit pendant 5 ans sous la pression de l'Eglise) ou Le Misanthrope, tout en trouvant le temps d'épouser en 1662 la jeune Armande Béjart, de vingt ans sa cadette, et de tomber malade dans la foulée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de mourir dans son lit en 1673 d'une congestion pulmonaire entre deux représentations du Malade Imaginaire, Molière aura encore eu le courage d'écrire les pièces maitresses que sont Les Fourberies de Scapin, Les Femmes savantes, Le Bourgeois gentilhomme, Le Gendarme et les Extraterrestres, et bien sûr L'Avare, sombre histoire de riche marchand terrifié par la crainte de perdre les dix mille écus d'or enfermés dans son coffre et dont l'histoire se rappellera surtout la prestation héroïque d'Yves Montand, obligé de se coltiner les conneries hystériques de Louis De Funès pendant près de deux heures.  "Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger", nous dit Valère dans l'Acte III. "Pas de bras, pas de chocolat", lui répond Chantal Lauby 300 ans plus tard, et la boucle est bouclée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-5261238735978563155?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/5261238735978563155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/dictionnaire-impromptu-jean-baptiste.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5261238735978563155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5261238735978563155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/dictionnaire-impromptu-jean-baptiste.html' title='Dictionnaire impromptu : Jean-Baptiste Poquelin'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sr-b9HBruaI/AAAAAAAAAJ0/x1zQgMJyXt8/s72-c/moliere.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6151810352614691962</id><published>2009-09-27T10:01:00.000-07:00</published><updated>2009-09-27T10:06:21.367-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie d’Irina Menkova</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sr-bgnMu3II/AAAAAAAAAJs/6OrZ78D96RM/s1600-h/mer_noire.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 132px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sr-bgnMu3II/AAAAAAAAAJs/6OrZ78D96RM/s200/mer_noire.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386194663938907266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Irina Menkova n’eut pas la patience d’attendre que le morceau de sucre ait entièrement fondu pour porter à sa bouche le breuvage brûlant. Elle se força à ne pas l’avaler d’un seul trait, reposa doucement la tasse de porcelaine au centre la petite assiette finement décorée, et essuya lentement ses lèvres avec la serviette rose bonbon qu’elle tenait légèrement crispée dans sa main droite. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela faisait une éternité qu’elle n’avait pas bu un vrai café dans un vrai restaurant où les gens vous traitaient comme une vraie princesse. La mer qui étendait paresseusement ses flots face à elle semblait elle aussi des plus réelles, bien qu’Irina ait encore du mal à se départir de ce petit pincement au coeur qui l’avait saisi en s’asseyant, cette douloureuse sensation de ne pas vraiment être là, face à cet océan de carte postale qui semblait s’être figé dans un panorama idyllique au moment où elle avait posé les yeux dessus. Elle avait tellement pris l’habitude de faire abstraction de son environnement avec son travail qu’elle avait bien du mal à ne pas se mettre en position de veille, à cet instant qu’elle souhaitait pourtant de tout coeur vivre pleinement. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas vu la mer qu’elle en arrivait à douter que tout cela ne soit pas un rêve, les bruits de conversations étouffés qui lui parvenaient de très loin, les couleurs pastels du paysage qui s’entremêlaient en un joyeux kaléidoscope éthéré au milieu duquel elle flottait doucement, tel un dirigeable paresseux se déplaçant au gré du vent. Elle replia soigneusement le petit carré de tissu fin et le posa à côté de la tasse encore fumante, lissant distraitement le bord de la nappe du bout de ses doigts fins, abîmées par le vernis à ongles et les dures années de labeur. Des souvenirs embrumés  remontaient en elle par intermittence, s’excusant presque de s’inviter ainsi dans son esprit sans prévenir. Tout cela lui semblait si loin. Elle savait bien que c’était elle, cette petite fille à l’air déjà grave qui batifolait dans vingt centimètres d’eau, l’air circonspect, vêtue de cette robe à fleurs qu’elle aimait tant porter lorsque ses parents l’emmenaient voir sa tante au bord de la Mer Noire. Elle eut un sourire léger qui s’effaça presque aussitôt. C’était avant. C’était ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;(à suivre...)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6151810352614691962?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6151810352614691962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/la-veritable-histoire-vraie-dirina.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6151810352614691962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6151810352614691962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/la-veritable-histoire-vraie-dirina.html' title='La véritable histoire vraie d’Irina Menkova'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sr-bgnMu3II/AAAAAAAAAJs/6OrZ78D96RM/s72-c/mer_noire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-3043796420428354698</id><published>2009-09-27T09:48:00.000-07:00</published><updated>2009-09-27T10:01:03.894-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (20)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sr-aOpRV8UI/AAAAAAAAAJk/pHLPkL_SKLM/s1600-h/lettre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sr-aOpRV8UI/AAAAAAAAAJk/pHLPkL_SKLM/s200/lettre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386193255745843522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Le Cowbaye Solitaire&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Règlement de comptes à Ok Podium. Vêtue de ta plus belle tunique bleue, tu viens de te planter devant moi dans cette rue déserte où souffle le vent aride du désert. La sueur perle sur nos fronts volontaires. Rien ne bouge. Tu allumes une nouvelle Sergent Chesterfield sur notre champ de bataille, Little Big Horn s’embrase paisiblement, les descendants de Sitting Bull pleurent leurs aïeux. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à coup, sans prévenir, tu lance le duel, tu cries, tu pleures, tu râles, tu pars à lasso de ma culpabilité à grand coups de Texas Rangers dans la porte du Crazy Horse où je me suis réfugié. Je trouve ça d’un comics… mais je me retiens de rire aux éclats de verres brisés sur le comptoir. Indépendant. C’est ainsi que tu m’épiles, électrique, c’est comme ça que tu m’appelles, sarcastique. Tu as tout de même la diligence de ne pas hausser le ton en permanence, pas d’attaque cardiaque à main armée, tu restes sobre, tu restes toi-même. Différente. Mon petit hors-la-loi des séries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu prends les choses une par une, sans te presser, toutes ces choses qui te permettront de me prouver que je n’en ai pas besoin, de cette indépendance chérie. En tout cas, pour ça, tu es vraiment loin d’être un bandit manchot, mais tu as toujours été très doué pour me casser les pieds tendres. Et pourtant, Il faudra t’y faire. Je suis et je resterais ce cowbaye solitaire multipliant les expériences au soleil couchant, testant sans arrêt ses capacités de célibataire underground. Sûr de vouloir enfin tourner l’Apache de ses aventures sans lendemain qui déchantent, il était une fois dans l’Ouest un garçon qui prenait conscience de la vacuité de sa non-vie sentimentalement instable et moralement discutable. Et si pour moi, la monogamie se trouvait être encore Fort Alamode quelques semaines auparavant, quand nous nous sommes rencontrés, depuis, tout a changé. Depuis, cette Cheyenne de vie ne m’a pas épargné les tentations, et a fini par me laisser tout déplumé sur le bord de la piste de danse avec les loups, la coiffe de chef indien en berne, les vautours prêts à fondre sur mon squelette blanchi par le sable, le soleil de plomb et nos deux mois de vie commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, c’est tipi-quement moi, ces changements radicaux de personnalité, cette manière subtile de retourner si rapidement ma far veste, ces Guerres de Sécession internes que se payent en rigolant ma conscience et mes pulsions. Mais voilà ce que j’en suis arrivé à penser : finalement, tu est un peu trop triste pour moi, un peu trop (wes)terne, tu manque de Technicolor et d’écran 16/9ème. Avoue-le, notre histoire manque de chevauchées fantastiques, trop de ruées vers l’ordinaire.  Tu as beau brandir devant mes yeux d’acier ton étoile de Shérif fais-moi-peur, en bonne brute un peu truande sur les bords, je ne bougerais pas d’un poil. Je resterais là, impitoyable, impassible, droit comme une potence, sans émotions, je ne piquerais pas le moindre fard. West.  Non, vraiment, crois-moi, je ne suis vraiment pas près d’enterrer la hache de guerre et de fumer le calumet de la paix des ménages. Ca ne doit pas être mon truc.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-3043796420428354698?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/3043796420428354698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/lettres-ma-future-ex-20_27.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/3043796420428354698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/3043796420428354698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/lettres-ma-future-ex-20_27.html' title='Lettres à ma Future-Ex (20)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sr-aOpRV8UI/AAAAAAAAAJk/pHLPkL_SKLM/s72-c/lettre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4284069633859488437</id><published>2009-09-20T15:32:00.000-07:00</published><updated>2009-09-20T15:36:12.127-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Définition impromptue : la Belgique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SrauKB_5pGI/AAAAAAAAAJc/SFPMDo_hhms/s1600-h/drapeau_belge_small.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 126px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SrauKB_5pGI/AAAAAAAAAJc/SFPMDo_hhms/s200/drapeau_belge_small.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383681891926385762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Mesdemoiselles, messieurs, français, françaises, cher public adoré, bande d’enfoirés... laissez moi aujourd’hui vous conter la fabuleuse histoire d’un pays trop souvent oublié des grands débats géopolitiques dont se tartinent mollement nos mandats cumulés qui cumulent allégrement en baillant plus que de raison sur les bancs moelleux des hémicycles internationaux, où l’on s’emmerde autant qu’à l’Assemblée Nationale mais en plusieurs langues. Laissez moi vous parler de cette contrée fleurie aux milles merveilles aussi soigneusement enfouies que la logique dans le programme du Parti Socialiste, laissez moi vous parler de la Belgique. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Belgique est un petit pays d’Europe sauvagement coincé entre le Luxembourg et la Mer du Nord, que l’on voit danser le long des golfes clairs où la Belge trépigne en attendant sans trop y croire le retour du fier marin belge, disparu il y a fort longtemps en mission lorsque le commandant du sous-marin La Bonne Blague a donné l’ordre à ses hommes d’aérer un peu leur chambrée. Une fois. Voilà un bon exemple de blague belge, et si je conviens qu’il est bien facile de railler les belges à la moindre occasion, il a pourtant été scientifiquement prouvé que le Belge moyen n’est pas foncièrement plus con qu’une moule marinière ou qu’un Allemand. De là à préférer l’humour belge à l’humour nazi, il n’y a qu’un pas que sauteront allégrement les quelques personnes que la simple évocation d’un four crématoire ne suffit pas à faire rire aux larmes. Mais plutôt que de nous moquer, apprenons donc à connaître nos voisins belges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monarchie constitutionnelle de 10 millions d'habitants se prélassant sur 320 km de territoire, la Belgique regorge de petites cités charmantes où il fait bon vivre, remplies de petits cafés où l'on boit la bière dans de grandes chopes et où le mot "demi" n'existe pas. Les villes de Wallonie les plus connues sont Charleroi, où le wallon boit, et Bruxelles, où le Manneken Pis. Sans oublier bien sûr Liège, qu'il vaut mieux éviter en voiture à cause des bouchons, et du côté du pays flamand Brugges, Gand, Anvers, et Contre Tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car vous n’êtes pas sans savoir, nonobstant votre ignorance crasse et votre aptitude toute particulière à être totalement imperméable à toute forme d’intelligence, que la Belgique est un petit pays viscéralement partagé en deux, le pays flamand à gauche, le pays wallon à droite, l'escaut au milieu, rien à voir avec la pétasse zoophile à képi dont se délectent les audiences de TF1. Deux pays, deux ambiances, deux femmes : les Flamandes, qui voient la vie en rose et ressemblent à des hollandaises, et les Wallones, qui voient la vie en gris et ressemblent à des mineurs de fond lensois avec un poil plus de moustache.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, alors que le Belge le plus connu est sans doute Hercule Poirot, sorte de détective drosophile dont les larges moustaches servaient de ramasse-miette chez Mme Christie, la Belge la plus connue est sans doute Madame Patate, grâce à qui les belges du monde entier ont la frite. Il ne faudrait pas non plus oublier que la Belgique est le pays de la BD, de Franquin (Gaston Lagaffe) à Peyo (Les Schtroumpfs) en passant par Hergé (Tintin), Morris (Lucky Luke) et Philippe (mon beau-frère qui débute dans le métier mais dont le personnage absolument tordant de chauve-souris chevelue - et gay - s'avèrera sans doute promis bientôt à un bel avenir). La Belgique s'est également évertuée à fournir une tripottée d'actrices et de chanteuses sans lesquelles le silence n'aurait plus la même valeur, de Marie Gillain à Natacha Régnier en passant par Lara Fabian, Annie Cordy, Axelle Red et bien sûr Lio, qui complète de fort belle façon cette liste non exhaustive des plus grandes calamités qui se sont abattues sur le plat pays au fil du temps et expliquent en grande partie le taux d'alcoolisme fatalement élevé de ses habitants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on excepte  Eddy Merckx (qui de toute façon a beaucoup trop de consonnes dans son nom) et Justine Hénin (qui de toute façon a beaucoup trop de polichinelles dans le tiroir), on connait très peu de sportifs belge, en revanche, peut-être parce que leur pays a toujours souffert d'un cruel manque de réalisme dans les grandes compétitions internationales. Tout une partie du pays s'est même totalement désintéressé des sports traditionnels au profit d'une discipline typiquement flamande, le footwall, qui consiste à courir comme un con et à taper très fort dans un wallon quand on en croise un. Ah, l'humour belge.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4284069633859488437?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4284069633859488437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/definition-impromptue-la-belgique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4284069633859488437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4284069633859488437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/definition-impromptue-la-belgique.html' title='Définition impromptue : la Belgique'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SrauKB_5pGI/AAAAAAAAAJc/SFPMDo_hhms/s72-c/drapeau_belge_small.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-3710068690574965629</id><published>2009-09-20T11:31:00.000-07:00</published><updated>2009-09-20T11:37:35.002-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (20)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SrZ2TnfAhSI/AAAAAAAAAJU/wY4a15QtqMQ/s1600-h/lettre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SrZ2TnfAhSI/AAAAAAAAAJU/wY4a15QtqMQ/s200/lettre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383620483956639010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Juste une question de feeling &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;« Aimez-vous les uns les autres, et lâchez-moi la grappe »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Olivier de Kersauson&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Tu m’as souvent demandé si je n'avais jamais l'impression d'être un peu trop seul. Si, sûrement. Avec les gens, au milieu des autres, je me sens seul. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toi, la solitude est une torture. Mais moi, je m’y complais, ermite, sauvage, élitiste, sectaire, seul membre de mon club très fermé que je peux présider à mon aise. Un loup parmi mes semblables, trop lâche à leurs côtés, eux qui ont cet innocent courage de croire en leur sociabilité, costumes en papier que l'on endosse selon la personne qui nous fait face. Les gens. Les gens sont là, j'entends des bribes de leur conversation, j'entends l'essaimage de leurs phéromones, j'entends les croassements désespérés de leurs salives qui giclent sans jamais atteindre leur but, ne lavant que leur propre ego. Quels beaux costumes. Pantins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je suis déjà ailleurs, plus loin. À quelques centimètres de ton visage. L'Autre. Tu penses que nous sommes pareils, que nous nous comprenons. Nous comprenons ce que nous voulons, nous comprenons ce que nous pensons, et l'on s'efforce de croire que l'autre pense la même chose. Lorsque l'on est d'accord, on ne se range pas à l'avis de l'Autre. On se contente d'apprécier que l'autre partage votre point de vue.  Alors ne fait pas semblant de me comprendre, tu ne fais que te regarder dans un miroir déformant. Ne me dis pas que l’on s’entend bien, tu n’entends que ce que tu veux bien entendre et je n’entends que l’écho de nos envies. Arrête de me parler de complicité, nous ne sommes complices que d’association de malfaiteurs, à profiter ainsi de notre envie de croire en nous au lieu de croire chacun en soi. Nos atomes crochus pourront tout juste servir à pendre nos illusions dans la cave lorsque nous aurons fini de nous persuader de leur existence. Alors, au lieu d’évoquer la même longueur d’onde sur laquelle nous sommes, tu ferais mieux de commencer à préparer la bonne longueur de corde pour regarder se balancer notre relation dans la cour des miracles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tu sais quoi ? On ferait bien de régler une fois pour toute cette question de feeling dans la bouche, je m’aperçois que tu seras toujours aussi incapable d’appuyer sur la détente.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-3710068690574965629?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/3710068690574965629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/lettres-ma-future-ex-20.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/3710068690574965629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/3710068690574965629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/lettres-ma-future-ex-20.html' title='Lettres à ma Future-Ex (20)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SrZ2TnfAhSI/AAAAAAAAAJU/wY4a15QtqMQ/s72-c/lettre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-1271177889423344012</id><published>2009-09-20T11:25:00.000-07:00</published><updated>2009-09-20T11:31:13.106-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Philippe Maurice (3)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SrZ0rLJ__TI/AAAAAAAAAJM/LTavda4er6w/s1600-h/tabac.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 188px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SrZ0rLJ__TI/AAAAAAAAAJM/LTavda4er6w/s200/tabac.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383618689645935922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Malgré la chaleur, il était vêtu d’un énorme pardessus noir dont il releva prestement le col sur son visage afin d’échapper aux caméras de surveillance, la main droite crispée sur le petit objet rectangulaire que renfermait sa poche intérieure. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on venait à le trouver avec ce truc en sa possession, il n’osait même pas imaginer ce qui pourrait bien lui arriver, et il pressa le pas en direction de la salle d’embarcation en prenant bien soin de contourner le PC Sécurité flambant neuf qui s’étalait posément non loin de là. Sa main droite se crispa encore un peu plus sur sa poche alors qu’il s’approchait de l’imposant portique de sécurité qui marquait l’entrée réservée aux passagers munis d’un billet, et il fouilla fébrilement son autre poche de sa main libre pour en extirper le précieux sésame.Ce n’était pas facile avec les épais gants en cuir qu’il s’était offert le jour où il avait quitté précipitamment son Insert douillet sur les conseils avisés d’un des seuls amis qui lui restaient, qui avait entendu parler par un heureux hasard d’une rafle en préparation dans le quartier des Modules d’Habitation où vivait Philippe. Il s’en était fallu de peu, cette fois-ci, et ses gants s’étaient révélés avec le temps un des achats les plus précieux de sa courte existence. Ils avaient rejoint le reste de son attirail de survie (une montre, une boîte d’allumette, une paire de lunettes à faux verre, quelques vêtements fantaisie, des fausses moustaches particulièrement réussies, un désodorisant au menthol, une dizaine d’autres babioles) au fond de l’énorme sac en toile qu’il trimballait sur son dos comme s’il contenait toute son existence, et qu’il s’apprêtait à déposer avec un calme olympien sur le large tapis roulant qui jouxtait le portail de sécurité. Il respira profondément et s’engagea sous l’arche dorée comme s’il s’agissait des portes du Paradis, dont l’existence avait été prouvée scientifiquement par Dofter &amp;amp; Holmes en 2024. La petite lumière jaune cilla quelques instants, parut hésiter sur la marche à suivre, puis décida finalement que tous les éléments n’étaient pas réunis pour qu’elle se mettre à hurler à la mort. Le coeur de Philippe Maurice sauta dans sa poitrine et il fit un effort surhumain pour réprimer les tremblements presque imperceptibles de sa main. Il y était presque. Alléluia. Le tapis métallique s’arrêta sous son nez avec un claquement sonore, et Philippe Maurice récupéra son sac avec tout le calme dont il était capable, comme s’il s’était agi d’un baluchon de vêtement dont il se serait bien passé. À la douanière qui l’observait attentivement derrière sa vitre de plexiglas, il adressa un sourire charmeur, presque désinvolte, et rejoignit sans se presser la file des voyageurs qui patientaient devant la porte d’embarcation. Elle ne l’avait pas reconnu. C’était certain. Il était sain et sauf, encore une fois. Philippe Maurice s’accorda une petite pause et ôta un de ses gants pour éponger son front dégoulinant de sueur, quand une voix suave derrière-lui le fit sursauter à nouveau :&lt;br /&gt;- « Pardonnez-moi, monsieur, vous auriez du feu, s’il vous plaît ?&lt;br /&gt;- Oui, bien entendu, mademoiselle ».&lt;br /&gt;Il avait répondu sans réfléchir, et le rictus mauvais qui se dessina immédiatement sur le doux visage de la douanière le fit trembler comme une feuille. Elle l’avait bien reconnu, et Philippe Maurice crut tomber dans le 0 que forma sa bouche entrouverte pour appeler du secours. Il voulut se retourner, mais ses jambes ne semblaient plus lui répondre, et le sol se déroba sous ses pieds alors qu’il tentait de forcer le passage au milieu de la foule anonyme qui l’encerclait de toute part, terriblement menaçante. Le paysage commença à tourner à une vitesse folle autour de lui, les visages ahuris des voyageurs circonspects formaient une farandole infernale, il lui semblait que son cerveau allait exploser, et il s’étala de tout son long dans les cordeaux de sécurité. Le visage grimaçant de trois agents Norton armés jusqu’aux dents fut la dernière image qu’il vit avant de s’évanouir, la main crispée sur la poche intérieure de son pardessus. L’étui métallique auquel il s’accrochait désespérément tomba au sol, laissant échapper une dizaine de cigarettes abîmées qui roulèrent sur le sol dans un silence de mort. Cette fois-ci, c’était vraiment la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 8 avril 2027, à 10h53 du matin, la condamnation à mort par impulsions magnétiques de Philippe Maurice fut prononcée sans hésitation aucune par un jury d’honnêtes citoyens non-fumeurs, pour possession et usage de produits interdits par la Convention de Tegucigalpa.  Agenouillé dans sa cellule, les mains jointes devant son visage, tremblant de tout son corps sous l’effet conjugué de la privation et des pilules de sevrage, Philippe Maurice pleurait à chaudes larmes. Et dire qu’il ne pouvait même pas demander la dernière cigarette du condamné.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-1271177889423344012?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/1271177889423344012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/la-veritable-histoire-vraie-de-philippe_20.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/1271177889423344012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/1271177889423344012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/la-veritable-histoire-vraie-de-philippe_20.html' title='La véritable histoire vraie de Philippe Maurice (3)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SrZ0rLJ__TI/AAAAAAAAAJM/LTavda4er6w/s72-c/tabac.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6273688200715859811</id><published>2009-09-13T06:32:00.000-07:00</published><updated>2009-09-13T06:37:25.176-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Définition impromptue : le Kung-Fu</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sqz1NzcBbmI/AAAAAAAAAJE/kEz8CTpomxY/s1600-h/kung-fu-master.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 174px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sqz1NzcBbmI/AAAAAAAAAJE/kEz8CTpomxY/s200/kung-fu-master.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380945272295747170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Le kung-fu vient du chinois kung-fu, qui signifie « petit homme jaune s’agitant dans tous les sens en s’égosillant comme un marchand d’oies à la foire des Halles », ce qui nous apprend deux choses : d’une part, la foire des Halles n’a aucun secret pour le petit chinois qui lui préfère pourtant en général les caves obscures et enfumées du Sentier où il s’amuse pendant son temps libre à fabriquer des chemises en coton, lorsqu’il ne se prélasse pas au soleil pour photographier la Tour Eiffel. D’autre part, il suffit lorsque l’on parle couramment chinois de très peu de mots pour dire un maximum de conneries. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Petit Larousse ne nous étant d’aucune aide sur la question, nous l’avons envoyé récupérer le Petit Robert à l’entrée du magasin, histoire qu’il soit au moins utile à quelque chose. Nous nous débrouillerons donc par nous même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Kung-Fu est un art de combat inventé par les mandarins, fatigués de se disputer sans cesse avec leurs mandarines. « Avec le kung-fu, plus de pépin » disait d’ailleurs le grand maître Pressorang, avant de mourir dans d’atroces souffrances par une belle soirée pluvieuse de mars, ébouillanté vivant par sa compagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plus grands maîtres du kung-fu moderne s’appellent tous Chan, comme Mei Chan ou Marie Chan. D’où l’expression bien connue de nos amis polyglottes, « les mandarins ont déserté le chan de bataille ». Je précise d’ailleurs à l’intention des jeunes et des imbéciles que polyglotte n’est pas un mot vulgaire, au contraire de lèche-cul ou de suspect. Le plus connu des maîtres kung-fu est sans doute Jackie Chan, qui passe son temps à faire des films pleins de cascades grotesques pendant que Bruce lit un bouquin. Petite précision: le plus grand maître français de kung-fu s’appelle Khaled, ce qui n’a rien de mandarin, ni de français d’ailleurs, mais enfin bon, passons, si vous le voulez bien, non mais c’est vrai des fois sans blague.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l’on commence à vanner les maîtres kung-fu de la sorte, on apprend très vite les principaux mouvements du kung-fu moderne, qui sont comme chacun le sait la manchette retournée, le coup de pied balayette, le coup de boule frontal et la fuite désespérée sans demander son reste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6273688200715859811?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6273688200715859811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/definition-impromptue-le-kung-fu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6273688200715859811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6273688200715859811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/definition-impromptue-le-kung-fu.html' title='Définition impromptue : le Kung-Fu'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sqz1NzcBbmI/AAAAAAAAAJE/kEz8CTpomxY/s72-c/kung-fu-master.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8025209074741662510</id><published>2009-09-13T06:22:00.000-07:00</published><updated>2009-09-13T06:31:56.087-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Philippe Maurice (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sqz0OtHqiBI/AAAAAAAAAI8/Ks76PhIJy98/s1600-h/6a00d83451b18369e200e54f2babc48833-640wi.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 188px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sqz0OtHqiBI/AAAAAAAAAI8/Ks76PhIJy98/s200/6a00d83451b18369e200e54f2babc48833-640wi.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380944188267989010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);"&gt;Philippe avait bien une petite idée sur la question, même s’il n’était âgé que d’une dizaine d’années lorsque la Prophétie s’était accomplie, et il avait surtout l’impression d’être passé à côté de quelque chose de fondamental dans sa jeunesse, ou plutôt, d’être né au mauvais endroit et au mauvais moment, anachronisme permanent perdu au milieu d’un monde dont il ne comprenait pas les règles. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’était pourtant pas de nature rétive et, en général, se pliait de bonne grâce aux obligations qui incombaient à tous lorsqu’il s’agissait de faire en sorte que la société se porte au mieux. Même lorsqu’il était tout gosse, il n’avait jamais un mot plus haut que l’autre, respectait ses parents et les adultes qui l’entouraient comme il le devait. Il n’avait jamais fait de crise d’adolescence, à quoi cela aurait-il donc servi ?  Sinon à se prouver qu’il était capable de se rebeller sans raison, futilement, alors qu’il avait à disposition tout ce qu’il pouvait espérer... c’était tellement facile de se forger une identité en s’opposant systématiquement à l’autorité, quelle qu’elle soit, qu’il ne se l’était jamais vraiment permis s’il avait toute latitude de faire autrement, et si les contraintes qu’on lui imposait lui semblait juste. Et cela avait été vrai toute une partie de sa vie adulte encore, cela avait vrai jusqu’à Ça. Ça était arrivé on ne sait comment, Ça s’était imposé comme si cela semblait naturel à tout le monde alors que Philippe Maurice écarquillait les yeux en déglutissant à la simple pensée que Ça pouvait exister. Mais Ça existait bel et bien, et la vie de Philippe Maurice en avait été transformée à tout jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Maurice n’avait jamais eu de problème avec Ça avant. Personne n’avait jamais eu de problèmes avec Ça, d’ailleurs, mis à part quelques progressistes en mal de nouveautés, d’avides technocrates qui dépérissaient lorsqu’ils n’avaient pas de nouvelle loi à se mettre sous la dent, à défendre bec et ongle à grands coups de communication virale et de désinformation massive, et à faire appliquer avec la sévérité qui convenait à leur rang de décideur. Un décideur qui ne décide rien, c’est un non-sens, et c’était toujours ainsi que Philippe Maurice avait conçu l’arrivée de Ça. Et puis, ce n’était pas comme si personne ne l’avait vu venir... longtemps avant Ça, il flottait déjà dans l’air depuis quelques mois comme un lourd parfum d’autoritarisme primaire, conséquence directe des soubresauts révolutionnaires qui agitaient les colonies d’Acarus. Les Cours de Rééducation Fondamentale s’étaient vues renforcés, il était désormais formellement interdit de passer outre le Grand Oral d’Orientation, et les attroupements de plus de trois personnes dans un lieu public pouvaient être interrompus par les agents Norton, en usant de la force si cela était nécessaire. Cette dernière mesure avait particulièrement marqué Philippe Maurice, mais sans doute pas autant qu’il avait été bouleversé par Ça. Avec Ça, on avait passé un cap, sans conteste, on était rentré dans une nouvelle ère, et le pire de tout, c’est que du plus grand des Réformateurs au plus anonyme des citoyens, Ça ne semblait choquer personne autant que lui. Dans un premier temps, il avait bien tenté d’en prendre son parti, allant même jusqu’à pratiquer l’autohypnose pour parvenir à se convaincre que c’était lui qui comprenait tout de travers, que Ça était le progrès et qu’il n’avait aucune raison de s’y opposer, ne serait-ce qu’intellectuellement parlant. La Méthode de Suggestion Compensée n’y avait rien fait, pas plus que toutes les drogues en vente libre dont les Décideurs avaient augmenté simultanément la production. Il avait lentement glissé de la colère à l’incompréhension la plus totale, et de là, avait rejoint sans même sans apercevoir le rang des rebelles, des renégats, des exilés et des fugitifs. Voilà ce qu’il était, un fugitif, traversant à grandes enjambées le hall central bondé d’un énième aéroport pour prendre un énième avion à destination d’une énième région du globe où il espérait encore, sans trop y croire, que Ça n’avait pas encore colonisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8025209074741662510?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8025209074741662510/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/la-veritable-histoire-vraie-de-philippe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8025209074741662510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8025209074741662510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/la-veritable-histoire-vraie-de-philippe.html' title='La véritable histoire vraie de Philippe Maurice (2)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Sqz0OtHqiBI/AAAAAAAAAI8/Ks76PhIJy98/s72-c/6a00d83451b18369e200e54f2babc48833-640wi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6533558682927491668</id><published>2009-09-13T06:08:00.000-07:00</published><updated>2009-09-13T06:20:55.740-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future-Ex (19)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SqzxOL94FII/AAAAAAAAAI0/VEC8c0z8I3w/s1600-h/lettre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SqzxOL94FII/AAAAAAAAAI0/VEC8c0z8I3w/s200/lettre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380940880833680514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Cynique &lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204); font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tu as assisté à son enterrement ?»&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204); font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;« Non, mais j’ai envoyé une lettre pour dire que j’approuvais son initiative ».&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204); font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Mark Twain&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais même plus comment tu m’as formulé tes reproches. Trop d’ironies en sous-sol, tu ne peux plus vivre avec tout ce cynisme désabusé. Je noircis ton monde, tu as besoin d’un peu plus de lumières, et mon éviction semble s’imposer comme la seule solution plausible à un retour à la clarté. En résumé, la vie est belle, surtout sans moi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tu as peut-être le tort de croire que le cynique a perdu tout espoir dans la vie. C’est faux, et c’est même le contraire, ma chérie. Le cynique est celui qui aime le plus la vie, parce que lui, il sait ce qu’elle vaut. Il l’a épuré de tous ses idéaux, mensongers, il l’a débarrassé de sa couche de bonheur, voluptueuse, de sa fragile pellicule de douceur, camouflage. Il l’a mise à nu, patiemment, en lui arrachant ses vêtements bouton par bouton. Et ainsi, sans sa parure dorée, il l’a vu. Il l’a vu comme elle était réellement, sale, injuste, méfiante, courte, démesurément courte. Et ainsi, il l’a aimé. Plus que tout le monde, plus que personne n’avait jamais aimé la vie auparavant, parce que lui la chérissait pour ce qu’elle était, avec ses défauts, et non pour ce qu’elle paraissait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Carpe Diem, c’est bien. Mais Carpe Noctem, ça, ça en jette. Cueille la nuit et ses conseils, mon cœur, préfère l’ombre à la lumière, adopte les ténèbres de la vie, fais toi à l’idée que la vie est noire, et tu te réjouiras des rayons du soleil. Toi, l’optimiste, tu t’y casseras les dents, le retour de béton te fracassera la borne d’arcade sourcilière, et pendant ce temps je serais déjà passé au second niveau, same player shoots the game. Tu n’aimes pas la vie comme tu le prétends, tu en as peur. Tu vis dans la frousse, tu te raccroches à tes idéaux comme aux branches du feuillage, pas de bol, les rayons du soleil ne passe pas au travers de ta forêt. Alors tu camoufles. En rose fluo. Et moi, moi, le cynique, je suis déjà au-dessus de tout ça. Je plane au-dessus des bois, et de toute façon, je tiens le scoop : la vie, on ne s’en sort pas vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste bien au chaud dans ton cocon douillet, je sors prendre l’air une petite vingtaine d’années. Je reviendrais danser sur ta tombe, mon bisounours aveuglé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6533558682927491668?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6533558682927491668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/lettres-ma-future-ex-19.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6533558682927491668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6533558682927491668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/09/lettres-ma-future-ex-19.html' title='Lettres à ma Future-Ex (19)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SqzxOL94FII/AAAAAAAAAI0/VEC8c0z8I3w/s72-c/lettre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-5489239728748590917</id><published>2009-08-30T07:13:00.000-07:00</published><updated>2009-08-30T07:17:30.089-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Définition Impromptue : l'Italien</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpqJ4fX9aKI/AAAAAAAAAIs/xhVucUpK9ow/s1600-h/pise.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpqJ4fX9aKI/AAAAAAAAAIs/xhVucUpK9ow/s200/pise.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375760708807780514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Les Italiens sont aussi appelés Italiens pour pas qu’on ne les confondes avec les faucons maltais, qui eux habitent à Malte alors que les Italiens habitent en Italie, petit pays d’Europe coincé entre la France, la Suisse et… bref, l’Italie est un petit pays d’Europe à côté de la France et de la Suisse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La capitale de l’Italie est Rome, et il paraitrait que tous les chemins y mènent. J’ai tenté personnelement l’expérience dimanche dernier, maispar un de ces hasards de l’existence contre lesquels on se complait à pester le soir au coin du feu dont la lueur chatoyante berce doucement nos illusions perdues, je me suis encore une fois retrouvé chez ma belle-mère. Les villes italiennes sont toutes plus belles les unes que les autres, surtout Venise, ah, Venise, voir Venise et mourir… je compte d’ailleurs y envoyer ma belle mère en vacance l’été prochain, sait-on jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’unité monétaire italienne est la lire, ce qui n’empêche pas les italiens d’être analphabètes comme un troupeau de demi-flics, vous savez, ceux qui ne savent ni écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais après ces quelques considérations géographiques, cessons de survoler le sujet et intéressons nous de plus près aux italiens eux-même. L’italien le plus connu est sans doute Benito Mussolini, qui s’écrit avec deux S et un seul L, alors que l’italienne la plus connue est sans nul doute Monica Belluci, qui s’écrit avec une belle paire de L et un très beau C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des études poussées sur la question ont permis de mettre en évidence une bizzarerie scientifique encore inexpliquée aujourd’hui: 98% des Italiens sont victime d’une malformation congénitale de la colonne vertébrale qui les oblige à se tenir tous penchés vers l’avant avec un angle précis de 17, 6°. Une malformation qui les handicape bien sûr au point de ne pas pouvoir gagner le moindre match de foot, mais qui les empêche surtout de se pencher plus encore vers les gens qu’ils rencontrent pour leur faire la pise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’ils ne sont pas courbés en deux, les Italiens sont à l’église: tout le monde sait que les Italiens sont des gens très pieux, qui placent notre seigneur au dessus de tout. D’ailleurs, rien ne pourrait faire manquer la messe à un italien, à moins que la fédération italienne de football ne décide de déplacer subitement tous ses matchs au dimanche matin. En vérité, les italiens n’ont pourtant connu que trois grandes catastrophes nationales qui les incitèrent à se tourner vers Dieu pour lui demander des comptes : l’éruption du Vésuve, l’arrivée de Mussolini au pouvoir, et la finale de la coupe d’Europe perdue contre la France il y a 5 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très belle finale, d’ailleurs, que nous avons tous d’autant plus appréçiés que l’on ne peut pas décemment éviter d’être italophobe de nos jours, soyons sérieux. Car l’Italien a la grand défaut d’être un infâme séducteur, un homme qui par nature plait aux femmes, et plus grave encore, qui plait à nos femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi, les mâles italiens préfèrent généralement glisser leurs peaux sous les draps que la risquer sous les drapeaux : nos envoyés spécials sur le front nous signale d’ailleurs que les chars de guerre italiens possédent généralement tous une marche avant et trois marches arrière. Ta ta ta ta, dépêche spéciale, des nouvelles du front : nous avons encore perdu. Un cheveu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-5489239728748590917?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/5489239728748590917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/definition-impromptue-litalien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5489239728748590917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5489239728748590917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/definition-impromptue-litalien.html' title='Définition Impromptue : l&apos;Italien'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpqJ4fX9aKI/AAAAAAAAAIs/xhVucUpK9ow/s72-c/pise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-7178847629027905082</id><published>2009-08-30T07:05:00.000-07:00</published><updated>2009-08-30T07:13:45.967-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Philippe Maurice (1)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpqI9ymbC8I/AAAAAAAAAIk/Zb29Ea7lhb8/s1600-h/6a00d83451b18369e200e54f2babc48833-640wi.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 188px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpqI9ymbC8I/AAAAAAAAAIk/Zb29Ea7lhb8/s200/6a00d83451b18369e200e54f2babc48833-640wi.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375759700356434882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Après avoir délicatement parcourus les quelques centimètres de peau mal rasée qui jouxtaient sa pommette rougie par l’effort, l’énorme goutte de sueur hésita un instant au coin de son menton tremblotant et vint s’écraser maladroitement sur le bout de sa chaussure droite au moment même où Philippe Maurice posait le pied sur la passerelle d’accès de l’aéroport Christophe Colomb de La Havane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; D’un geste fébrile, il sortit à grande peine de la poche intérieure de son veston un mouchoir constellé de tâches de sang noirâtres, et s’épongea le front en tentant de prendre l’air dégagé de celui qui souffrait uniquement de la chaleur étouffante dont il venait de s’extirper pour plonger avec délectation dans l’ambiance climatisée du grand aéroport central. Il frissonna. A vrai dire, il n’avait jamais supporté l’air conditionné, mais il supportait encore moins les rayons ardents du soleil qu’il avait dû subir sans broncher ces deux dernières semaines passés à errer entre les baraquements insalubres de la vieille ville, à la poursuite de ses derniers rêves. Et voilà que maintenant, c’est lui qui était poursuivi. Il ne pouvait en avoir la certitude, mais c’était comme s’il sentait des dizaines de paires d’yeux braqués sur lui en permanence depuis qu’il était arrivé ici. Il prit une profonde inspiration pour ne pas céder à la crise de paranoïa aiguë qu’il sentait s’immiscer en lui à une allure folle. Il en arrivait même à soupçonner le moindre poupon dans son landau d’être un espion à la solde des divisions Norton, camouflant malhabilement toute sa félonie et sa duplicité naturelle sous les traits sordides d’un nourrisson inoffensif bavant sa prétendue innocence à la gueule du monde crédule qui l’entourait. Trois fois déjà, depuis qu’il était rentré tout suintant dans cet aéroport, trois fois déjà il s’était retourné brusquement en sentant sur sa nuque le souffle chaud de la mort qui rôdait, le bras levé devant ses yeux écarquillés de terreur pour se protéger en vain d’un coup de matraque qui n’était jamais venu. Trois fois, il s’était retrouvé nez à nez avec un autre de ces zombies bien habillé et rasé de près, comme on en croisait tout une foule dans toutes les aérogares anonymes de l’univers, traînant tout en souplesse la vacuité de leur existence en promenant distraitement sur le monde extérieur cet étrange regard qui semblait s’être vidé de toute émotion. Philippe Maurice en était souvent arrivé à se demander si la Grande Transformation de 2012 ne s’était pas accompagnée, à l’insu de tous, d’une espèce de grande purge des cerveaux, doublée d’une lobotomisation quasi complète du reste de la population. Que leur était-il arrivé, à tous ces gens qu’il avait connu heureux, souriants et rebelles à toute autorité, pour qu’ils se transforment ainsi soudainement en citoyens modèles, dociles, proprets, et emprunts d’une telle tristesse de vivre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;à suivre...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-7178847629027905082?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/7178847629027905082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/la-veritable-histoire-vraie-de-philippe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/7178847629027905082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/7178847629027905082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/la-veritable-histoire-vraie-de-philippe.html' title='La véritable histoire vraie de Philippe Maurice (1)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpqI9ymbC8I/AAAAAAAAAIk/Zb29Ea7lhb8/s72-c/6a00d83451b18369e200e54f2babc48833-640wi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6251303522475786788</id><published>2009-08-30T06:36:00.000-07:00</published><updated>2009-08-30T06:57:43.600-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future Ex (18)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpqFPkgBXvI/AAAAAAAAAIc/BJvBDJprIRs/s1600-h/lettre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpqFPkgBXvI/AAAAAAAAAIc/BJvBDJprIRs/s200/lettre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375755607762624242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Le dernier tango&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Première composition improvisée sur un bout de papier après la fugue sentimentale qui a suivi la valse hésitante de notre relation et l’énorme pogo libérateur de notre dernier rendez-vous, vous êtes cernée, mademoiselle paupière empourprée. Je me rappelle encore notre première tentative de duo symphonique, notre rencontre des genres musicaux, le poids des mots et le choc des images : lorsque je vous aperçus, Mademoiselle, le Fa s’est dérobé sous mes pieds, alors que normalement c’est le Sol, c’est vous dire si j’étais troublé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes peut-être emballés molto presso, perdant la mesure à contretemps, vivant au rythme frénétique d’une fureur de mourir trop jeune qui nous angoissait sans cesse, nous faibles instruments du destin à la merci de sa baguette de maestropeudetempsavivre. Loin de la blanche réparatrice et rassérénée, nous existions sur un tempo hardcore de doubles-croches entremêlées sous la couette du matin au soir, sur cette portée bien trop courte au final pour y laisser la place d’un deuxième couplet à notre romance désespérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Au début, pourtant, pas de fausses notes, pas de couac, nous respections mutuellement nos cordes sensibles et nos âmes de solistes. C’était la condition pour que l’on puisse en tirer notre plaisir de non-vivre ensemble, Do à Do certes, Mi-fugue Mi-raisin toujours, souvent La de toutes ces complications bipolaires, mais ensemble. Réalistes, nous évitions les Si et les pré-enregistrements studio en tête-à-tête, bien trop proprets et propices à des engueulades inévitables. Nous préférions nous concentrer sur notre vie, le live, l’énergie de la scène que nous partagions aux yeux de tous, la fébrilité de ce show quotidien. Rock’n’roll baby, one more time, tant que l’on pouvait foutre le bordel dans la salle et faire grincer les dentiers des premiers rangs choqués par notre punk attitude violemment provocatrice. Elles sursautaient à tes montées dans les aigus, ma castafiore casse couille, à mes lignes de basse sensuelles qui te faisaient hurler de plaisir, toujours le même refrain onomatopéique. Mais le punk, c’est marrant à 20 ans, et encore, sous acide. À 40, c’est triste. On n’y est pas encore, mais on commençait largement à empiéter sur nos plages d’ambiance, à nous regarder en silence en attendant que l’autre se dévoile. Ce n’est plus une zique de sauvage notre vie, mais un cha-cha chou-chou, un train-train plan-plan taratata en boucle le samedi soir. Il ne faut pas se leurrer, nous sommes en train de nous embourber dans un de ces bœufs bluesy chiant à mourir vieux, sur un air de tango funeste qui serait le dernier, Venise ou pas Venise. Nous ne pouvons décemment pas faire appel à un médiator pour régler notre problème, c’est aux doigts qu’il nous faudra jouer la dernière ligne mélodique de notre mélodie sarcastique. Troquer notre big band d’exception pour un big bang d’émotions. Un soupir, un silence, un soupçon de larmes, un larsen épuisant, un dernier roulement de batterie et une casse dans les règles de l’ensemble de notre matos pourrave. C’est tout ce qu’il nous reste à faire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6251303522475786788?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6251303522475786788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/lettres-ma-future-ex-18.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6251303522475786788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6251303522475786788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/lettres-ma-future-ex-18.html' title='Lettres à ma Future Ex (18)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpqFPkgBXvI/AAAAAAAAAIc/BJvBDJprIRs/s72-c/lettre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6454064794664600326</id><published>2009-08-23T04:49:00.000-07:00</published><updated>2009-08-23T04:52:27.782-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Définition Impromptue : Le Con</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpEtcUp5BcI/AAAAAAAAAIU/8sLDbAl1O8s/s1600-h/lecon.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpEtcUp5BcI/AAAAAAAAAIU/8sLDbAl1O8s/s200/lecon.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373125795033712066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Au départ Dieu dit « que la lumière soit », et la lumière fut, puis Dieu dit « que le con soit », et le con de base fut, à ne pas confondre avec le camp de base, mot propre au vocabulaire militaire, bien que là encore, finalement, on ne se soit pas trop éloigné du sujet. Le con de base est aussi appelé con basique, ce qui est toujours mieux que d’être un con acide voir un con neutre, et je le dis sans aucun ressentiment pour mes amis suisses, à qui je voue un respect d’autant plus profond qu’il vaut mieux être copain avec des gens pleins aux as qu’avec les pauvres descendants des juifs déportés pendant la guerre et dont nos chers amis helvètes ont su l’or à l’abri des vautours conserver avec tant de dévouement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le con basique n’a que peut d’attraits, intéressons nous plutôt à ces différentes mutations génétiques qui en font un sujet d’étude si attrayant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En premier lieu vient le gros con, que l’on pourrait aussi appeler beauf intégral pour plus de simplicité. Chacun d’entre nous a un gros con dans son voisinage, voir dans sa famille (désolé). On le reconnaît aisément à son pantalon de jogging Adidas trop court qui découvre à la vue de tous une magnifique paire de charentaise défraîchie que tente de lui mordiller en permanence une petite merde à poil ras qu’il tient fermement en laisse lorsqu’il sort chercher les croissants de bobonne le dimanche matin, en pressant le pas pour ne pas louper Téléfoot et Turbo, deux émissions culturelles en diffusion simultanée qui l’obligera à effectuer sa gymnastique hebdomadaire du pouce droit avec conviction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le gros con n’est pourtant pas grand-chose à côté du pauvre con, qui a pour lui l’énorme avantage de ne pas savoir qu’il existe. Le pauvre con est innocent comme le blaireau qui vient de naître, il ne fait pas exprès d’être con, c’est dans sa nature d’imbécile heureux, et c’est toujours avec la tête penchée de côté et la larme à l’œil que l’on voit débarquer ce looser magnifique dans une pièce où tout le monde ne manquera pas de souhaiter sa mort au bout de dix minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pauvre con est, assez logiquement, souvent pauvre. En effet, le con riche appartient beaucoup plus généralement à la catégorie très peu enviée de sale con. C’est vicieux, un sale con, ça vous assassine dans le dos plus vite que Brutus, et ça a le culot de vous adresser en prime un sourire de faux cul à vous faire froid entre les omoplates, pile à l’endroit où s’enfoncera sa lame acérée quelques minutes plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vieux con est beaucoup plus prévisible, il habite généralement un appartement aux murs aussi épais qu’un sandwich SNCF, le plus près possible de celui d’une bande de jeune qui feront la fête tout le temps et oseront en plus de ça faire bruyamment l’amour à leurs petites amies clitoridiennes à une heure avancée de la nuit, ce qui aura au moins le mérite de lui donner une raison de vivre et de râler contre la jeunesse. Il est à noter que le vieux con a d’abord été un jeune con, à cette époque dorée où il lui restait encore des juifs à dénoncer à la Gestapo. Depuis il s’emmerde, alors faut le comprendre, il s’occupe en attendant la troisième Guerre mondiale qui ne devrait plus trop tarder si l’on en croit les statistiques et si le temps le permet. Remarquez, même les jeunes allemands ne veulent pas faire la guerre, alors on est mal barré. On va être encore obligé de foutre sur la gueule aux enfants irakiens pour passer le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca, c’est une réflexion typique de petit con, espèce en voie de disparition qui ne devrait pas tarder à être inscrit au patrimoine de l’Unesco, condamné à mort par le politiquement correct et la morale judéo-chrétienne ambiante. En attendant sa mort, le petit con assume et tient à le faire savoir en montant sur scène le samedi soir, il cultive l’acidité et le cynisme, et aime par dessus tout provoquer les féministes casse boules et les révolutionnaires en charentaises. Et puis, vous commencez à le savoir désormais, il le répète aussi souvent que possible : avec tout ça, le petit con est vraiment le roi des cons. Et défendra son trône aussi longtemps qu’il en aura la force, à vous de jouer, bande de cons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6454064794664600326?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6454064794664600326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/definition-impromptue-le-mcoexicain.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6454064794664600326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6454064794664600326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/definition-impromptue-le-mcoexicain.html' title='Définition Impromptue : Le Con'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpEtcUp5BcI/AAAAAAAAAIU/8sLDbAl1O8s/s72-c/lecon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8091647549937183423</id><published>2009-08-23T04:46:00.000-07:00</published><updated>2009-08-23T04:48:19.941-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Freddy Siroco (4)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpEsdTl6tBI/AAAAAAAAAIM/3rUos0pBRmM/s1600-h/rocco-siffredi-26010.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 131px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpEsdTl6tBI/AAAAAAAAAIM/3rUos0pBRmM/s200/rocco-siffredi-26010.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373124712416850962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;En proie à une grande agitation, Tacata Bash se leva brusquement, saisit Freddy Siroco par le bras et, plaçant son index sur sa bouche pour lui intimer le silence, lui indiqua d’un geste de la tête la petite porte dérobée qui menait aux cuisines du château. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un peu de chance, ils seraient tous deux assez loin avant que Penthésilée et ses comparses n’arrivent jusqu’ici. Ils pourraient se glisser jusqu’à la côte, emprunter un des bateaux de sa mère qui somnolait dans les grands hangars, et gagner en quelques jours un endroit où ils seraient tous deux en sécurité. Les contreforts sauvages des montagnes de Gaïa leur fourniraient certainement un abri plus que confortable, et Tacata se rappelait d’une ou deux maisons de bergers où ils pourraient s’installer sans que personne ne se doute de leur existence. Ils se nourriraient de lait de chèvres et de légumes du jardin, et Tacata voyait déjà les enfants rieurs qui écraseraient de leurs pieds juvéniles les rangs de laitue que Freddy aurait plantés. Le craquement sourd de la grande porte qui s’effondrait sous les coups de boutoirs des manifestantes acheva de la ramener à la réalité. Elle se saisit de son manteau sur le dossier de sa chaise, attrapa l’homme de sa vie par l’autre main et s’engouffra rapidement dans le petit escalier sombre qui les menait tous deux vers un autre univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil commençait déjà à disparaître derrière le plus haut pic des montagnes de Gaïa lorsque la silhouette volontaire de Claire Saint Laure se découpa à l’horizon. Tacata Bash replia soigneusement la serviette qu’elle avait à la main et sortit sur le perron de la maisonnée pour accueillir comme il se devait celle qui lui avait sauvé la vie tant de fois. Elle semblait avoir pris dix ans d’un coup, alors qu’il ne s’était écoulé que quelques mois depuis qu’elle avait tenu tête, seule, à dix mercenaires armées jusqu’aux dents pour protéger la fuite de sa maîtresse. Penthésilée avait pris le pouvoir au terme d’un coup d’état sanglant, et Claire Saint Laure n’avait du son salut qu’à la bonté d’une jeune palefrenière qui l’avait recueillie dans une fosse où elle avait été laissée pour morte. Lorsqu’elle avait réussi à quitter le royaume, celui-ci était presque en ruine, mis à feu et à sang par une bande d’amazones écervelées qui ne savaient plus trop bien quoi faire pour sauver le peuple de sa fin proche. Claire Saint Laure but une large goulée du lait de chèvre que lui avait offert son hôte, et lui adressa un regard interrogateur rempli d’admiration et d’espoir auquel elle répondit par un sourire énigmatique. Par-dessus son épaule, Claire Saint Laure pouvait apercevoir Freddy Siroco qui revenait des champs, sa faux sur l’épaule, et lui adressait un signe de main amical. Il était là. L’Homme. Tacata Bash se retourna et admira la démarche souple de son compagnon qui revenait vers elle de son pas assuré, fort, vigoureux, empli de vie. Il était là. Freddy Siroco était là. Freddy Siroco était beau, Freddy Siroco était drôle, intelligent, attentionné, Freddy Siroco était son homme, et surtout, Freddy Siroco était le dernier homme vivant à la surface de la planète. Mais il fallait bien qu’elle se rende à l’évidence, après toutes ces années à partager sa couche. Freddy Siroco était parfait, mais Freddy Siroco était stérile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;(FIN)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8091647549937183423?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8091647549937183423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/la-veritable-histoire-vraie-de-freddy_23.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8091647549937183423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8091647549937183423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/la-veritable-histoire-vraie-de-freddy_23.html' title='La véritable histoire vraie de Freddy Siroco (4)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpEsdTl6tBI/AAAAAAAAAIM/3rUos0pBRmM/s72-c/rocco-siffredi-26010.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-7308307492968690891</id><published>2009-08-23T04:44:00.000-07:00</published><updated>2009-08-23T04:46:30.612-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future Ex (17)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpEsBeJGyJI/AAAAAAAAAIE/n-QOi45Dkzw/s1600-h/lettre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpEsBeJGyJI/AAAAAAAAAIE/n-QOi45Dkzw/s200/lettre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373124234212460690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J’étouffe de poils coincés dans la gorge&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;J’étouffe. &lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Attention, je n’ai pas dit que tu m’étouffais, ma chérie, j’ai dit que j’étouffais. J’ai dit que j’ai tout fait pour m’en sortir, tire-toi de là, mais encore une fois, je suis dedans. Deux dents de travers, ça me fait un drôle de sourire, ça me fait drôle de sourire aux larmes de fond qui m’entraîne au fond de la mer, tout au fond de l’amertume. Tu me crois ? Crois-moi encore, quoi encore, keskya, qu’est ce qui a deux bras, deux jambes, et une tête qui recherche l’appel d’air de rien ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étouffe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai touffe de poils coincée dans la gorge, je n’arrive même plus à touffer, mais bon, je touffe du bois, ça va s’arranger, ca va passer, passé, présent, avenir, l’avenir est encore ce qu’il y a de pire dans le présent, l’avenir est ce qu’il y a de peer to peer, à partager avec moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi j’en doute, j’en doute à doute, flic, floc, flaque de boue. Debout, je te dis, tu ne vas pas rester toute seule ici, debout, je te dis, enfin non, je ne te dis pas, après t’auras peur, petit rappeur, petit rockeur, rock around the clock, et le temps qui passe n’y changera rien, rock around the bloc psychiatrique, tac, tic, tac, la bombe à retardement ne va pas tarder à exploser, et moi je trouve ça très explausible comme explication, ma future ex. Ça t’excite ? Cite-moi un exemple de couple parfait, j’ai pas refait tout ce chemin pour en arriver à me dire encore une fois tant pis, tant pis pour nos rêves-party. Mais parti comme c’est, ça tournerait plutôt au cauchemar, tu te couches, je me marre au vilain petit canard, pauvre canard, tu croyais vraiment que ce coup-ci ça pouvait être différent ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-7308307492968690891?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/7308307492968690891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/lettres-ma-future-ex-17.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/7308307492968690891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/7308307492968690891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/lettres-ma-future-ex-17.html' title='Lettres à ma Future Ex (17)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SpEsBeJGyJI/AAAAAAAAAIE/n-QOi45Dkzw/s72-c/lettre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4013241821440667537</id><published>2009-08-18T10:35:00.000-07:00</published><updated>2009-08-18T10:45:34.176-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Définition Impromptue : les Alsaciens</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SoropEUF8LI/AAAAAAAAAH8/sVrR_T_ZE8o/s1600-h/cigogne.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 168px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SoropEUF8LI/AAAAAAAAAH8/sVrR_T_ZE8o/s200/cigogne.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371361297823035570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Français, française, mademoiselle, monsieur, chers compatriotes, bande de veaux... laissez moi vous parler d’un sujet qui nous tient tous à coeur, enfin, à ceux qui en ont un, laissez moi vous parler de cette région verdoyante aux accueillants petits valons nappés d’un délicieux nuage de brume virevoltant dans les airs quand les premières brises de l’automne brise nos couilles de sa langueur monotone, laissez moi vous conter les charmes enfouis de ce délicieux pays aux milles secrets aussi bien camouflés que l’humanité dans l’oeil de Jean-Marie Le Pen, laissez moi vous parler de l’Alsace. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on en croit le Petit Robert, qui est allé en colo à Colmar quand il avait huit ans, c’est vous dire s’il est l’homme de la situation, l’Alsace est une région française viscéralement partagée entre le Haut-Rhin, en bas, et le Bas-Rhin, en haut (près des poumons). Du grand foutage de gueule géopolitique qui devrait déjà vous donner une idée des 1001 raisons pour lesquelles nous nous devons de détester les Alsaciens, incapables de reconnaître le bas du haut et leur gauche de leur droite, sauf en période électorale où ils n’ont visiblement aucun souci pour trouver la droite de la droite de la droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les alsaciens parlent une langue étrange à base de grognements et de borogymes divers, qui selon les plus grands spécialistes de la question, s’apparente à un mélange ancestral de tradition et d’histoire, une langue avec deux origines bien distinctes, mi-allemande, mi-boche. Parler alsacien, c’est du travail de pro. La meilleure façon de parler l’alsacien, comme pour l’allemand, est de se mettre une patate chaude dans la bouche, bien que la tradition culinaire alsacienne soit moins marquée par les patates que par le porc, que l’on mange à quasiment tous les repas sauf le dimanche, où il est avantageusement remplacé par un casse-croûte léger et une sieste crapuleuse avec ce qui tombe sous la main de l’alsacien, même sa femme (qui peut en certaine occasion être un substitut convenable à la masturbation). Tout cela fit d’ailleurs dire un jour de grand vent au philosophe alsacien du XXIème siècle M.Pokora : « le dimanche, en Alsace, du sex, yes, du porc, no ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, M Pokora est alsacien. Parmi les Alsaciens les plus connus, on trouve notamment le mime Marceau, star du cinéma muet à qui il ne manquait que la parole, mais aussi M.Pokora, star du r’n’b français à qui il ne manque que de se taire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On notera également la présence dans le panthéon alsacien d’Albert Dreyfus, qui, je le précise à l’intention des jeunes et des imbéciles, n’étaient pas le gardien de but du FC Strasbourg lors de la belle campagne européenne de 1972, mais ce colonel d’infanterie juif injustement accusé et condamné pour haute trahison, ce qui s’avéra en réalité un acte d’antisémitisme primaire brillamment dénoncé de la pointe de son stylo Bic (qui, ça vous surprendra peut-être, fut inventé par le baron Bic) et dans les pages du journal l’Aurore (qui, ça vous surprendra peut-être, fut créé par le baron Boréal) par le non moins brillant et illustre écrivain français Emile Zola (qui, ça vous surprendra sans doute moins, se faisait appeler « mon petit Gorgon » par sa femme). En souvenir de la femme d’Emile Zola, qui paraît-il en était une sacrément bonne, toute l’histoire fut appelée « l’Affaire Dreyfus », avec un grand A. Quelques jours à peine après que soit paru son article, Emile Zola échappa de peu à un attentat commandité par un groupuscule antisémite et perpétré par sa propre femme de ménage, qui tenta de l’éviscérer avec une poêle à frire alors qu’Emile l’aidait gentiment à plier des draps, et ce fut alors ce que l’on appela la beaucoup moins célèbre « Affaire à Repasser ». Heureusement pour Albert et pour nous tous, aujourd’hui en France, l’antisémitisme n’existe plus. Ou presque. Disons qu’il y a aujourd’hui en France beaucoup moins d’antisémites que de juifs aux doigts crochus planqués dans vos placards et n’attendant qu’un moment d’inattention pour égorger vos femmes et vos enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce ne sont là que quelques-uns des Alsaciens célèbres. Pour être complet sur la question, il faudra aussi citer Paul Rohmer (l’inventeur de la pédiatrie, pas le cinéaste le plus chiant de l’histoire du cinéma), Johann Heinrich Lambert (le physicien, pas l’acteur le plus inexpressif de l’histoire du cinéma) ou encore Jean-Marie Lehn (le prix Nobel de chimie, pas le mouton). On n’oubliera pas non plus de rappeler à votre bon souvenir le couple d’alsaciens le plus explosif de tous les temps, les volcanologues Maurice et Katia Kraft,  disparus dans l’éruption du Mont Unzen en 1991. À leur mort, une fondation Kraft fut fondée afin d’aider de jeunes scientifiques de poursuivre leurs recherches, et ce notamment grâce à l’attribution d’une bourse d’étude, une belle enveloppe financière plus connue par les profanes sous le nom d’enveloppe Kraft.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais après tout ça, l’alsacien le plus connu reste sans doute Daniel Cohn Bendit, qui n’est même pas vraiment alsacien mais qui est roux, sent très fort la bière et a vraiment un nom à la con, ce qui dans le cadre scientifique très limité de cet ouvrage, devrait amplement nous suffire. Si vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez toujours écrire (en allemand) au bureau de réclamation de Verswejtinger, 123 Route Principale, 67326 Verswetjinger, ouvert de 10h à 11h et de 14h à 15h tous les jours sauf lundi, mardi, jeudi, vendredi et le week-end. Les bureaux alsaciens ont en effet conservé quelques privilèges par rapport aux autres administrations françaises de la zone libre, qui eux sont encore obligés d’ouvrir de 14h à 15h30 l’après-midi. Vous pouvez toujours essayer, mais je doute que cela serve vraiment à quelque chose, comme je doute que cela puisse vraiment sauver en quelque manière que ce soit le pauvre Daniel Cohn Bendit qui a eu le malheur de s’inviter bien malgré lui dans ces pages. Pauvre Daniel. Pauvre Cohn.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenez, mademoiselle, je parlais tout seul.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4013241821440667537?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4013241821440667537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/definition-impromptue-les-alsaciens.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4013241821440667537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4013241821440667537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/definition-impromptue-les-alsaciens.html' title='Définition Impromptue : les Alsaciens'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SoropEUF8LI/AAAAAAAAAH8/sVrR_T_ZE8o/s72-c/cigogne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-4792170326406570421</id><published>2009-08-18T10:29:00.000-07:00</published><updated>2009-08-18T10:34:55.463-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Freddy Siroco (3)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SormBsluDEI/AAAAAAAAAH0/cwQzeFrSwXk/s1600-h/rocco-siffredi-26010.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 131px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SormBsluDEI/AAAAAAAAAH0/cwQzeFrSwXk/s200/rocco-siffredi-26010.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371358422416362562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Tacata Bash avait pourtant bien précisé qu’elle ne voulait pas être dérangé pendant au moins une bonne heure, mais l’empressement avec lequel on tambourinait à sa porte laissait entendre que l’affaire était des plus urgentes. Freddy Siroco était assis dans l’encadrement de la fenêtre, la tête rejetée en arrière pour mieux sentir la brise fraîche lui caresser le cou, les bras abandonnés le long du corps. Tacata contempla encore quelques secondes son profil qui se découpait malicieusement sur le fond ocre du coucher de soleil, soupira, s’éclaircit la gorge d’une petite toux et invita les intrus à entrer dans la pièce en mettant suffisamment d’inflexions désagréables dans sa voix pour laisser comprendre qu’elle n’appréciait pas du tout une autre compagnie que la sienne pour l’instant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le visage affolé de la capitaine de la garde impériale la fit se redresser instinctivement sur son siège, aux aguets. Claire Saint Laure n’était pas dans son état normal. Elle si calme d’habitude, elle semblait prête à fondre en larme, et son corps était parcouru de frissons nerveux qui en disaient long sur son trouble. Elle parvint à se ressaisir rapidement et, dans un souffle, fit à sa reine un exposé aussi objectif que possible de la situation. Le laboratoire d’Antiope avait été pris d’assaut il y a une heure par une cinquantaine de guerrières bien entraînées, menées par une certaine Penthésilée, opposante notoire dont on n’avait plus eu de nouvelles depuis un certain moment. Et pour cause, elle avait du préparer son action depuis des mois pour que celle-ci soit aussi efficace, au moins une dizaine de gardes avaient été liquidées sans pouvoir même se défendre et la quasi totalité des installations avaient été détruites, à en croire l’épaisse fumée noire qui s’élevait au-dessus du laboratoire et avait provoqué un mouvement de panique général au sein de la population. Trois cent personnes étaient déjà massées devant les portes du château, et la garde impériale avait fort à faire pour les maintenir à distance sans provoquer plus de dégâts encore. Quant à ce qu’elles voulaient, c’était d’une limpidité éclatante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claire Saint Laure reprit son souffle et hésita quelques secondes à aller plus loin dans son exposé. Ce n’était pas exactement à elle de donner des conseils à sa reine sur la façon de gouverner son royaume. Elles s’étaient connues toutes petites, et Claire Saint Laure avait juré à sa souveraine une fidélité absolue le jour de son accession au trône. Elle lui faisait une confiance aveugle et ne pouvait imaginer une seule seconde qu’elle prenne un jour une mauvaise décision. Et quand bien même serait-ce une mauvaise décision, Claire Saint Laure était prête à faire barrage de son corps si l’on osait s’approcher trop près de sa reine. Pour le coup, le problème était épineux, et elles le savaient suffisamment toute les deux pour que Claire se contente de laisser planer un long silence. Elles savaient toute deux ce que signifiait la prise du laboratoire d’Antiope. Les recherches sur la fertilisation artificielle lancées quatre ans auparavant par Tacata Bash n’avaient donné que des résultats très médiocres, les mères porteuses étaient toutes décédées dans d’atroces souffrances et leurs progénitures n’avaient survécus que quelques semaines. Le peuple vieillissait, et insensiblement, la crainte s’emparait de toutes depuis plusieurs semaines. C’était bien quelque chose à laquelle les Sœurs Constituantes n’avaient pas pensé le jour où elles avaient ordonnés, bien des années auparavant, que l’on liquide sans pitié tous les hommes valides et tous les héritiers mâles du royaume. Et désormais, c’était à Tacata Bash que revenait la lourde tâche de gérer cette crise majeure. Elle réfléchit encore quelques instants, la tête plongée entre ses mains, et congédia Claire Saint Laure d’un regard affectueux. Quelques minutes. Elle avait besoin de quelques minutes pour réfléchir, et elle savait que sa fidèle compagne ferait tout ce qui était en son pouvoir pour les lui accorder. Comment avait-elle pu être aussi bête pour confier tous ses espoirs en la science, comment ses aînées avaient-elles pu croire que l’on pouvait défier ainsi impunément les lois de la nature ? Tacata Bash posa distraitement son regard sur Freddy Siroco, qui observait d’un oeil attentif la grande agitation qui régnait aux portes du château et se retourna vers elle en lui adressant un sourire qu’il voulait rassurant. Tacata était loin d’être rassurée. Elle ne devinait que trop bien les intentions de cette Penthésilée, dont elle connaissait la réputation jusqu’au-boutiste. La cible, ce n’était pas le laboratoire d’Antiope, ce n’était pas le château de Gaïa, ni même elle, la souveraine du pays. La cible se trouvait devant ses yeux, tremblant maintenant de manière imperceptible au fur et à mesure qu’il comprenait ce qui était en train de se passer. D’un moment à l’autre, les renégates parviendraient à franchir le cordon de sécurité, elles brûleraient tout sur leurs passages, s’empareraient du dernier individu capable de donner encore la vie sur cette planète et l’emporterait loin d’elle sans lui laisser une chance de protester. Elle ne pouvait le permettre, elle ne pouvait pas le perdre, elle ne pouvait même pas imaginer le partager avec d’autres. Et elle ne pouvait pas non plus fermer les yeux sur l’évidence, et condamner son peuple à une mort lente en refusant d’admettre qu’il était bien sa dernière chance de survie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 51);"&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-4792170326406570421?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/4792170326406570421/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/la-veritable-histoire-vraie-de-freddy.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4792170326406570421'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/4792170326406570421'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/la-veritable-histoire-vraie-de-freddy.html' title='La véritable histoire vraie de Freddy Siroco (3)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SormBsluDEI/AAAAAAAAAH0/cwQzeFrSwXk/s72-c/rocco-siffredi-26010.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8625644293320692949</id><published>2009-08-18T10:23:00.000-07:00</published><updated>2009-08-18T10:26:59.808-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future Ex (16)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SorkAYyJLmI/AAAAAAAAAHs/f6WHv-uZwuQ/s1600-h/lettre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SorkAYyJLmI/AAAAAAAAAHs/f6WHv-uZwuQ/s200/lettre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371356200896638562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;La haine de l’amor&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention. Ce flim n’est pas un flim sur le cyclimsme. Silence, s’il vous plait. Merci. Moteur, on tourne. Plan large. Voix off.&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le premier regard, nous nous étions affrontés. Toi, mutine, tu voyais dans le mien le dragueur impénitent que je n'étais pas toujours. Moi, avisé, décelait dans tes prunelles cette ferme intention d'être une femme libérée, tu sais ce n'est pas si facile, c'est moi qui te laisserais tomber bonhomme, je ne suis pas si fragile. Rien d'autre ne pouvait plus exciter mes neurones fatigués de ne croiser en face d'eux qu'un vide intersidéral, rien ne pouvait plus alerter mes sens déçus de ne rencontrer que des pimbêches au regard bovin aussi expressif que celui de Christophe Lambert dans la fameuse scène de la douche de Fortress, celle où même la pomme de douche semble faire preuve d'un étonnant charisme. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu étais devenu en quelques microsecondes mon nouveau Graal, un défi à ma hauteur, un rôle à ma mesure sur le plateau de la vie. Zoom, Caméra 1. Ton visage dans la ligne de mire. Travelling discret sur ton corps post-adolescent que tu t'évertuais à camoufler sous de gros pulls informes sans te douter que c'était précisément ce qui me faisait craquer, les déesses en salopettes plutôt que les salopes roulées comme des DS. Le plan américain t’allait à ravir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caméra 2. Ralenti à la John Woo sur ma main qui effleure la tienne en empruntant ton briquet Mickey, flou artistique sur tes maxillaires qui se crispent dans l'instant, déjà énervée d'avoir tressailli à ce contact. Contre-champ astucieux, tu restes stoïque à contretemps, lance un regard noir vers l'objectif. On ne te la fait pas à toi, le coup de la main qui t'effleure en prenant ton briquet Mickey. Flash-Back classique, éclair exagéré sur l'écran : tu te vois avec lui, le seul qui ne t'a jamais vraiment touché, et à parti duquel tu as patiemment crée de toutes pièces ta haine profonde du mâle.Dialogue en fond sonore, la B.O s'estompe, irruption volcanique dans la réalité, la caméra 3 se rétablit dans l'axe sur un geste du réalisateur. Elle va et vient maintenant entre nous, mon sourire amusé, ta bouche intriguée. Tu cherches, perplexe, un moyen de couper court à la scène, tu as l'air de rien, l'air de rien y comprendre, l'air de dire je n'ai plus d'air, l'air de dire c’est quoi mon texte, l’air de penser on la refait celle-ci, je n'étais pas dans le personnage, j'aurais dû calmer ses ardeurs bien avant. Ça t'emmerde que je ne sois pas dupe de ton manège enchanté, tounicoti, tournicota, plutôt crever que de montrer la plus petite faiblesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caméra 4 embarquée sur un de tes neurones qui file à grande vitesse dans les méandres de ton réseau cérébral, évite de justesse la zone Confidences, freine désespérément devant la case Coup de Foudre, remet le cap résolument vers la gare Saint Laser de tes yeux qui brûlent sans pitié tous ceux qui osent t'adresser la parole. Mais impitoyablement, le poids des mots et le choc des images te font fléchir, tu n'es plus trop sûre de toi, merde, je suis en train de lui répondre au lieu de l'envoyer balader, au lieu de le renvoyer à son Conservatoire de jeunes premiers beaux parleurs. Saloperie de séducteur. Clap. Coupez. Elle est bonne celle-là, on la garde les enfants, merci, à demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, c'est déjà aujourd'hui. Pourquoi tu es venue, pourquoi as-tu accepté ce rencarnivore au restomac, tu ne le sais pas encore à corps que tu redoutes tant. Tes 12 minutes et 37 secondes de retard autorisées par la loi sont officiellement écoulées. Tu rentres dans l'arène aux lions, ave Ronald, ceux qui vont mourir devant ton Maxi Best Of te saluent. Tu évites sagement de me faire la bise, car petite fourmi prévoyante, tu sais que lorsque la bise sera venue, tu te trouveras fort dépourvue. Des banalités, penses-tu, deux ou trois banalités et l'affaire est entendue. A 14h00, je suis à mon cours de méditation transcendantale et j'aurais oublié ce petit con qui me fait tant d'effet. Tant d'effet ! Bordel, qu'est ce que tu dis, tu secoues la tête, tu te reprends, tu tentes de faire bonne figure, tu crames ta dixième roulée pour te donner une contenance, enfin tu te décides à affronter mon regard qui cherche à percer tes défenses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Miracle. Tes vieux réflexes reviennent. Position de combat, légèrement fléchie, tu pares en quarte et tu pars en live sur un sujet quelconque, histoire de tester mes parades chevaleresques. Tu te défends bien. Je savais que j'avais trouvé là un sparring-partner digne de ce nom. J'attaque en demi-pointe caustique, tu te fends d'un sourire narquois, tu esquives gracieusement la boule de cynisme, l'ironie ne te fait pas aussi peur qu'à ces donzelles qui se bouchent les oreilles à nos côtés pour ne pas entendre le cliquetis de nos armes qui s'entrechoquent. Une main dans le dos, tu sabres à droite, flirtes avec la gauche, politise le débat pour que l'on continue à s'engueuler, tu te laisses prendre à la joute intellectuelle. Tu en oublierais presque de parer au flanc sur une banale et gratuite allusion sexuelle. Tu te reprends d'un entrechat et tenant ton sabre à deux mains, tu tentes un coup fatal en me contredisant sur mes goûts musicaux. C'est le moment que j'attendais pour sortir ma botte secrète, mon épée te cueille au menton et te vole un baiser avant que tu n'aies pu esquisser le moindre mouvement. Bzzzz ! Fin de la passe d'armes. Touchée. En plein cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait maintenant plusieurs mois que nous faisons semblant de nous détester, alors que nous partageons les mêmes draps et les mêmes drapeaux, les mêmes idéaux, les mêmes attirances passionnelles. Quelques mois que nous refusons tour à tour de nous avouer vaincus, reprenant le dessus selon l'humeur du jour et l'humour du moment. Un amoncellement de semaines passées à refuser de tomber amoureux, à prétexter une passade poétique pour ne pas perdre la face de son alter ego cérébral. Chacun de son côté à raconter à qui veut l'entendre, et surtout aux autres, combien l’autre est totalement sous le charme, alors que pour moi ce n'est qu'une histoire de rien, une histouareg nomade et sans attaches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, on s'habitue aux habitudes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8625644293320692949?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8625644293320692949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/lettres-ma-future-ex-16.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8625644293320692949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8625644293320692949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/08/lettres-ma-future-ex-16.html' title='Lettres à ma Future Ex (16)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SorkAYyJLmI/AAAAAAAAAHs/f6WHv-uZwuQ/s72-c/lettre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6367113658409062570</id><published>2009-07-26T07:25:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T07:28:09.324-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Définition Impromptue : le Mexicain</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Smxn5eGQ8KI/AAAAAAAAAHk/2vOojdN5Pk8/s1600-h/mexicain.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 124px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Smxn5eGQ8KI/AAAAAAAAAHk/2vOojdN5Pk8/s200/mexicain.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5362775493320962210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Le mexicain. Bien. Avant toute chose, petit préambule en forme d’avertissement sans frais, à destination des jeunes et des imbéciles qui nous regardent, et je ne le répéterai pas deux fois, bande de mollusques confortablement assis sur vos certitudes et votre sous-culture répugnante: le premier qui commence à chanter «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;un mexicain basané&lt;/span&gt;» ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;«sous le soleil de Mexico»&lt;/span&gt; prend une tortilla dans la cabesa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; La capitale du Mexique est appelé Mexico, tout comme la capitale du Brésil est Brasilia, la capitale de l’Algérie, Alger, et la capitale du Laos… Ventiane. Merci. Y’en a deux qui suivent. Le mexicain est appelé mexicain pour pas qu’on ne le confonde avec le chilien, qui habite au Chili, alors que le mexicain, lui, comme son nom l’indique, habite en Californie du Sud. Chaque année, ils sont encore des dizaines de milliers à traverser le Rio Grande à la nage en se prenant pour John Wayne, sans se douter que de l’autre côté de la frontière, l’herbe n’est pas forcément plus verte, elle est surtout plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela n’empêche pas qu’il faut tout de même un grand courage pour traverser le Rio Grande à la nage en plein milieu de la nuit, surtout avec ces immondes slips de bains moules-bites qui étaient tellement à la mode l’été dernier dans les piscines branchées de Mexico. Mais là n’est pas la question. Malgré sa petite taille et son énorme capacité à s’enfermer à double tour chez lui au premier verre de tequila brisé sur le comptoir du saloon, il n’en reste pas moins que le Mexicain est un garçon très courageux, même s’il reste dans l’ombre. C’est d’ailleurs pour cela que l’on peut aussi l’appeler un sombre héros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mexicains sont par ailleurs des gens charmants qui, à l’inverse de leurs cousins hispaniques, ne tuent des vaches que pour manger et ne liquident des touristes étrangers en goguette qu’à l’aide d’une machette, c’est plus sportif. Au moment même où il découpe la première phalange du petit doigt qui sera envoyé à la famille de l’otage, le mexicain crie spontanément « Viva Zapata », en hommage au grand chef de guerre local. Zapata, mercenaire cruel et sans foi ni loi, était aussi sacré rigolo qui, lorsqu’il n’avait pas tranche de citron verte dans sa tequila, était capable d’en faire tout un cirque. Oui, le cirque Zapata. C’est toujours les deux mêmes qui suivent. Ah, Zapata, ce grand homme, ce grand comique dont l’occupation favorite était de sodomiser des petites mexicaines de douze ans et demi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pourriez penser que l’histoire mexicaine s’en est trouvée bien noircie, mais les chicanos n’en étaient pas à leur premières mésaventures de leur histoire : en 1963, ils avaient déjà connu une période trouble lorsqu’ils subirent une attaque totalement lâche et imprévisible d’une armada de Malabars homosexuels en tee-shirts jaunes pétants. Bilan : 6.000 morts étouffés par le bubble-gum avarié, une histoire bien entendue étouffée par l’intelligentsia politique du pays. Depuis ce jour funeste, le mexicain moyen (environ 1m63 si l’on en croit les récents sondages) ne peut s’empêcher de retenir ce cri puissant à chaque coup du sort qui s’abat sur le pays : Carambar ! Je comprends leur désarroi, moi-même ayant vécu l’attaque insoupçonné d’une armée de bics oranges à double-lames, sans merci. Depuis, je suis en procès avec Gilette, mais ce n’est pas votre problème. Reprenons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré ces épisodes troubles, il fait bon vivre au Mexique, d’autant que les connaisseurs semblent unanimes pour déclarer que la mexicaine est une très belle plante carnivore. Personnellement, je dois vous avouer que le port simultané du poncho, du sombrero et de la moustache à la Zapata, ça ne Mexique pas plus que ça.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-6367113658409062570?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/6367113658409062570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/07/definition-impromptue-le-mexicain.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6367113658409062570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/6367113658409062570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/07/definition-impromptue-le-mexicain.html' title='Définition Impromptue : le Mexicain'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Smxn5eGQ8KI/AAAAAAAAAHk/2vOojdN5Pk8/s72-c/mexicain.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-8372533135710689087</id><published>2009-07-26T07:17:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T07:24:11.808-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Freddy Siroco (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Smxm0Tn1hUI/AAAAAAAAAHc/ZL4wlCfggDg/s1600-h/rocco-siffredi-26010.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 131px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Smxm0Tn1hUI/AAAAAAAAAHc/ZL4wlCfggDg/s200/rocco-siffredi-26010.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5362774305098007874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;D’un geste autoritaire de la main droite, Tacata Bash congédia brusquement la servante qui ne cessait de traîner bruyamment des pieds dans son dos, et fusilla du regard la capitaine de la garde qui se présentait, copieusement essoufflée, dans l’encadrement de la porte. Sans discuter, elle opina du chef, lui adressa une sorte de bref salut militaire en portant la main à son sein droit, et tourna les talons immédiatement en refermant sur elle avec un grincement déchirant la lourde porte boisée. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’elle entendit le cliquetis du pêne dans la serrure, Tacata Bash se détendit soudainement, soupira, entrouvit légèrement les cuisses pour laisser entrevoir quelques centimètres carrés de peau dont se dégageait une douce odeur de jasmin, et d’une petite flatterie sur la nuque de son compagnon, l’invita à plonger la tête toute entière dans l’échancrure. C’était là encore un de ses rares privilèges royaux, et elle n’était pas prêt de l’abandonner à ses courtisanes, quand bien même elles passaient leurs journées à se languir en glissant à son amant des regards entendus, emplis d’une sauvage concupiscence.Tacata pouvait sentir dans son dos leurs yeux brûlants de cette étrange fièvre, lui transperçant l’omoplate d’une jalousie qu’elles ne cherchaient même plus à contenir, dévorant sur place l’Homme, son homme, avec une voracité sans pareil.Elles pouvaient toujours courir, jamais leurs mains besogneuses d’ouvrières mal dégrossies ne viendront parcourir les lignes parfaites du torse de Frédéric Sirocovitch. Elles n’en auraient jamais l’occasion, et surtout, elles n’en auraient jamais le droit. Dans les heures sombres qui avaient suivi la nuit torride de la Grande Epuration, les Sœurs Constituantes s’étaient juré de ne plus jamais faire commerce de leur charme et de proscrire totalement le plaisir charnel avec tout membre de la caste inférieure. L’immense majorité d’entre eux avaient péris dès les premiers temps de la révolution, et les quelques rescapés qui avaient réussi à s’enfuir dans les montagnes de Gaïa n’avaient eu une espérance de vie que très limitée, mais elles avaient tout de même tenu à faire graver leur serment dans la pierre noble qui ornait la salle du trône, juste au-dessus de la tête de Tacata. A l’époque, elle n’était encore qu’une enfant, une toute jeune pousse de treize printemps que l’on promettait déjà à un grand avenir et à qui l’on avait offert pour son quatorzième anniversaire l’un des derniers représentants de la race maudite, en guise d’animal de compagnie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les premiers temps, c’est bien ainsi qu’elle le traita. Rien ne l’amusait plus que de lui arracher à pleine main des touffes de cheveux entières, et de fouetter ses mollets vigoureux avec une brassée de joncs jusqu’à ce qu’il saigne abondamment, s’amusant de le voir lécher ses blessures dans un coin de la pièce, s’esclaffant de rire à chaque fois qu’il tentait de détaller sur quelques mètres avant que la lourde chaîne qu’il portait autour du cou ne le rejette violemment en arrière comme un fétu de paille. Et puis, elle s’était lassé de ses jeux d’enfants, le voir courir après une balle ne l’amusait plus autant, et la cruautés des premiers jours fit place peu à peu à des émois intestinaux dont elle avait mis bien du temps à comprendre l’origine. C’était comme si elle ne pouvait s’empêcher de faire courir ses doigts sur la peau bronzée de l’Homme, comme si elle se blottissait malgré elle entre ses bras musclés pour y chercher un peu de chaleur et de douceur pour contrer la brutalité de son éducation quotidienne, faite de haine et d’autorité. Elle savait bien pourtant qu’il était le mal incarné, l’ennemi intime contre qui s’était battu avec tant de férocité sa mère et ses tantes pour que elle, Tacata Bash, puisse jouir d’une vie plus correcte et radicalement différente de celles que ses ancêtres avaient vécues.  Mais quel mal pouvait-il y avoir à laisser Freddy fouiller son intimité de ses doigts habiles et fourrer sa langue à un endroit auquel elle-même n’avaient pas accès. Après tout, toutes les femmes du royaume le faisaient, qu’est-ce que cela changeait que son amante soit un homme ? Et puis elle était reine, non ? Elle n’allait pas se laisser dicter sa conduite par une bande de dégénérées rendues aigries par des années de combat dans l’ombre. Simplement, il fallait qu’elle fasse attention, à camoufler tant bien que mal son attirance aux yeux de tous, même si le château tout entier pouvait l’entendre pousser des râles de plaisir à une heure avancée de la nuit. Le grand conseil fermait les yeux pour l’instant, comme tous ici, mais à la moindre crise majeure, elle savait qu’elles n’hésiteraient pas à se servir de ça pour se débarrasser d’elle définitivement. Il fallait simplement qu’elle reste sur ses gardes, se dit-elle en se mordant la lèvre inférieure pour retenir le gémissement plaintif qui montait soudainement de sa gorge alors que Frédéric Sirocovitch parachevait son oeuvre en saisissant ses hanches à deux mains tout en accentuant la pression de sa bouche sur son clitoris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;(à suivre...)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-8372533135710689087?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/8372533135710689087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/07/la-veritable-histoire-vraie-de-freddy_26.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8372533135710689087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/8372533135710689087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/07/la-veritable-histoire-vraie-de-freddy_26.html' title='La véritable histoire vraie de Freddy Siroco (2)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Smxm0Tn1hUI/AAAAAAAAAHc/ZL4wlCfggDg/s72-c/rocco-siffredi-26010.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-5890013839999117656</id><published>2009-07-26T07:05:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T07:17:20.974-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal d’un mysogénie'/><title type='text'>Lettres à ma Future Ex (15)</title><content type='html'>&lt;a style="font-weight: bold;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Smxk-dUqgHI/AAAAAAAAAHU/JxVGdxNhPpY/s1600-h/lettre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Smxk-dUqgHI/AAAAAAAAAHU/JxVGdxNhPpY/s200/lettre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5362772280477384818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204); font-weight: bold;"&gt;Requiem pour une baba clown &lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avoir un ego surdimensionné quant à mes aspirations créatives ne signifie pas pour autant vouloir être reconnu par tous comme «artiste», «poète», «écrivain», «compositeur». C’est même ce que j’exècre le plus. En prononçant ses quelques mots à notre première rencontre, tu ne fis que creuser un peu plus en avant ta tombe déjà bien entamée à coups de pioches par l’air studieusement stupide que te donnaient les Cahiers du Cinéma pendant fébrilement de la poche trop large de ta tunique étudiée pour l’occasion à la couture de travers près. J’aurais du me méfier. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous pénétrez dans une pièce où se logent déjà plus de 10 personnes, prenez garde à ce que celle-ci n’abrite pas, au choix, un poète maudit aux cheveux longs chatoyant dans le vent mauvais, un néo-marxiste convaincu d’avoir trouvé là philosophie à sa hauteur, ou un jeune premier du Conservatoire de théâtre qui ne manquera pas de vous jouer son couplet sur l’extrapolation de personnalité du comédien en manque d’inspiration… Tout cela ne fera que vous faire regretter de ne pas avoir de kalachnikov sous la main. Tes amis l’ont échappé belle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toi, ma petite souris d’opérette, ce sera différent. Je n’utiliserai pas d’arme de destructions massives à dommage collatéral, ce sera à la pince à épiler que j’arracherai tes petites ailes de fée clochette en pantalon bouffant. La forêt de Brocéliande sera ton tombeau, je ferai bouillir tes convictions anarchistes dans ma marmite de Merlin l’enchanteur pas si enchanté de voir ton corps de déesse s’orner de parures tiers mondialiste de pacotille, et tes murs se décorer de posters de Che Guevara... dont tu serais pourtant bien incapable de donner ne serait-ce que le prénom. Ce béret perché sur l’œil te va bien, mais je réviserais mon jugement quand il ne te servira pas d’œillères sur le monde extérieur. Il faudra bien qu’un jour tu te décides à arrêter ton petit cinéma d’art et d’essai, il n’y a pas tant de caméras sur toi lorsque tu t’envoles, lyrique. Personne n’enregistre patiemment au micro l’assemblage hétéroclite de tes propos clitoridiens. Et l’affligeant esthétisme désabusé de tes poses de starlette traumatisée par la gloire toute proche ne passe pas un instant le cap de mon scepticisme profond devant tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la fiente intellectualiste déposée à la va-vite sur la montagne d’immondices déjà accumulées à la virgule près par toute une génération perdue de baba-clowns hilarants de pauvreté culturelle, le sourire émail diamant figé en long rictus contemplatif sur leurs tronches désopilantes de débiles congénitaux prêts à manger les hippisenlits par la racine pour défendre à mort leur lopin misérable de cultures en jachère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ciao, l’artiste. Fin du numéro.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-5890013839999117656?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/5890013839999117656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/07/lettres-ma-future-ex-15.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5890013839999117656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/5890013839999117656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/07/lettres-ma-future-ex-15.html' title='Lettres à ma Future Ex (15)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/Smxk-dUqgHI/AAAAAAAAAHU/JxVGdxNhPpY/s72-c/lettre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-982784998475764627</id><published>2009-07-19T04:28:00.000-07:00</published><updated>2009-07-19T04:34:35.637-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les véritables histoires vraies'/><title type='text'>La véritable histoire vraie de Freddy Siroco (1)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SmMEr4-uyXI/AAAAAAAAAHM/gHQioieohm0/s1600-h/rocco-siffredi-26010.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 131px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SmMEr4-uyXI/AAAAAAAAAHM/gHQioieohm0/s200/rocco-siffredi-26010.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5360133133577406834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Avec des mouvements d’une infinie lenteur, Frédéric Sirocovitch, que tout le monde appelait Freddy Siroco depuis aussi longtemps qu’il s’en souvienne, bien avant la Grande Epuration, bien avant qu’il ne devienne célèbre, avec ces mouvements d’une infinie délicatesse dont toutes les femmes du pays lui enviaient la grâce et l’élégance innée, Frédéric Sirocovitch s’agenouilla aux pieds de sa maîtresse et coula doucement sa tête sur ses genoux jusqu’à ce que le sommet légèrement dégarni de son crâne d’une absolue perfection vienne effleurer sans bruit la main diaphane que ce contact fit tressaillir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans cesser de fixer droit devant elle un point invisible qui devait approximativement se situer entre une tenture du XXIIe siècle et une large fenêtre entrouverte sur un paysage champêtre riant et ensoleillé, Tacata Bash vint poser en douceur trois doigts agiles sur les tempes vibrantes de l’homme abandonné béatement à ses pieds. Distraitement, elle caressa quelques instants les restes de ce qui furent autrefois, en des temps reculés dont la simple évocation faisait passer des frissons d’effroi dans l’échine de toutes les jeunes filles du royaume, une chevelure soyeuse et flamboyante qui faisait courir une lueur de gourmandise dans la prunelle des yeux écarquillés de chaque femme qui se retournait sur son passage pour admirer ensuite son fessier délicieusement musclé en passant rapidement leurs langues avides sur leurs lèvres trop longtemps privées d’un tel festin charnel. Il était plutôt de petite taille, mais magnifiquement proportionné, le buste droit et volontaire, les bras courts et suffisamment noueux pour entourer sauvagement les épaules fragiles de ses compagnes en usant de cet infime mélange de fermeté et de douceur avec lequel la plus enivrante et la plus chaude des couvertures polaires ne pourrait jamais rivaliser, les jambes suffisamment puissantes et musclées pour donner l’impression qu’elles pourraient parcourir le monde sans relâche tant qu’elles n’auraient pas trouvée sur leurs routes la paire de jambes avec laquelle elles pourraient continuer leur chemin, avec laquelle elles pourraient s’entremêler à l’ombre rafraîchissante d’un arbre centenaire aux ramures apaisantes. Tacata Bash laissa errer quelques instants son esprit au milieu des champs de blé qui s’étendaient devant elle à perte de vue, lui fit rapidement parcourir la côte sauvage et escarpée où venaient s’écraser dans une mélopée fracassante les vagues mugissantes de la Grande Mer dont les embruns délicats venaient agréablement chatouiller ses narines princières, lui fit se glisser à nouveau dans le château par une porte dérobée , gravir quatre à quatre les escaliers en colimaçons pour revenir se poser avec souplesse sur les tempes grisonnantes de son amant. Malgré les ravages du temps, Freddy Siroco avait conservé un visage d’une éclatante beauté, garni d’une fine barbe blonde, rehaussé de deux pommettes saillantes que surmontait une paire d’yeux pétillants, d’une troublante profondeur. Freddy Siroco était beau, Freddy Siroco était drôle, intelligent, attentionné, Freddy Siroco était son homme, et surtout, Freddy Siroco était le dernier homme vivant à la surface de la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 204, 0);"&gt;(à suivre...)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4931030026182600528-982784998475764627?l=nathanaeljohunt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/feeds/982784998475764627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/07/la-veritable-histoire-vraie-de-freddy.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/982784998475764627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4931030026182600528/posts/default/982784998475764627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nathanaeljohunt.blogspot.com/2009/07/la-veritable-histoire-vraie-de-freddy.html' title='La véritable histoire vraie de Freddy Siroco (1)'/><author><name>Nathanael Jo Hunt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18141189744864504867</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-JxxVpBYsPR4/TYzR_02asAI/AAAAAAAAAS0/YZkqtlHhqTU/s220/nathanaeljohunt_press.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SmMEr4-uyXI/AAAAAAAAAHM/gHQioieohm0/s72-c/rocco-siffredi-26010.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4931030026182600528.post-6026016117758465888</id><published>2009-07-19T04:12:00.000-07:00</published><updated>2009-07-19T04:22:58.995-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dictionnaire Impromptu et Théories Foireuses'/><title type='text'>Définition Impromptue : l’enterrement</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SmMBdB2_ukI/AAAAAAAAAHE/pCiAVoAfDyg/s1600-h/Tombe.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xLEPwzU4u1s/SmMBdB2_ukI/AAAAAAAAAHE/pCiAVoAfDyg/s200/Tombe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5360129579727960642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Le mot enterrement vient du grec « enteron », qui signifie « intestin », et du hongrois « ement », qui signifie cancer. Pour autant, la proportion de hongrois qui meurent de l’intestin s’avère ridiculement petite à côté de la proportion de grecs qui meurent du cancer. Pouvons-nous y voir un lien direct avec le fait que la plupart des Grecs soient pédés comme des phoques? Non, car d’une part parce le cancer s’attrape par la cigarette et pas par l’activité sodomite, et d’autre part parce qu'il y a très peu de phoques dans le Péloponnèse, même s’il y a beaucoup de Grecs qui s’appellent Hélène, alors que ma belle-mère s’appelle Patricia, mais c’est u
