mercredi 20 mai 2015
dimanche 27 avril 2014
samedi 3 août 2013
Au retour de la plage, vous pouvez toujours vous arrêter par là histoire de taper la causette quelques minutes...
plus d'infos, tout ça...
http://librairiegeneralearcachon.blogspot.fr/
Lettres à Ma Future-Ex
dimanche 29 juillet 2012
Les Bijoux de Famille - Août 2012
lundi 16 juillet 2012
dimanche 15 juillet 2012
Les Bijoux de Famille - Juillet 2012
samedi 25 février 2012
COMMENT L’HOMME QUI PRENAIT TOUT SON TEMPS...

dimanche 9 octobre 2011
Définition impromptue : l'Orientation

Aujourd’hui, mesdemoiselles, mesdames, messieurs, trans-genres, trans-genres, et surtout toi, oui, toi, le jeune pour qui la vie n’est pas un long fleuve tranquille mais plutôt une descente en rafting des chutes du Niagara avec Mimi Mathy au fond du kayak, un saut en parachute sans parachute, une suite d’événements sans queue ni tête où tu surnages la bouche ouverte comme une carpe au fond de l’eau, oui, toi le jeune, j’aimerais te parler d’Orientation. Mais pas de n’importe laquelle, n’est-ce pas, et surtout pas de celle qui t’a permis de te diriger à l’oreille dans la forêt de Fontainebleau pour échapper au goupillon de monsieur le curé qui tenait à t’expliquer plus profondément encore le concept de trinité, au nom du père, du fils et du sexe buccal. Non, l’autre Orientation, celle avec un grand O comme dans Oral et Oh hisse enculé ; la grande Orientation, l’Orientation Professionnelle, deux mots qui sonnent le glas de tes ambitions éphémères d’une vie pépère à ne rien glander devant ta Playstation.
Bref. L’Orientation. Commençons, si vous le voulez bien (et en même temps, votre avis je m’en fous, c’est purement rhétorique comme question), par une définition au cordeau. Le mot Orientation vient du latin Orienta, qui signifie approximativement « être à l’Ouest » ou « se retrouver à l’Ouest » selon les différentes lectures des œuvres intégrales de Sénèque (ta mère), et de l’inuit « Tation », qui signifie globalement « fais gaffe », et plus littéralement, si l’on en croit la tradition des anciens qui passent le temps en chassant l’ours blanc armé d’un simple canif, « fais gaffe, y’a un trou dans la glace juste derrière l’igloo, c’est encore Anorak qui a fait des siennes ». Bien, l’Orientation, avec un grand O comme dans Ornithorynque et Oh Pute Borgne, ce serait donc une certaine façon de faire gaffe à ne pas se retrouver complètement paumé, et jusqu’à là, ça se tient, vous en conviendrez.
Si l’on en croit le Petit Robert, qui lui n’a pas oublié d’être con, l’Orientation pourrait être également un terme de marine qui désigne la disposition idéale des vergues pour recevoir le vent, et non, il n’y a pas de faute de frappe, et oui, c’est totalement dégueulasse, avec ou sans curé sur le bateau. Plus prosaïquement (un mot que nous verrons plus tard, je ne vous sens pas encore prêt pour les cinq syllabes), l’Orientation est aussi selon le dictionnaire, ouvrez les guillemets et fermez vos gueules, « la voie choisie par quelqu’un, en particulier dans le cadre des études, comme par exemple dans l’expression « quelle orientation avez-vous choisie pour votre fils » », fermez les double-guillemets et ouvrez la boîte à connerie. Sérieusement, quelle orientation avez-vous choisie pour votre fils ? Je ne sais pas moi, maquereau, rock-star transsexuel, contrôleur des impôts, chômeur ?
Mais revenons à la base, comme le dit si bien Hannibal dans le Lotus Bleu, l’Orientation consiste donc à trouver sa voie, comme le dit si bien le chinois fou à Tintin dans le dernier épisode de l’Agence Tout Risques. Vu d’ici, ça a l’air plutôt simple, cette histoire. Si notre chemin dans la vie n’est pas tout tracé, il faut tout de même être aveugle pour passer à côté des ornières laissées par nos parents. On n’est bien sûr jamais à l’abri d’une sortie de route intempestive, un accident est si vite arrivé ! On pensait prendre l’autoroute de la simplicité, ne pas dévier d’un pouce, suivre sans défaillir les gros panneaux luminescents qui jalonnent notre passage, les fils de profs sur la file de droite, les fils de notaires sur la file de gauche, et on se heure déjà à un gros souci de déontologie politico-déviationniste. Et là, bim, l’imprévu qui défonce la porte passager sans crier gare, un pneu qui éclate, pas de dépanneuse disponible avant la fin du monde, et on se retrouve à errer sur une route de campagne à scruter le paysage désertique pour tenter de repérer un putain de panneau de signalisation qui nous permettrait de savoir enfin où l’on va vraiment et ce que l’on fait. Vu comme ça, l’Orientation Professionnelle, ça ressemble à un week-end pourri en Corrèze. Mais enfin, voilà, c’est bien ça qui est important, où est-ce que l’on va, et qu’est-ce que l’on fait ? Et surtout, qu’est-ce que l’on va bien pouvoir répondre aux gens qui nous posent cette question fatidique avant de savoir notre prénom, parce que mon petit gars, c’est très bien de te voir assis là, ta bière à la main et ton désespoir sur les épaules, mais en vrai, tu fais quoi dans la vie, à part traîner dans les bars en crânant ton infortune ?
Comme j’ai réponse à tout, et que c’est pour ça que je suis là (le fait d’être un écrivain raté qui camoufle sa médiocrité intellectuelle derrière une pile de bons mots ne rentre absolument pas en ligne de compte), je vais tout vous expliquer. Le tout, c’est de savoir où l’on va, et tant qu’à faire, de viser loin pour arriver finalement quelque part. Un peu comme un pêcheur qui balance ses filets le plus loin possible en espérant ramener deux ou trois poissons sur un coup de bol, ou un mec qui va draguer simultanément quatre nanas dans la même soirée en espérant que l’une d’entre elle se fatiguera avant lui. En général, et surtout pour ce dernier exemple, ça fonctionne aussi bien qu’un préavis de grève de l’Education Nationale. Mais ça vaut toujours le coup d’être tenté, ne serait-ce que pour faire rire ses copains.
Prenez moi, par exemple. J’ai toujours visé haut. Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours voulu être Inventeur, avec un grand I comme dans Imagination. En ajoutant à ça mon amour inconsidéré pour la verticalité et la beauté froide des montagnes, je me suis ensuite demandé si je pouvais mener carrément une carrière d'alpiniste-savant fou, avant de me rendre compte que c'était tout de même assez difficile de se concentrer à 7.000 mètres d'altitude avec un sherpa qui s'amusait à dresser le Yéti à l'aide de fraises Tagada. J’ai laissé tomber mes plans de domination du monde à peu près à cet instant-là, et j'ai voulu ensuite devenir chirurgien-acrobate. Ma mère m'en a dissuadé, vous savez comme sont les mères, toujours inquiètes pour leur progéniture et incapables de concevoir que l’on puisse donner des coups de scalpel sur un vélo à une roue pendant que d’autres ne se gênent pas pour diriger des pays avec un neurone pour quatre ministres. Quant à mes études de clown-pâtissier, elles n'ont pas donné grand chose non plus, sans doute à cause de mon allergie soudaine à la farine... je ne sais pas si vous avez déjà essayé d'éternuer avec un nez rouge, mais ce n'est pas facile. Ce n’est qu’après ces nombreux échecs, encore bien ridicules à côté des come-back ratés de Chantal Goya, que je me suis décidé à emprunter la voie ultime : un jour, quand je serais grand, je serais testeur de bières-écrivain à succès. Et croyez-le ou non, mais je m’y connais pas mal en Guiness.
dimanche 17 avril 2011
Dictionnaire Impromptu : Aiglemont

Français, françaises, chers amis, chères amies, mon tout, mon toi, tout tout mon toi, mon lecteur adoré, et toi aussi que je hais par-dessus tout depuis que tu es sorti avec Jessica Baber en 5eme C alors qu’elle m’était promise… j’aurais aimé aujourd’hui vous parler d’une charmante petite bourgade rieuse, gaiement baignée par les eaux tumultueuses de la Meuse, aux confluents du sordide bassin parisien et de la magnifique plaine des Ardennes sur laquelle se couche chaque soir un soleil radieux dont les derniers rayons brillent d’une joie de vivre et d’une allégresse sans pareil.
J’aurais aimé vous en parler ainsi, mais il faudrait quand même arrêter de prendre les gens pour des jambons. On parle tout de même ici d’Aiglemont, bled de 1500 habitants situé dans la banlieue nord de Charleville-Mézières, réputée de source officielle pour être la ville la moins ensoleillée de France et dont les principaux faits de gloire resteront à tout jamais son jumelage avec la ville béninoise de Bohicon, son titre de « Ville Internet 2011 » obtenue à la sueur de la souris, et surtout le passage éclair dans sa grande rue principale, en avril 2010 précisément, de Jessica Baber et de sa petite Twingo verte pomme, lancée à toute allure sur la route de Bruxelles pour y retrouver son amour d’alors, un maître-nageur chétif et néo-nazi répondant au doux patronyme de Karl Goering-Goering, mais c’est une autre histoire alors concentrez-vous un peu, je vous prie.
Bref, passons rapidement sur Aiglemont et intéressons-nous plutôt à Charleville-Mézières, charmante bourgade rieuse située au confluent du néant et du vide intersidéral. Il en faut du courage pour habiter à Charleville-Mézières, mais heureusement, carolomacériens et carolomacériennes ne manquent pas d’humour, et il en faut lorsqu’on s’appelle ainsi. Imaginez seulement un instant le discours du maire, à peine aurait-il fini de dire bonjour à ses administrés que la moitié d’entre eux se seront endormis, dans le meilleur des cas, ou se seront suicidés, ce qui est tout de même beaucoup moins probable. On ne se suicide pas, à Charleville-Mézières, ou alors à petit feu, en mourrant d’ennui chaque jour un peu plus. De toute façon, les carolomacériens sont des gens très pieux pour qui la vie est une valeur fondamentale, et vous ne verrez jamais un carolomacérien se suicider. Sauf s’il est très malheureux et qu’il a envie de mourir.
Il faut dire que Charleville-Mézières est une espèce d’incroyable agrégateur de lose : des pluies torrentielles en France ? C’est la Meuse qui déborde. L’industrie métallurgique est en crise ? Les Ardennes ne produiront plus du fer, mais du chômeur au kilomètre. Et quand les boches décident de venir voir si le fond de l’air est plus agréable sur les plages de Normandie, ça tombe à chaque fois sur le coin de la tronche des carolomacériens. Une fois, ça va, deux fois, bonjour les dégâts, et tous les ardennais qui avaient survécu au désastre militaire de la première guerre mondiale ont préféré mourir de honte de s’être fait baiser la gueule exactement au même endroit vingt ans plus tard. En même temps, quand on voit que les carolomacériens sont encore plus de 50.000, on se dit que c’est encore une preuve tangible de l’existence de Dieu et que le ridicule ne tue pas.
L’humour ardennais est éternel. On y rigole à tel point que s’y tient tous les deux ans le drolatique festival de la Marionnette, à base de « bonjours les petits n’enfants ! Attention, guignol, derrière toi, un casque à pointe ! », et que les plus grands humoristes du pays viennent quasiment tous sans exception de Charleville-Mézières. Ainsi les grands rigolos que sont le géomètre Gaspard Monge, auteur de vannes incroyables à base de stéréotomie et de tailleurs de pierre qui se tiennent à leur silex quand l’autre retire l’échelle, ou encore le sculpteur Eric Steziak, qui a l’héritage de Rodin a préféré opter pour la réalisation de Woinic, le plus grand sanglier du monde. True fact. Et enfin, dernière preuve que les carolomacériens sont les champions du monde du rire à gorge déployée et de la bonne humeur communicative, ces quelques vers de la gloire locale, Arthur Rimbaud, empreints d’une joie de vivre dont on ne se lassera jamais :
Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises!
Echouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus avec de noirs parfums!
Qu’est ce qu’on se marre, hein ?
samedi 9 avril 2011
Dictionnaire Impromptu : Saint-Nazaire

Situé sur l’estuaire de la Loire, à proximité de l’Océan, Saint-Nazaire, c’est un peu Nantes-Plage, comme Arcachon pourrait être Bordeaux-Plage ou comme Marseille pourrait-être Ouarzazate-Plage. Plus connue dans l’antiquité sous le nom de Corbilo, Saint-Nazaire était alors la plus grande ville gauloise du littoral, et le plus grand port gaulois après Massilia. Corbilo devint Saint-Nazaire au 6eme siècle lorsqu’un chef breton, Waroc’h II (vu aussi dans Highlander III et dans La Barbare N’a Pas de Culotte), se fracasse connement le crâne sur le linteau de la porte d’une église qu’il essaie de piller maladroitement. Saint-Nazaire fait alors partie du royaume breton puis du duché de Bretagne, mais ne prend véritablement son essor qu’au 19e siècle, lorsque le petit port de pêche se transforme en gros port industriel qui lui vaut le surnom de « petite Californie bretonne ». Arnold Schwarzenegger tente d’ailleurs de s’y faire élire gouverneur en 1892, mais c’est finalement les allemands qui donneront à la ville ses lettres de noblesses et ses moments de gloire en y créant une base de sous-marins en 1940.
Soumise à d’importants bombardements pendant quelques années, la ville est rasée à 80% et finalement évacuée en 1943, ce qui est tout de même la meilleure chose qui lui soit arrivée. On ne comprend même pas que 150.000 Nazariens n’ont pas su saisir leur chance de se barrer une bonne fois pour toute, et y soit revenu aussitôt les ricains arrivés en 1944 pour libérer ce qui restera dans l’histoire sous le nom de « poche de Saint-Nazaire ». Aujourd’hui encore, une petite dizaine de touristes américains en mal de sensations fortes viennent en vacance l’été pour tenter de libérer une dernière fois celles qui resteront malheureusement dans l’histoire sous le nom de « moches de Saint-Nazaire », une catégorie assez répandue dans la petite cité portuaire où la pêche au thon et à la morue ne connaîtra visiblement jamais de coup d’arrêt. Les seuls autres personnes à avoir visité Saint-Nazaire volontairement resteront donc à jamais notre ami Tintin (dans Les 7 Boules de Cristal), Jacques Tati (dans Les Vacances de Monsieur Hulot), Jean-Pierre Darroussin (dans Le Poulpe) et Oui-Oui (dans Oui-Oui S’emmerde à La Plage, fleuron de la littérature érotique française).
Et sinon, pour finir (on ne va pas y passer des heures), sachez que Saint-Nazaire est la ville de naissance de l’ethnologue Odette du Puigaudeau et du céramiste Gustave Tiffoche. Autant dire que personne n’est vraiment né dans ce bled (ou que personne ne veut l’avouer), mais ce n’est point étonnant, c’est très clairement plutôt une ville où il fait bon mourir. C’est d’ailleurs ce qu’on fait pendant la guerre plusieurs milliers de Nazariens en tentant de protéger les magnifiques installations allemandes avec leurs petits corps grassouillets de bourgeois nourris aux tickets de rationnements en rab’, trois tickets de pain pour une petite juive balancée, un ticket de vin pour un pédé, un tzigane, un communiste ou un garçon coiffeur en bonne santé. Pourquoi les garçons coiffeurs ? Et pourquoi pas ?
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samedi 26 mars 2011
Dictionnaire Impromptu : Lyon
Au confluent du Rhône et de la Saône se situe sans doute une des villes les plus détestables au monde, juste derrière Paris mais devant Vladivostok et Monsempron-Libos. Capitale de la gastronomie, capitale culturelle, capitale de l’imprimerie sous la renaissance et de la résistance sous l’occupation allemande, capitale des Gaules et capitale de la soie, Lyon est définitivement une ville de winners, et c’est aussi pour ça qu’on aime à la détester, au pays de Poulidor et des poteaux carrés. En fait, la seule chose qui ne soit pas capitale avec Lyon, c’est d’y aller. Et surtout d’y rester. C’est pourtant ce que font de nos jours 500.000 abrutis qui font de Lyon la troisième agglomération française, un empire dirigé d’une main de fer dans un gant de velours par un triumvirat composé de Gérard Colomb, Jean-Michel Aulas et Simba.Mais revenons au commencement : au début était la Terre, puis Jean-Michel Aulas a dit « quel la lumière soit », et la lumière fut. Lyon n’est encore qu’un tas de pierres quand, en –53 avant JC, le grand Jules César parvient à avoir la Gaule. Sur Facebook, Cléopatre aime ça. Arrive alors Lucius Munatius Plancus, légionnaire romain en embuscade, qui fonde en 43 avant J-C la ville de Colonia Copia Felix Munatia Lugdunum, vous m’en ferez cinquante lignes pour vous apprendre à suivre ce que je dis. Heureusement, le nom de la ville est rapidement abrégée en Lugdunum, qui signifie approximativement en tchèque « ta mère suce des bites en enfer », puis devient Lyon au XIIIème siècle en même temps qu’elle s’impose comme une cité prospère, grâce au commerce de la soie et du textile, mais aussi une grande tradition culinaire.
Les habitants de Lyon sont appelés les Lyonnais, pour ne pas les confondre avec les Grenoblois, qui habitent Grenoble, ni avec ma belle-mère, qui habite en Bretagne. Malgré la réputation bourgeoise de la ville, les lyonnais sont aussi connus pour être des bon-vivants, et disons-le tout net, des alcooliques. Les fameux Côtes-du-Rhône et les Gigondas n’y sont pas pour rien, même si seuls les garçons ont le droit d’en boire, car le lyonnais a des vins, la lyonnaise des eaux. Le seul problème, c’est que le lyonnais a tendance à trop boire, et que quand quelques lyonnaises se risquent à boire du Côtes-du-Rhône malgré tout, elles deviennent vite une vraie bande de gones. Tout ça pour dire que c’est dans les cafés lyonnais qu’a d’ailleurs été inventée la fameuse fantaisie sémantique « la cuvette est pleine de bouillons », que des centaines de lyonnais essaient encore de comprendre en buvant leur premier verre de la journée, vers 10h du mat’.
Il ne faudrait pas pour autant réduire Lyon à une ville d’alcooliques. C’est tout de même aussi là qu’ont été inventé le cinéma (par les frères Lumières) et le théâtre de Guignol, et la ville possède assez d’infrastructures et accueille assez de manifestations diverses pour mériter son statut de capitale culturelle. Le lyonnais est bon-vivant, et le lyonnais aime rire, le lyonnais aime les loisirs et les cris des enfants qui jouent gaiement sur une couverture au bord du Rhône par un bel après midi de printemps. D’ailleurs, encore une preuve de la diversité et de la grande offre culturelle de la cité, Lyon est tout de même la ville d’origine de Bernard Pivot, Jacques Martin, Bertrand Tavernier, Jean-Michel Jarre, Liane Foly ou encore de Klaus Barbie, ma meilleure amie (par Mattel).
vendredi 25 mars 2011
Dictionnaire Impromptu : Mâcon

Charmante petite bourgade aux toits de tuiles romanes riant gaiement sous le soleil de Bourgogne, Mâcon est la préfecture du département de Saône-et-Loire après avoir tenté sans succès pendant plusieurs décennies de devenir capitale de la Martinique. Les gens n’ont pas l’esprit ouvert. La ville de Mâcon est pourtant très clairement traversée par le Saône, qui fait dring-dring en passant sous le pont Saint-Laurent. Pouêt pouêt.
Connue depuis l’époque gallo-romaine sous le nom chantant de Matisco, Mâcon se dote ensuite au moyen-âge d’un blason ayant pour définition héraldique « De gueules à trois annelets d’argent », ce qui signifie comme chacun le sait en ancien français « si on avait un cédille on aurait l’air moins con ». Libérée deux fois des autrichiens par les troupes de Napoléon en 1814, libérée des allemands en 1944 par les américains, la ville tente tant bien que mal d’être envahie par le Liechtenstein d’ici la fin du 21eme siècle histoire qu’il s’y passe quelque chose de temps en temps, ce qui n’est pas gagné.
Les mâconnais les plus connus sont certainement le clown Jean Gontard (connu pour son fameux sketch de la tarte à la crème) ainsi que le poète et champion de curling sur gazon Alphonse de Lamartine, auteur du non moins fameux vers « Si tu vas à Rio, n’oublie pas de monter là haut ». Enfin, les spécialités culinaires de la ville sont l’Idéal Mâconnais, gâteau de meringues fourré à la crème au beurre, et l’Andouillette Mâconnaise, parfois fourrée par le touriste en mal de sensations fortes.
mercredi 10 novembre 2010
Comment un ange...

Les éditions Bijoux de Famille présente...
...COMMENT UN ANGE AUX AILES EN BISEAUX AURAIT PU SAUVER LE MONDE S’IL N’AVAIT PAS PASSÉ SON TEMPS À SNIFFER LES NUAGES...
un livre de Nathanael Jo Hunt
Gabriel Renommée est un ange de catégorie 3, un petit bureaucrate qui excelle dans son travail au sein de la God Incorporation. A la merci d’une chef de service autoritaire, Gabriel s’ennuie à mourir dans ce Paradis artificiel totalement aseptisé. Seul problème : il est déjà mort. Tout pourrait s’éclairer le jour où il rencontre la femme parfaite, qui ne semble pas insensible à son charme. Mais il reste encore un problème : la seule chose qui ne soit pas entièrement fausse à propos des anges, c’est bien qu’ils n’ont pas de sexe. Sous la menace constante des Anges Télépathes qui traquent les pensées impures, Gabriel va malgré lui se coincer l’auréole dans un engrenage infernal. Et pendant ce temps-là, sur Terre...
La presse en parle (déjà), la preuve :
« La bonne nouvelle, c’est que ce premier roman sera aussi sans doute le dernier »
Benoît XVI
« Je m’a bien marré»
Dieu
« L’avenir de la littérature française »
Tondeuse Magazine
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Bulletin de souscription disponible ici même en Jpeg (ou sur demande en PDF sur leseditionsbijouxdefamille@orange.fr). Livre disponible au prix de 8 euros, 3 euros de frais de port si nécessaire (si vous ne venez donc pas à cette soirée et si en plus vous refusez obstinément de rencontrer l'auteur de cette bouse qui pourrait pourtant vous faire économiser de l'argent en vous le remettant en main propre sur Bordeaux, où vous voulez, quand vous voulez - les bières sont pour vous). Il sera ensuite peut-être disponible à la Mauvaise Réputation et à Total Heaven si son auteur trouve le temps d'aller voir Urbs et Martial à un moment donné, ce qui n'est pas gagné vu son emploi du temps ultra chargé (les médias se l'arrachent).
Règlement par chèque (à l’ordre de Jonathan Hénault) ou espèce. Bon de commande à renvoyer aux
Editions Bijoux de Famille
23 rue des Faures - 33000 Bordeaux
dimanche 21 mars 2010
Dieu fume des cigarettes espagnoles
Vous aurez sans doute un peu de mal à me croire, et je ne vous en voudrais pas d’être un poil dubitatif sur la question, mais nous avons toutes les raisons de penser que contrairement à ce que nous disait Gainsbourg, Dieu est un fumeur de cigarettes de contrebande. D’ailleurs, si l’on en croit les plus éminents théologiens, il n’aurait jamais dit à ses apôtres « mangez, ceci est mon corps », mais bien « fume, c’est de la bonne ». Dieu est même un très gros fumeur, qui s’enfile allégrement ses deux paquets par jour... et il est beaucoup plus fréquent, croyez-le ou non, de voir Dieu fumer comme un pompier que de voir un pompier fumer comme un Dieu (sauf dans les rêves érotico-comiques les plus salaces d’Astrid Schuman, mais c’est une autre histoire). Les jours de gros nuages, il n’est pas totalement abscons de penser que Dieu vient de se taper un narguilé avec Saint Pierre, qui ne manque jamais lui non plus une occasion d’aller s’en griller une dans les toilettes plutôt que de garder les portes du Paradis, où il est théoriquement interdit de fumer depuis l’entrée en vigueur de la loi Evin. Dieu s’en fout, il est comme Judge Dredd, la loi, c’est lui. Et Dieu continue malgré tout de fumer ses quarante clopes quotidiennes sans craindre pour ses poumons. Dieu s’en fout de ça aussi, et vous savez bien pourquoi : le cancer, il est contre.
Dictionnaire impromptu : Jean-Paul Sartre
Jean-Paul Sartre15 avril 1980
Né à Paris en 1905, Jean-Paul Sartre perd son géniteur en 1906. Elevé conjointement par une mère catholique et un grand-père protestant, le jeune homme se retrouve d’emblée au centre du conflit de connards, et en gardera toute sa vie un goût prononcé pour la contestation, les oppositions de style et le débat d’idées... face à des théories qui le dérangent, jamais cet écrivain combatif ne pourra se résoudre à s’en laver les mains, fussent-elles sales.
Elève au Lycée de la Rochelle, Jean-Paul Sartre entre à l’ENA en 1924, y rencontre Simone de Beauvoir en 1925, entre en Simone de Beauvoir en 1926 et passe l’agrégation de philosophie en 1929 pour tenter de comprendre les raisons qui l’ont poussé dans cette impasse. Après son service militaire, il devient professeur de philo au Havre, part à Berlin étudier Heidegger tout en lisant énormément de romanciers américains et de polars bon marché, puis revient au Havre en 1934 pour y écrire « La Transcendance de l'Ego » et « Esquisse d'une théorie des émotions », plus proche de l’existentialisme allemand que des Experts à Miami.
Jean-Paul Sartre teste alors la mescaline, sans doute pour oublier Simone, et écrit en 1936 le génial Melancholia, refusé par Gallimard avant d’être publié en 1938 sous un autre nom, « La Nausée », comme quoi, la mescaline ne suffit pas pour faire oublier qu’on a poutré par inadvertance une romancière frigide aussi sexy qu’une porte cochère. Sartre écrit d’ailleurs « Le Mur » un an après, puis tout un tas de pièces aussi cruciales que « Les Mouches » ou « Huis Clos », sans oublier ses romans « L’âge de raison » et « Le Sursis ».
Nous sommes en 1945, Jean-Paul Sartre quitte l’enseignement, fonde la revue « Les Temps Modernes » et rejoint le Parti Communiste avant de créer le Rassemblement Démocratique Révolutionnaire, avec lequel il se prend un gros gadin. Cela n’empêchera pas Jean-Paul Sartre d’être de tous les combats et de toutes les guerres, s’élevant contre celle d’Indochine puis contre celle d’Algérie, s’engueulant pour la forme avec Albert Camus en 1952, publiant en 1960 sa « Critique de la raison dialectique » après un voyage à Cuba riche en coups du cigare (ça le change de la Beauvoir) et refusant en 1964 un prix Nobel de Littérature dont il n’a pas grand chose à foutre, préférant publier « Les Mots » la même année.
Les années 70 pointent, Jean-Paul Sartre subit coup sur coup deux attaques qui le laissent en vie mais presque aveugle, et doit cesser tous ses travaux en cours. Atteint d’urémie, il s’éteint le 15 avril 1980 à Paris d’un oedeme pulmonaire... 50.000 personnes descendront dans la rue pour suivre le cortège funèbre et rendre un dernier hommage à un des écrivains français les plus célèbres de tout les temps, dont ce jeune homme qui manquera le lycée pour ça, mais produira ce mot d’excuse joliment rédigé : « Pardonnez mon absence, mais j’étais à la manif contre la mort de Sartre ».
dimanche 14 mars 2010
Dieu est un chauffeur routier
Ca peut bien entendu vous sembler très étrange, et moi-même ça m’a bouleversé lorsque j’ai compris tout ce que cela impliquait, mais il semblerait bien qu’en réalité Dieu soit un chauffeur routier qui s’appelle Roger.Et ce n’est pas parce que Dieu est partout qu’il sait tout, c’est parce qu’il a une C.B dont il use et abuse à chaque fois qu’il croise un radar mobile. Lorsqu’il ne klaxonne pas les petites gonzesses en Renault 5 en faisant des appels de phare à ses potes qui arrivent en sens inverse, Dieu trompe l’ennui en doublant des camions espagnols à 87 km/h sur la voix de gauche histoire d’emmerder tout ces cons qui foncent sur lui à toute allure. Avec un peu de bol et quand la route est suffisamment détrempée, ça peut toujours déboucher sur un petit carambolage avec dix morts à la clé. Ca vaut pas une bonne épidémie de choléra, mais ça fait bien longtemps que Dieu a laissé tomber les épurations de masse. Quand Dieu est fatigué de tuer des gens pour le plaisir, il va se taper un bon steak frites au Buffalo Grill de l’aire de repos de Rougnoles-Sur-Gouffion. Puis il va pisser un bol, s’amuse une bonne dizaine de minutes avec le sèche-mains automatique et va se faire une petite sieste dans les herbes folles en pensant à tous ces guignols qui vont prier dans les églises pour aller au Paradis alors qu’il leur suffirait de prendre l’A80 et de sortir à trente bornes de Rodez pour tomber dessus.
Dictionnaire impromptu : Jesse Owens
James Cleveland Owens est né en 1913 à Oakville, petite ville de l’Alabama où, l’on a beau dire, comme dans le monde entier, il y a beaucoup moins de racistes que de sales négros paresseux uniquement bons à pousser les balles de cotons. C’est d’ailleurs de ce que fait son père, lorsqu’il ne participe pas le dimanche à des courses à pied contre ses copains esclaves. C’est lui qui tout naturellement donne à James le virus de la course, avec celui du sida et d’une quinzaine d’autres maladies vénériennes qui ne touchent heureusement que les noirs, mais c’est une autre histoire.Nous sommes en 1920, et la famille Owens déménage à Cleveland pour offrir un meilleur avenir à leurs enfants, ce qui est vraiment coton, pour le coup. C’est là que l’institutrice de James, qui ne le comprend pas quand il prononce ses initiales, décide de le renommer Jesse pour le bien de tous. C’est là aussi que Jesse Owens commence à courir pour la Junior High School de Bolton tout en travaillant comme livreur et comme manutentionnaire dans une usine de chaussures pour payer ses études. Il remporte ainsi 76 des 79 courses universitaires auxquelles il participe et égalise le record du monde de vitesse alors qu’il n’a que 17 ans. Naturellement sélectionné pour les championnats américains en 1935, il y bat tous les records malgré une chute dans l’escalier quelques jours avant, explose les records du 100 mètres, du 200 mètres, du 200 mètres haies et du saut en longueur en devenant le premier à franchir la barre des huit mètres.
Les Jeux Olympiques de 1936 se déroulent alors à Berlin, et Jesse Owens passe encore un cran dans la provocation en remportant quatre médailles d’or sous les yeux du chancelier Hitler qui refusera de venir le féliciter, sans doute vexé et sûrement un peu pressé d’aller jouer à gaze-mi gaze-moi avec Rosenthal et Cohen. Il est vrai que ce jour-là, Jesse Owen infligeait un sacré démenti aux thèses aryennes, même s’il venait dans le même temps renforcer la théorie mainte fois vérifiée qui veut que si les noirs courent plus vite, c’est à cause de leurs entraînements à s’enfuir quand la police arrive.
De retour aux Etats-Unis, Jesse Owens est accueilli comme un héros, mais un héros noir tout de même, donc toujours autant dépourvu de droits civiques. Il végète un peu, organise des spectacles dans lesquels il bat à la course des champions à qui il laisse un peu d’avance et même des chevaux, et finit par devenir disc jockey de jazz à Chicago. C’est là qu’il meurt et qu’il est enterré après s’être fait rattrapé le 31 mars 1980 par un cancer du poumon qui lui fait le coup du lièvre et de la tortue. Car c’est bien ça le problème avec le cancer : rien ne sert de courir, il faut mourir à point.
dimanche 7 mars 2010
Théorie Foireuse : Dieu est belge
Ca va peut-être vous surprendre, et moi même j’en suis resté considérablement retourné en apprenant cette nouvelle effroyable, mais il semblerait, à la lecture attentive de la Bible et du Pif Gadget n°137 (celui avec un coussin péteur en cadeau), que Dieu soit en réalité Belge.Comme Johnny Hallyday, si vous me permettez ce raccourci graveleux aux frontières de l’insoutenable, la seule différence étant qu’à notre connaissance, Dieu ne s’est encore jamais pris pour Johnny Hallyday. Et que surtout, lorsqu’il s’agit de Johnny, on a tout de suite beaucoup plus de mal à aimer son prochain. Disque. Dieu n’est donc pas musulman, Dieu n’est pas juif, Dieu est Belge. Une fois. Et même plutôt deux fois qu’une, si l’on en croit les nombreux témoignages d’amours passionnels qui recouvrent les murs diaphanes des églises flamandes où il fait bon traînasser entre deux bières à la terrasse d’un café d’Anvers et contre tout. Dieu est partout, et surtout en Belgique, pays de la diversité culturelle et de l’amour de l’autre, plat pays qui n’a de plat que le sobriquet et la géographie tant il regorge de merveilles qui ne peuvent décemment être que d’inspirations divines, à commencer par cet élément ultime sans lequel la vie ne serait rien, pas l’eau, non, ni le feu, l’air ou la terre, mais la frite. La gastronomie sans la frite, c’est comme un steak sans poivre ou un baiser sans moustache, ça n’a pas de sens, et c’est bien pour cela que la Belgique existe, et c’est bien pour cela que dans un de ses instants d’infinie sagesse, l’Eternel a dit « que la frite soit », et la Belgique fut. Tout ça pour dire que Dieu est Belge, et que ça lui va comme un Gand.
Dictionnaire impromptu : Léon Blum
Léon Blum Né le 9 avril 1872 à Paris, Léon Blum est envoyé au Lycée Henri IV, où il rencontre très vite André Gide, avec qui il crée un journal de poésie... cent ans plus tard, il aurait fait du tuning avec Steevy et taggé des murs avec M Pokora, et adieu les congés payés. Mais nous sommes en 1891. Léon Blum obtient coup sur coup sa licence de Lettres et sa licence de droit, puis est reçu comme auditeur au Conseil d’Etat alors qu’il n’a que 23 ans, tout en écrivant quelques critiques littéraires dans des revues parisiennes. La politique ne lui tombe réellement dessus qu’avec le début de l’affaire Dreyfus en 1894, juste avant qu’il ne rencontre Jean Jaurès, avec qui il fonde le journal L’Humanité en 1904.
En août 1914, Léon Blum devient chef de cabinet du socialiste Marcel Sembat, un très bon danseur, puis devient député de la Seine en 1919 et président du groupe parlementaire socialiste l’année d’après, à une époque où l’on n’associait pas encore le socialisme à une gauche caviar dirigée d’une main de fer dans un gant Mobalpa par la vierge du Poitou; L’année d’après, il refuse de s’associer le SFIO aux communistes de la III Internationale et se fait défoncer aux législatives par la montée de l’extrême droite. Du coup, en 1934, il se rapproche du PCF de Maurice Thorez et signe les accords du Front Populaire, qui leur permet de remporter les législatives de 1936 et voit Léon Blum devenir président du conseil, l’équivalent de notre président de la république actuel. C’est le temps de toutes les révolutions : Blum invite des femmes au gouvernement, alors qu’elles n’ont pas encore le droit de vote. Et puis surtout, les congés payés, la semaine de travail à quarante heures, l’obligation de scolarité jusqu’à 14 ans, l’établissement de conventions collectives et le droit ultime à deux matchs de foot par semaine.
Mais très vite, tout se gâte. Calomnié par l’extrême droite comme tout son gouvernement (Roger Salengro, son ministre de l’intérieur, ira même jusqu’à se suicider), et touché de plein fouet par un antisémitisme très à la mode à cette époque où la moustache faisait führer, Léon Blum est à la ramasse et remet sa démission en 1937. Très vite, c’est la guerre. Blum fait partie des 80 parlementaires qui votent contre l’attribution des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, et refuse de s’enfuir aux USA malgré l’invitation de Roosevelt. Arrêté par Vichy en septembre 1940, il est interné au château de Chazeron puis livré par Pierre Laval aux Nazis et déporté en mars 1943 à Buchenwald, dans une charmante petite maison forestière à 100 mètres du camp où, comme chacun le sait, sévissent alors ces petits détails de l’histoire qui en fait n’ont jamais vraiment existé, soyons bien d’accord. Son frère René Blum, fondateur du Ballet de l’opéra de Monte Carlo, finira lui en savon à Auschwitz, pendant que Léon Blum est emmené avec sa femme dans le Tyrol italien au moment où la guerre touche à sa fin. Il dirige pendant un mois le dernier gouvernement provisoire de la France, refuse un poste de ministre que lui propose De Gaule et se retire en 1947 dans sa maison de Jouy-en-Josas (à ne pas confondre avec Jouis en Josette, film pornographique belge de 1948) et meurt le 30 mars 1950 d'un infarctus, à l'âge de 77 ans.










