dimanche 30 août 2009

Définition Impromptue : l'Italien

Les Italiens sont aussi appelés Italiens pour pas qu’on ne les confondes avec les faucons maltais, qui eux habitent à Malte alors que les Italiens habitent en Italie, petit pays d’Europe coincé entre la France, la Suisse et… bref, l’Italie est un petit pays d’Europe à côté de la France et de la Suisse.

La capitale de l’Italie est Rome, et il paraitrait que tous les chemins y mènent. J’ai tenté personnelement l’expérience dimanche dernier, maispar un de ces hasards de l’existence contre lesquels on se complait à pester le soir au coin du feu dont la lueur chatoyante berce doucement nos illusions perdues, je me suis encore une fois retrouvé chez ma belle-mère. Les villes italiennes sont toutes plus belles les unes que les autres, surtout Venise, ah, Venise, voir Venise et mourir… je compte d’ailleurs y envoyer ma belle mère en vacance l’été prochain, sait-on jamais.

L’unité monétaire italienne est la lire, ce qui n’empêche pas les italiens d’être analphabètes comme un troupeau de demi-flics, vous savez, ceux qui ne savent ni écrire.

Mais après ces quelques considérations géographiques, cessons de survoler le sujet et intéressons nous de plus près aux italiens eux-même. L’italien le plus connu est sans doute Benito Mussolini, qui s’écrit avec deux S et un seul L, alors que l’italienne la plus connue est sans nul doute Monica Belluci, qui s’écrit avec une belle paire de L et un très beau C.

Des études poussées sur la question ont permis de mettre en évidence une bizzarerie scientifique encore inexpliquée aujourd’hui: 98% des Italiens sont victime d’une malformation congénitale de la colonne vertébrale qui les oblige à se tenir tous penchés vers l’avant avec un angle précis de 17, 6°. Une malformation qui les handicape bien sûr au point de ne pas pouvoir gagner le moindre match de foot, mais qui les empêche surtout de se pencher plus encore vers les gens qu’ils rencontrent pour leur faire la pise.

Lorsqu’ils ne sont pas courbés en deux, les Italiens sont à l’église: tout le monde sait que les Italiens sont des gens très pieux, qui placent notre seigneur au dessus de tout. D’ailleurs, rien ne pourrait faire manquer la messe à un italien, à moins que la fédération italienne de football ne décide de déplacer subitement tous ses matchs au dimanche matin. En vérité, les italiens n’ont pourtant connu que trois grandes catastrophes nationales qui les incitèrent à se tourner vers Dieu pour lui demander des comptes : l’éruption du Vésuve, l’arrivée de Mussolini au pouvoir, et la finale de la coupe d’Europe perdue contre la France il y a 5 ans.

Très belle finale, d’ailleurs, que nous avons tous d’autant plus appréçiés que l’on ne peut pas décemment éviter d’être italophobe de nos jours, soyons sérieux. Car l’Italien a la grand défaut d’être un infâme séducteur, un homme qui par nature plait aux femmes, et plus grave encore, qui plait à nos femmes.

C’est ainsi, les mâles italiens préfèrent généralement glisser leurs peaux sous les draps que la risquer sous les drapeaux : nos envoyés spécials sur le front nous signale d’ailleurs que les chars de guerre italiens possédent généralement tous une marche avant et trois marches arrière. Ta ta ta ta, dépêche spéciale, des nouvelles du front : nous avons encore perdu. Un cheveu.

La véritable histoire vraie de Philippe Maurice (1)

Après avoir délicatement parcourus les quelques centimètres de peau mal rasée qui jouxtaient sa pommette rougie par l’effort, l’énorme goutte de sueur hésita un instant au coin de son menton tremblotant et vint s’écraser maladroitement sur le bout de sa chaussure droite au moment même où Philippe Maurice posait le pied sur la passerelle d’accès de l’aéroport Christophe Colomb de La Havane.

D’un geste fébrile, il sortit à grande peine de la poche intérieure de son veston un mouchoir constellé de tâches de sang noirâtres, et s’épongea le front en tentant de prendre l’air dégagé de celui qui souffrait uniquement de la chaleur étouffante dont il venait de s’extirper pour plonger avec délectation dans l’ambiance climatisée du grand aéroport central. Il frissonna. A vrai dire, il n’avait jamais supporté l’air conditionné, mais il supportait encore moins les rayons ardents du soleil qu’il avait dû subir sans broncher ces deux dernières semaines passés à errer entre les baraquements insalubres de la vieille ville, à la poursuite de ses derniers rêves. Et voilà que maintenant, c’est lui qui était poursuivi. Il ne pouvait en avoir la certitude, mais c’était comme s’il sentait des dizaines de paires d’yeux braqués sur lui en permanence depuis qu’il était arrivé ici. Il prit une profonde inspiration pour ne pas céder à la crise de paranoïa aiguë qu’il sentait s’immiscer en lui à une allure folle. Il en arrivait même à soupçonner le moindre poupon dans son landau d’être un espion à la solde des divisions Norton, camouflant malhabilement toute sa félonie et sa duplicité naturelle sous les traits sordides d’un nourrisson inoffensif bavant sa prétendue innocence à la gueule du monde crédule qui l’entourait. Trois fois déjà, depuis qu’il était rentré tout suintant dans cet aéroport, trois fois déjà il s’était retourné brusquement en sentant sur sa nuque le souffle chaud de la mort qui rôdait, le bras levé devant ses yeux écarquillés de terreur pour se protéger en vain d’un coup de matraque qui n’était jamais venu. Trois fois, il s’était retrouvé nez à nez avec un autre de ces zombies bien habillé et rasé de près, comme on en croisait tout une foule dans toutes les aérogares anonymes de l’univers, traînant tout en souplesse la vacuité de leur existence en promenant distraitement sur le monde extérieur cet étrange regard qui semblait s’être vidé de toute émotion. Philippe Maurice en était souvent arrivé à se demander si la Grande Transformation de 2012 ne s’était pas accompagnée, à l’insu de tous, d’une espèce de grande purge des cerveaux, doublée d’une lobotomisation quasi complète du reste de la population. Que leur était-il arrivé, à tous ces gens qu’il avait connu heureux, souriants et rebelles à toute autorité, pour qu’ils se transforment ainsi soudainement en citoyens modèles, dociles, proprets, et emprunts d’une telle tristesse de vivre ?

à suivre...

dimanche 23 août 2009

Définition Impromptue : Le Con

Au départ Dieu dit « que la lumière soit », et la lumière fut, puis Dieu dit « que le con soit », et le con de base fut, à ne pas confondre avec le camp de base, mot propre au vocabulaire militaire, bien que là encore, finalement, on ne se soit pas trop éloigné du sujet. Le con de base est aussi appelé con basique, ce qui est toujours mieux que d’être un con acide voir un con neutre, et je le dis sans aucun ressentiment pour mes amis suisses, à qui je voue un respect d’autant plus profond qu’il vaut mieux être copain avec des gens pleins aux as qu’avec les pauvres descendants des juifs déportés pendant la guerre et dont nos chers amis helvètes ont su l’or à l’abri des vautours conserver avec tant de dévouement.

Mais le con basique n’a que peut d’attraits, intéressons nous plutôt à ces différentes mutations génétiques qui en font un sujet d’étude si attrayant.

En premier lieu vient le gros con, que l’on pourrait aussi appeler beauf intégral pour plus de simplicité. Chacun d’entre nous a un gros con dans son voisinage, voir dans sa famille (désolé). On le reconnaît aisément à son pantalon de jogging Adidas trop court qui découvre à la vue de tous une magnifique paire de charentaise défraîchie que tente de lui mordiller en permanence une petite merde à poil ras qu’il tient fermement en laisse lorsqu’il sort chercher les croissants de bobonne le dimanche matin, en pressant le pas pour ne pas louper Téléfoot et Turbo, deux émissions culturelles en diffusion simultanée qui l’obligera à effectuer sa gymnastique hebdomadaire du pouce droit avec conviction.

Mais le gros con n’est pourtant pas grand-chose à côté du pauvre con, qui a pour lui l’énorme avantage de ne pas savoir qu’il existe. Le pauvre con est innocent comme le blaireau qui vient de naître, il ne fait pas exprès d’être con, c’est dans sa nature d’imbécile heureux, et c’est toujours avec la tête penchée de côté et la larme à l’œil que l’on voit débarquer ce looser magnifique dans une pièce où tout le monde ne manquera pas de souhaiter sa mort au bout de dix minutes.

Le pauvre con est, assez logiquement, souvent pauvre. En effet, le con riche appartient beaucoup plus généralement à la catégorie très peu enviée de sale con. C’est vicieux, un sale con, ça vous assassine dans le dos plus vite que Brutus, et ça a le culot de vous adresser en prime un sourire de faux cul à vous faire froid entre les omoplates, pile à l’endroit où s’enfoncera sa lame acérée quelques minutes plus tard.

Le vieux con est beaucoup plus prévisible, il habite généralement un appartement aux murs aussi épais qu’un sandwich SNCF, le plus près possible de celui d’une bande de jeune qui feront la fête tout le temps et oseront en plus de ça faire bruyamment l’amour à leurs petites amies clitoridiennes à une heure avancée de la nuit, ce qui aura au moins le mérite de lui donner une raison de vivre et de râler contre la jeunesse. Il est à noter que le vieux con a d’abord été un jeune con, à cette époque dorée où il lui restait encore des juifs à dénoncer à la Gestapo. Depuis il s’emmerde, alors faut le comprendre, il s’occupe en attendant la troisième Guerre mondiale qui ne devrait plus trop tarder si l’on en croit les statistiques et si le temps le permet. Remarquez, même les jeunes allemands ne veulent pas faire la guerre, alors on est mal barré. On va être encore obligé de foutre sur la gueule aux enfants irakiens pour passer le temps.

Ca, c’est une réflexion typique de petit con, espèce en voie de disparition qui ne devrait pas tarder à être inscrit au patrimoine de l’Unesco, condamné à mort par le politiquement correct et la morale judéo-chrétienne ambiante. En attendant sa mort, le petit con assume et tient à le faire savoir en montant sur scène le samedi soir, il cultive l’acidité et le cynisme, et aime par dessus tout provoquer les féministes casse boules et les révolutionnaires en charentaises. Et puis, vous commencez à le savoir désormais, il le répète aussi souvent que possible : avec tout ça, le petit con est vraiment le roi des cons. Et défendra son trône aussi longtemps qu’il en aura la force, à vous de jouer, bande de cons.